Dany le ver
Par LutoPick le mercredi, 10 mars 2010, 11:17 - Politique - Lien permanent
Selon Martine Billard (ex-membre des Verts) qui a rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, les orientations actuelles du parti écologiste s’éloignent chaque jour d’un programme social et clairement ancré à gauche, et ce sous l’impulsion d’un homme : Daniel Cohn-Bendit.
Dany le vert croque la pomme du capitalisme, et il ne faut pas compter sur lui pour une politique sociale, ni même anti-libérale; il l'a prouvé mainte fois en soutenant les orientations capitalistes au sein de l'hémicycle européen.
Morceaux choisis:
" Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché ", confesse Daniel Cohn-Bendit. La société est à ses yeux " inévitablement de marché ".
" Si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n’est pas scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne..."
L’ex-étudiant de Nanterre n’a rien contre le fait que les jeunes soient payés moins que le SMIC " si en échange d’un salaire réduit pendant trois ou quatre ans, on leur donne la garantie d’accéder ensuite à un emploi ordinaire "
" Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques (...) Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ".
" Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end ".
" la protection sociale doit « évoluer », la gauche défend une vision bloquée de la société ".
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" Il est clair que sur certains sujets, comme les privatisations d’EDF ou des chemins de fer, la retraite par capitalisation, la concurrence et la sélection dans les universités, l’autonomie des établissements scolaires, Daniel Cohn-Bendit développe une approche libérale " Alain Madelin.
En somme, si l’on me permet cette comparaison publicitaire, Daniel Cohn-Bendit, c’est le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l’odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n’est pas de la rébellion ; c’est juste l’idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable.
D'après Sophie Divry de La décroissance.


