Souvenons-nous: "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel."
C'était en septembre dernier, ces mots prononcés par Nicolas Sarközy, bafouant la présomption d'innocence au sujet de l'affaire Clearstream avaient fait débat. Mais l'homme est un habitué, il avait bafoué celle d'Yvan Colonna il y a quelques temps. Il est pourtant avocat !
Aujourd'hui, Nicolas Sarközy récidive, en déclarant, grand saigneur : "j’annonce que je ne ferai pas appel de la décision du Tribunal correctionnel."
Seulement voilà, en tant que partie civile, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ne peut pas faire appel de cette décision de relaxe. L'article 497 du code de procédure pénale précise que, en matière correctionnelle, seul le parquet et les personnes condamnées sont en droit de le faire. La partie civile peut faire appel «quant à ses intérêts civils seulement», dixit la loi, que ne peut ignorer un avocat comme Notre Grand Manipulateur.

Ce matin, le parquet fait appel, et il est absolument impossible qu’une décision d’un tel impact politique ait pu être prise sans l’assentiment du château, serait-ce là une belle manoeuvre de Nicolas Sarközy pour ménager l'électorat Villepiniste ?