La Cruauté élevée au rang de patrimoine culturel français
Par LutoPick le vendredi, 11 décembre 2009, 09:29 - savoir vivre - Lien permanent
Le gavage est interdit dans 12 pays de l'Union européenne. Le parlement français, lui, a voté une loi stipulant que le foie gras fait partie du « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France », résultat d'un travail de lobbying de la filière. Pourtant, d'après un sondage commandé par L214 et la SNDA, 44% des personnes interrogées sont favorables à l'interdiction du gavage. Les femmes et les jeunes sont même une majorité à être favorables à cette interdiction.
En France, chaque année, durant deux semaines, quelque 37 MILLIONS de canards et 700 000 oies subissent le gavage. La plupart sont enfermés dans de minuscules cages dans lesquelles ils ne peuvent pas se tenir debout correctement, ni se retourner, ni étendre leurs ailes, ni se baigner, négation même de leur état d’animaux aquatiques. Seuls les canards mâles sont gavés. Les canetons femelles sont généralement gazées ou broyées dans les couvoirs quelques heures après leur naissance.
La France produit 76% du foie gras mondial.
Comment peut-on encore faire passer pour une tradition de savoir-vivre une coutume barbare qui consiste à enfoncer dans la gorge d'un animal encagé l'embout d'un entonnoir ou d'une pompe pneumatique ?


Pour vous régaler au réveillon, voici une Solution végétale.
Pour lutter contre le "carnivorisme", des solutions simples existent, le commerce végétarien se développe, il y a certainement un super marché spécialisé près de chez-vous, osez franchir le pas.

Commentaires
L'élevage des cochons dans les porcheries est tout aussi ignoble!
Non au gavage, et non aux porcheries industrielles!
Vive le foin et l'espace pour les animaux. C'est pas pour rien que les éleveurs élèvent "à part" des bêtes pour leur propre consommation.
De l'Ethique dans ce monde infame et vite!
il y a quelques 20 ans, j'ai participé au gavage manuel des canards dans une toute petite ferme. Il faut reconnaître que les canards étaient privés de promenade, mais je dois vous dire, qu'à ma grande surprise, ils se lissaient les ailes et avaient l'air assez satisfaits après le gavage (mais qui suis-je pour apprécier la satisfaction d'un canard !). Je n'ai pas été surprise quand on m'a dit que cette hypertrophie du foie correspondait à une capacité naturelle de stockage avant les grandes migrations... je n'ai cependant pas trouvé cela très amusant, et je n'ai pas été volontaire pour l'année suivante. Pour cause de pauvreté, je n'ai pas mangé de foie gras depuis au moins 10 ans - j'aime presque autant le foie de morue sur une tartine grillée (pas trop souvent !). Est-ce qu'une production artisanale douce pourrait permettre à tout le monde de manger du foie gras une fois tout les dix ans sans mettre en péril l'équilibre écologique ?
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le gavage ne s'apparente-t-il pas aussi à la façon dont les parents oiseaux nourrissent souvent leurs petits ?
@ vieille dame:
Contrairement à ce qu'on lui impose en période de gavage, l'engraissement naturel d'un oiseau avant une migration reste modéré afin de ne pas l'alourdir trop, et de le garder en bonne santé pour le vol.
De plus, pour les palmipèdes qui s'engraissent naturellement avant la migration, le stockage des graisses s'effectue pour l'essentiel dans les tissus périphériques (sous la peau, une bonne partie au niveau de la poitrine), mais pas dans le foie. En gavage pour le foie gras, si les graisses s'accumulent dans le foie, c'est que les quantités ingérées de force sont telles que les graisses produites par le foie ne peuvent plus être acheminées aux tissus périphériques par les mécanismes naturels de transport qui, débordés, laissent les graisses s'accumuler dans le foie.
Pourtant, les promoteurs du foie gras, peut-être à court d’arguments, continuent d’affirmer que le gavage et la fabrication du foie gras sont « naturels », parce qu’ils ne feraient que copier un phénomène naturel.
En revanche, il est naturel que des scientifiques jugent inacceptable qu’il soit fait référence au stockage physiologique normal chez le migrateur, pour tenter de justifier une suralimentation forcée, contraire aux besoins alimentaires des palmipèdes et aboutissant à une surcharge du foie en graisses, considérable et anormale.