Le capitalisme créateur de pauvreté
Par LutoPick le jeudi, 4 février 2010, 07:00 - Politique - Lien permanent
La France compte aujourd’hui plus de sept millions de personnes pauvres, selon les critères européens de pauvreté (60% du revenu médian: 910 euros de revenus par mois). Soit 13 % de la population.
La coexistence de la richesse et de la pauvreté dans une même société est paradoxale, mais ce n’est pas un mystère. Cela signifie que le régime économique sous lequel nous vivons ne fonctionne pas pour le bien de tous.
Il y a les anciens pauvres du « quart monde » ; vers le milieu des années 1980, on a commencé à parler des « nouveaux pauvres », dont la situation est liée au développement du chômage de masse ; et avec le nouveau siècle, on redécouvre les « travailleurs pauvres ».
Depuis une trentaine d’années, on observe d’importantes dégradations sociales telles que la précarisation du marché du travail et l’affaiblissement des systèmes de protection.
Dans cette spirale le RSA risque de renforcer le processus de précarisation du marché du travail. Il y aura désormais sur ce marché des individus « soldés », pour lesquels les employeurs se diront que, comme ces salariés touchent le RSA, ils peuvent bien leur proposer des contrats courts ou des emplois à temps très partiels, sans jamais chercher à améliorer la qualité de ces emplois.
Résultat, un certain nombre d’individus risquent de « s’installer », malgré eux, dans le RSA, ce qu’on reprochait à certains allocataires du RMI. Ces gens viendront grandir la masse d’individus situés en dessous du salariat, ce que j’ai appelé le « précariat ».
D'après Robert Castel sur l'Observatoire des inégalités.
13% de pauvres dans une société riche. 13%, ce n'est pas rien ! Voici ce que cela représente en image:

