Le coeur du capitalisme
Par LutoPick le vendredi, 15 janvier 2010, 09:29 - Politique - Lien permanent
Des gens fortunés multiplient leur fortune en bourse, en vendant des actions avant même de les avoir achetées. Sachant que le prix de l'action en question va chuter à court terme, ils en vendent une certaine quantité au prix actuel et ils ne l'achèteront que quand le prix de l'action aura effectivement chuté. Si, si, à la bourse, c'est possible.
Aujourd'hui, l'un d'eux, James Chanos qui a fait fortune en prévoyant la chute d'Enron, achète des actions en quantité sur le marché chinois en prévision d'un crack de celui-ci, qui représenterait au moins mille fois le crack de Dubaï. Et un séisme financier en Chine, ça peut faire de très gros dégâts.
Une catastrophe n'arrivant jamais seule, le New-York Times vient de révéler les agissements pitoyables et condamnables de la "fameuse" banque Goldman Sachs qui proposait à ses clients des produits pourris pendant qu'elle les jouait à la baisse. Les clients acquéraient des actifs pourris que la banque était en train de revendre, ramassant au passage un petit pactole (le beurre + l'argent du beurre). Et pour que l'opération soit plus efficace, Goldman Sachs soudoie des agences de notation pour l'attribution de notes élevées aux produits pourris concoctés par elle-même (+ la crémière).
C'est un e-mail de Thomas C. Mazarakis, le chef des stratégies d'investissement de Goldman Sachs, destiné à dégager la firme de toute responsabilité, qui est à l'origine de l'ouverture d'une enquête de la police de la bourse américaine (SEC).
On comprend comment les bonus peuvent atteindre des sommets (21 milliards) ! Mais il est difficile de comprendre pourquoi tout ceci tourne encore.
J'ai comme l'impression que... la crise ne fait que commencer.
D'après Warrant Marrant