Le 7 septembre la rue doit se faire entendre; elle doit s'exprimer contre la casse systématique de toutes les avancées sociales. Dans un pays qui n'a jamais été aussi riche, qui voit s'enrichir les riches et s'appauvrir les autres. Mardi 7 septembre nous nous devons d'y être. Mardi 7 septembre, nous devons leurs faire admettre que cela n'a que trop duré. STOP ! Y'en a marre, et quand y'en à marre: y a malle et barre (à eux de choisir).
Il est temps d'abolir de nouveau les privilèges, ainsi qu'au 4 aout 1789 et de redonner au peuple le pouvoir que lui confère la démocratie républicaine, mais qui fut prématurément supprimée dès le 28 juillet 1794 avec la mort de Maximilien Robespierre et de centaines de jacobins.
Rappelons ici l'article 35 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 24 juin 1793: Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Voici un panel d'images à reproduire pour la manifestation du 07 septembre 2012, (celle de l'ORTS fut utilisée, en version contrastée, par les députés frondeurs dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.)













Pour plus d'images, dans la colonne de droite, cliquez sur dessins sous la rubrique Tags.
Pour finir, une photo avec l'offre d'emploi (parue dans la presse locale).

Tag - dessins
mercredi, 1 septembre 2010
07 septembre 2012
Par LutoPick le mercredi, 1 septembre 2010, 15:34 - Politique
mardi, 22 juin 2010
Boycotte 7 29
Par LutoPick le mardi, 22 juin 2010, 07:01 - Politique
Stephane Hessel, 95 ans, survivant de l’Holocauste, militant des droits de l’Homme, diplomate, l’un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, appelle au boycotte des produits "made in Israël".
Pour reconnaitre un produit made in Israël, c'est très simple, regardez les 3 premiers chiffres du code barre: 7 29
Source: Oulala.net

vendredi, 14 mai 2010
Répression abusive
Par LutoPick le vendredi, 14 mai 2010, 13:11 - savoir vivre
72% des Français considèrent que la répression routière a atteint son seuil d'intolérance et s'opposent à un durcissement de celle-ci
86% des Français affirment qu'une infraction routière, aussi grave soit-elle en dehors d'un accident, ne doit pas conduire en garde à vue (250 000 gardes à vues concerneraient des infractions routières)
72% des Français sont favorables à ce que les petits excès de vitesse ne soient pas sanctionnés par un retrait de point
57% des Français jugent que le gouvernement n'agit pas suffisamment pour améliorer la sécurité des deux roues motorisés sur les routes françaises en termes d'infrastructures routières
69% des Français considèrent que les deux-roues motorisés sont une solution pour désengorger les agglomérations
MotoNet.Com du 28 avril 2010
"Face à l'augmentation de la répression ciblée et au manque de résultats que nous constatons après dix mois de concertation, il nous semble désormais nécessaire de lancer un appel à la résistance aux usagers de deux-roues motorisés", tranche en conséquence la FFMC.
"Cet appel à la résistance des motards, scooteristes et motomobilistes sera notre mot d'ordre", poursuit l'association avec une emphase digne de l'Appel du 18 Juin ! Un parallèle d'autant plus saisissant que la FFMC a décidé de remettre ses revendications aux préfets en date du... 18 juin 2010 !

jeudi, 13 mai 2010
Augmentation de l'électricité en vue
Par LutoPick le jeudi, 13 mai 2010, 10:07 - Politique
Mercredi, lors d'une audition à huis clos devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Proglio aurait réclamé un tarif minimum de 42 euros par mégawatheure (MWh) pour couvrir les colossaux budgets engloutis par la nécessaire modernisation du parc nucléaire. Et selon les projections de la CRE, il faudrait relever les tarifs bleus (particuliers et petits professionnels) de 11,4% une fois la réforme votée, puis de 3,5% par an entre 2011 et 2025, pour atteindre ce tarif.
Chaque fois qu'il le peut, EDF tente d'obtenir du gouvernement une revalorisation de ses tarifs de vente, qu'il juge trop faibles. La rumeur d'une forte hausse précède souvent l'application d'une augmentation des prix, un peu moins élevée. En juillet 2009, l'ancien patron du groupe Pierre Gadonneix avait réclamé une hausse de prix de 20% sur 3 ans, ce qui lui avait coûté son poste. «Cette question va se reposer», avait-il prédit juste avant de quitter ses fonctions. En janvier, le quotidien Les Echos avait fait état de «projections internes» à EDF qui envisageaient une hausse des tarifs aux particuliers de l'ordre de 24% entre 2010 et 2015, une information démentie par EDF.
Mercredi soir, le ministère de l'Ecologie et de l'Energie a démenti «catégoriquement les rumeurs relatives aux tarifs de l'électricité». «Le gouvernement est responsable de la détermination des tarifs réglementés et nul autre n'a autorité aujourd’hui pour établir des orientations à ce sujet», affirme le communiqué de Jean-Louis Borloo.
Idem chez EDF, où l'on a affirmé que la loi Nome n'allait pas modifier les tarifs dans l'ampleur que projette la CRE.
Mais faut-il rappeler le fameux: "C'est clair, c'est simple et c'est net, il n'y aura pas de privatisation d'EDF-GDF." de Nicolas Sarkozy?


mercredi, 28 avril 2010
La pauvreté augmente
Par LutoPick le mercredi, 28 avril 2010, 12:22 - social
La pauvreté augmente nettement depuis 2005 chez les jeunes et les plus âgés.
L’évolution
Pour la première fois depuis de nombreuses années le nombre de personnes pauvres de plus de soixante ans augmente, et de façon non-négligeable : + 100 000 personnes entre 2005 et 2007, selon les données de l’Insee en utilisant le seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian. Une progression de 25 %. Le phénomène est plus connu, mais encore plus marqué, chez les jeunes : + 300 000 entre 2001 et 2007, soit une hausse de 27 %.
Il est trop tôt pour parler de mouvement de fond pour les plus âgés. La récession amorcée en 2008 a surtout pesé sur les plus jeunes, mais rien ne dit que la situation des seniors se soit améliorée. Depuis des années, les politiques publiques de lutte contre la pauvreté se concentrent sur le retour vers l’emploi, oubliant de fait les aînés. Le gouvernement a revalorisé le minimum vieillesse (709 euros en 2010), mais celui-ci demeure nettement sous le seuil de pauvreté (757 euros en 2007). Pour les moins de 30 ans, la dégradation est considérable. Compte tenu de la hausse du chômage, il est probable que le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté a encore progressé.
Voir l'article complet sur l'Observatoire des inégalités
dimanche, 18 avril 2010
Le partage des richesses
Par LutoPick le dimanche, 18 avril 2010, 12:11 - Politique
Le Cor (Conseil d'Orientation des Retraites) affirme même que la somme à trouver (pour l'équilibre des retraites en 2050) représentera au maximum 3% de la production de richesse pour dire que ce n’est rien, 3% ! Pas grand chose en tout cas. Quand les puissants ont déplacé en trente ans dix points de richesse produite des poches du travail vers celles du capital, comment peut-on dire que la manœuvre inverse, limitée à trois points et étalée sur quarante ans serait impossible ou ruinerait l’économie ?" Tata Parisot, pourquoi tu tousses ? Sans le spectre de la ruine des entreprises qu’elle brandit justement avec constance, la patronne du Medef n’a aucun argument. Et si l’on arrêtait définitivement d’écouter ses exhortations capitalistes décomplexées ? Mélenchon ramène la problématique sur le seul terrain pertinent, celui de la volonté politique.
"Il est urgent de ramener sans cesse le débat là où il est en réalité : à la question du partage des richesses, répète inlassablement le sénateur et eurodéputé. La seule question posée est celle de la part des richesses produites qui ira en salaires et celle qui ira au capital. Le modèle économique dans lequel, en 2050, 115 milliards d’euros seraient prélevés sur 3800 milliards produits est parfaitement viable. Il est même plus performant que celui qui prévoit d’enfoncer dans la pauvreté une part croissante de la population qui alors ne produit ni ne consomme. Pour ceux qui ne suivent pas le calcul et qui se laissent intimider, notons que cela laisse 1785 milliard de richesses supplémentaires par rapport à aujourd’hui à partager pour les profits, les salaires et les investissements et les cotisations sociales !" Eh bien voilà : dit comme ça, ce n’est plus si compliqué, et la situation ainsi mise en lumière est assurément loin de revêtir le caractère dramatique qu’on nous dépeint.
Lire l'article complet d'Olivier Bonnet sur son blog Plume de Presse et soutenons Jean-Luc Mélenchon.

samedi, 27 mars 2010
Enfonçons le bouchon
Par LutoPick le samedi, 27 mars 2010, 07:00 - Politique
samedi, 20 mars 2010
La TVA anti-sociale arrive !
Par LutoPick le samedi, 20 mars 2010, 10:50 - Politique
Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon:
Dans un entretien avec le « Figaro Magazine », Nicolas Sarkozy a ressuscité le projet de « TVA sociale » que l’on croyait enterrée depuis l’automne 2007. C’est le Figaro Magazine qui a pris l’initiative du thème avec cette question posée au Président :
« Avez-vous renoncé à votre idée de TVA sociale ? ».
Réponse de Sarkozy : « L’expression TVA sociale est incompréhensible et inadaptée. Le sujet est pourtant bien à l’ordre du jour. Il faut continuer à réfléchir au moyen de financer notre protection sociale autrement qu’en taxant le travail ». Preuve que cette annonce ne doit rien au hasard, elle a ensuite été immédiatement relayée par plusieurs parlementaires de la majorité. Ils sont cités dans « les Echos » du 15 mars. Ce sont les deux hommes pivots du débat budgétaire pour la droite dans les assemblées. Gille Carrez, le rapporteur UMP du budget à l’Assemblée a déclaré que « c’est une bonne chose de la remettre à l’ordre du jour ». Et Philippe Marini, le rapporteur UMP du budget au Sénat a ajouté : « une hausse mesurée de TVA serait tout à fait acceptable ». Ainsi, après avoir vidé les caisses de l’Etat en multipliant les baisses d’impôts pour les plus riches (bouclier fiscal, baisse des droits de succession, suppression de la taxe professionnelle, baisse de la TVA pour les restaurateurs), Nicolas Sarkozy s’apprêterait à augmenter la TVA sous couvert de meilleur financement de la protection sociale. Ca prouve qu’il ne lâche rien et que son histoire de « pause dans les réformes » est une bulle de savon médiatique.
En quoi cette TVA sociale est une brutale injustice ? Expliquons:
Le mécanisme de la TVA sociale consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages. Et, parmi les ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les revenus modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %.
La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse à mesure que le revenu augmente. C’est l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

jeudi, 18 mars 2010
Après le 21, le 27 mars 2010
Par LutoPick le jeudi, 18 mars 2010, 09:21
Puisque le gouvernement ne perçoit pas de sanction populaire dans les résultats des élections régionales, mobilisons-nous le 27 MARS 2010 pour lui dire:
Et là tu l'entends le mécontentement populaire ?!!!



Site No Sarkozy Day: http://www.no-sarkozy-day.fr/
mercredi, 10 mars 2010
Dany le ver
Par LutoPick le mercredi, 10 mars 2010, 11:17 - Politique
Selon Martine Billard (ex-membre des Verts) qui a rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, les orientations actuelles du parti écologiste s’éloignent chaque jour d’un programme social et clairement ancré à gauche, et ce sous l’impulsion d’un homme : Daniel Cohn-Bendit.
Dany le vert croque la pomme du capitalisme, et il ne faut pas compter sur lui pour une politique sociale, ni même anti-libérale; il l'a prouvé mainte fois en soutenant les orientations capitalistes au sein de l'hémicycle européen.
Morceaux choisis:
" Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché ", confesse Daniel Cohn-Bendit. La société est à ses yeux " inévitablement de marché ".
" Si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n’est pas scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne..."
L’ex-étudiant de Nanterre n’a rien contre le fait que les jeunes soient payés moins que le SMIC " si en échange d’un salaire réduit pendant trois ou quatre ans, on leur donne la garantie d’accéder ensuite à un emploi ordinaire "
" Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques (...) Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ".
" Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end ".
" la protection sociale doit « évoluer », la gauche défend une vision bloquée de la société ".
...
" Il est clair que sur certains sujets, comme les privatisations d’EDF ou des chemins de fer, la retraite par capitalisation, la concurrence et la sélection dans les universités, l’autonomie des établissements scolaires, Daniel Cohn-Bendit développe une approche libérale " Alain Madelin.
En somme, si l’on me permet cette comparaison publicitaire, Daniel Cohn-Bendit, c’est le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l’odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n’est pas de la rébellion ; c’est juste l’idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable.
D'après Sophie Divry de La décroissance.


mardi, 2 mars 2010
Pacte contre Hulot
Par LutoPick le mardi, 2 mars 2010, 07:00 - Ecologie
Le 1er juillet 2010, La Décroissance organise une grande manifestation à bicyclette pour aller remettre 10 000 signatures du « Pacte contre Hulot » à la Fondation Nicolas Hulot. Le cortège partira de la Fondation Nicolas Bertrand, 52 rue Crillon, Lyon 6e, et roulera à vélo jusqu'à Paris. Le voyage durera une semaine, l’occasion de recueillir les ultimes signatures. La manifestation se conclura à Boulogne-Billancourt où siège l'hélicologiste. Nous avons déjà réuni près de 9 000 signatures dans un silence médiatique quasiment complet. Aidez-nous à récolter les 1000 dernières signatures pour déclencher le départ de cette épopée contre le développement durable, la croissance verte et pour la décroissance et l'antiproductivisme. Tous les renseignements, les étapes, les conférences, bientôt sur ce site.
Que mille signatures fleurissent pour sauver la planète des écotartufes !

lundi, 22 février 2010
Total mépris = Total boycotte
Par LutoPick le lundi, 22 février 2010, 14:45 - Politique
vendredi, 19 février 2010
Sanofi de nous prendre pour des c.. !
Par LutoPick le vendredi, 19 février 2010, 09:29 - Politique
COMMUNIQUE PRESSE - FNIC CGT - COORDINATION SYNDICATS CGT SANOFI AVENTIS DU 13 02 2010 (via Plume de Presse)
Satisfaire aux exigences financières toujours plus élevées des actionnaires ne constitue pas une stratégie d’avenir pour une entreprise du médicament qui devrait se nourrir au contraire de l’innovation, de l’expertise et de l’investissement des femmes et des hommes qui y travaillent.
Avec un C.A. de 29,3 milliards € (+6,3%), dopé par les vaccins et un résultat net de 8,47 milliards € en forte augmentation de 17,9%, sanofi-aventis ne connaît pas la crise. Restructurer à tout va et supprimer 3000 emplois directs en France dont 1300 en recherche et développement, alors que le groupe fait 8,5 milliards € de bénéfice net est purement inacceptable.
Proposer une augmentation des dividendes aux actionnaires de 9,1 % alors que la Direction ne propose qu’une augmentation collective de 1,2%, c’est inacceptable. Sanofi comme son principal actionnaire Total applique la même stratégie, la rentabilité financière à court terme contre l’emploi.
Au lieu de participer à l’augmentation du chômage et au déficit des caisses de protection sociale par la baisse de la masse salariale, sanofi-aventis devrait maintenir et développer l’emploi.
Le gouvernement qui a reçu les délégations syndicales de sanofi-aventis reste à ce jour désespérément muet malgré l’urgence de la situation.
Ces derniers mois plusieurs milliers de salariés du groupe se sont fortement mobilisés pour exiger d’autres choix plus éthiques, plus sociaux et une autre répartition des richesses.

Les salariés, on s'en fout !
jeudi, 11 février 2010
Lutte
Par LutoPick le jeudi, 11 février 2010, 08:28 - Politique
Les PS, le Parti Sarkoziste et le Parti Socialiste, ne changeront rien à l'engagement capitaliste de notre pays. Or le capitalisme conforte la domination d'une classe privilégiée au dépend des autres. Le premier ménagera plus la chèvre que le chou, et vis et versa; mais tous deux contribuent à ce qu'une fracture (que ne dis-je: un abîme ?) existe entre une aristocratie et la plèbe.
Non, mes mots ne sont pas trop forts. Il s'agit bien d'un abîme qui existe entre ceux qui possèdent plusieurs maisons, un bateau, des voitures,... et ceux qui paient un loyer ou un crédit immobilier; entre celui qui dépense plus de deux millions d'euros l'an et celui qui trime pour un SMIC ou qui galère avec un RSA.
Non, mes mots ne sont pas trop forts. Plèbe exprime bien le mépris de ces politiques arrogants et déconnectés des réalités qui vendraient pères et mères pour une petite place au soleil.
Inutile d'être marxiste, léniniste ou stalinien pour constater cela !
Une alternative existe qui peut établir une justice sociale, sans pour cela, sombrer dans la dictature ou le nivellement par le bas.
Une alternative existe qui propose de discuter une échelle des valeurs, un revenu de solidarité,...
Partout dans le monde, le capitalisme s'effrite et semble avoir vécu ses heures de gloire.
Il existe une alternative saine au capitalisme. Donnons lui sa chance. Mobilisons-nous.

mercredi, 10 février 2010
Tu Cautionnes ou tu votes ?
Par LutoPick le mercredi, 10 février 2010, 07:00 - Politique
L'abstention va encore être le grand gagnant des futures élections régionales.
Et le gouvernement avec sa gouaille habituelle présentera les résultats comme un plébiscite pour sa politique impérialiste.
Il est primordial de motiver chacun à aller voter.
Ne pas voter c'est cautionner la politique en place.
jeudi, 4 février 2010
Le capitalisme créateur de pauvreté
Par LutoPick le jeudi, 4 février 2010, 07:00 - Politique
La France compte aujourd’hui plus de sept millions de personnes pauvres, selon les critères européens de pauvreté (60% du revenu médian: 910 euros de revenus par mois). Soit 13 % de la population.
La coexistence de la richesse et de la pauvreté dans une même société est paradoxale, mais ce n’est pas un mystère. Cela signifie que le régime économique sous lequel nous vivons ne fonctionne pas pour le bien de tous.
Il y a les anciens pauvres du « quart monde » ; vers le milieu des années 1980, on a commencé à parler des « nouveaux pauvres », dont la situation est liée au développement du chômage de masse ; et avec le nouveau siècle, on redécouvre les « travailleurs pauvres ».
Depuis une trentaine d’années, on observe d’importantes dégradations sociales telles que la précarisation du marché du travail et l’affaiblissement des systèmes de protection.
Dans cette spirale le RSA risque de renforcer le processus de précarisation du marché du travail. Il y aura désormais sur ce marché des individus « soldés », pour lesquels les employeurs se diront que, comme ces salariés touchent le RSA, ils peuvent bien leur proposer des contrats courts ou des emplois à temps très partiels, sans jamais chercher à améliorer la qualité de ces emplois.
Résultat, un certain nombre d’individus risquent de « s’installer », malgré eux, dans le RSA, ce qu’on reprochait à certains allocataires du RMI. Ces gens viendront grandir la masse d’individus situés en dessous du salariat, ce que j’ai appelé le « précariat ».
D'après Robert Castel sur l'Observatoire des inégalités.
13% de pauvres dans une société riche. 13%, ce n'est pas rien ! Voici ce que cela représente en image:

mercredi, 20 janvier 2010
Le lien
Par LutoPick le mercredi, 20 janvier 2010, 08:33 - Politique
Dans sa déclaration sur le tremblement de terre d’Haïti, le président américain Barak Obama a parlé de la « longue histoire qui lie (nos deux pays) ». Ni lui ni les médias américains ne se sont cependant montrés très enclins à regarder de près l’histoire de ces relations et son influence sur la catastrophe que doit actuellement affronter le peuple haïtien.
On présente comme une situation naturelle et même comme la faute des Haïtiens eux-mêmes l’état d’arriération et de pauvreté du pays ayant joué un rôle si important dans la multiplication des victimes.
(...)
Si l’administration Obama et le Pentagone réalisent les plans rapportés dans la presse de déployer un corps expéditionnaire de Marines à Haïti, ce sera la quatrième fois en quatre-vingt quinze ans que les forces armées américaines auront occupé cette nation appauvrie des Caraïbes. Cette fois-ci encore, l’objectif principal d’une telle opération militaire sera de défendre les intérêts des Etats-Unis et de se prémunir contre ce que le Times appelle la « propension à l’insurrection », plutôt que d’aider le peuple Haïtien.
La nature de ces relations remonte à la naissance d’Haïti en tant que première république noire indépendante en 1804 et qui fut le résultat d’une révolution d’esclaves dirigée par Toussaint Louverture et de la défaite ensuite d’une armée française envoyée par Napoléon.
Les classes dirigeantes du monde n’ont jamais pardonné à Haïti sa victoire révolutionnaire. Haïti fut soumise à un embargo international dirigé par les Etats-Unis qui craignaient que l’exemple haïtien n’aille inspirer une révolte similaire dans les Etats esclavagistes du Sud. Ce ne fut qu’avec la sécession du Sud et la Guerre civile que le Nord reconnut Haïti – quelque 60 ans après son indépendance.
Au début du vingtième siècle, Haïti passa sous la domination des Etats-Unis et des banques américaines, dont les intérêts furent défendus par l’envoi des Marines et une occupation de plus de 20 ans, maintenue au moyen d’une répression sanglante de la résistance haïtienne.
Les Marines ne quittèrent l’île qu’après avoir réalisé une « haïtianisation » - comme le New York Times l’appela à l’époque – de la guerre contre le peuple haïtien en construisant une armée vouée à la répression interne.
Par la suite, Washington appuya la dictature des Duvalier qui dura trente ans et commença avec l’arrivée au pouvoir de Papa Doc en 1957. Des milliers d’Haïtiens moururent aux mains de l’armée et des redoutés Tontons macoute mais l’impérialisme américain considérait cette dictature meurtrière comme un rempart contre le communisme et la révolution dans les Caraïbes.
Depuis les soulèvements de masse qui ont entraîné la chute des Duvalier en 1986, des gouvernements américains successifs, républicains comme démocrates, ont cherché à reconstituer un Etat satellite fiable et capable de défendre les marchés et les investissements de sociétés américaines, attirées par des salaires de famine, et la propriété et la richesse de l’élite dirigeante haïtienne. Cela voulait dire empêcher tout défi lancé à un ordre socio-économique maintenant 80 pour cent de la population dans une pauvreté extrême.
Cet effort continue à ce jour sous la tutelle de Bill et Hillary Clinton – respectivement représentant spécial des Nations Unies pour Haïti et secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis – et qui ont tous deux du sang haïtien sur les mains.
Washington a appuyé deux coups d’Etat et a par deux fois envoyé des troupes en Haïti ces vingt dernières années. Les deux coups d’Etat furent montés pour renverser Jean-Bertrand Aristide, le premier président haïtien à être élu par un vote populaire et sans l’approbation de Washington. Les coups d’Etat de 1994 et 2004 ont fait 13.000 victimes haïtiennes. Lors du renversement du gouvernement en 2004, Aristide fut transporté de force hors du pays par des agents américains.
Parce qu’ils avaient besoin des troupes en Irak, les Etats-Unis les ont retirées en 2004, déléguant le travail de répression à une force de maintien de la paix des Nations unies, forte de 9.000 soldats et placée sous la direction de l’armée brésilienne.
C’est là l’histoire réelle et continue qui « lie », selon la formule d’Obama, Haïti à l’impérialisme US et qui est principalement responsable des conditions terribles ayant fortement aggravé l’hécatombe due au tremblement de terre.
De Bill Van Auken sur WSWS.org via AlterInfo

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