Durant les 40 années de discussions à l’ONU sur l’environnement, les choses ne se sont pas améliorées, bien au contraire. Mais un incroyable tour de passe-passe a été réalisé : la responsabilité des Etats a été oubliée, celle des multinationales à été occultée, tandis que celle des individus a été stigmatisée. L’arbre cache la forêt.

Dans les sommets internationaux, personne ne tente d’évaluer le coût énergétique des guerres en Afghanistan et en Irak, incluant le pont aérien quotidien permettant de transporter la logistique des Etats-Unis au champ de bataille, y compris la ration du soldat. Personne ne mesure les surfaces habitables contaminées par les munitions à uranium appauvri, des Balkans à la Somalie, en passant par le Grand Moyen-Orient. Personne n’évoque les surfaces agricoles détruites par les fumigations dans le cadre de la guerre aux drogues, en Amérique latine ou en Asie centrale ; ni celles stérilisées par les épandages d’agent orange, de la jungle vietnamienne aux palmeraies irakiennes.

Jusqu’à la conférence de Cochabamba, la conscience collective a oublié l’évidence que les principales atteintes à l’environnement ne sont pas la conséquence de modes de vie particuliers, ni de l’industrie civile, mais des guerres entreprises pour permettre aux multinationales d’exploiter les ressources naturelles, et de l’exploitation sans scrupule de ces ressources par ces multinationales pour alimenter les armées impériales.

Texte de Thierry Meyssan à lire dans son intégralité sur VoltaireNet.org