Exemple à suivre
Par LutoPick le mardi, 1 décembre 2009, 10:38 - Politique - Lien permanent
C'est la crise ! Pour les entreprises capitalistes la solution est simple: elles diminuent la production et elles licencient.
Chez SIDOR, au Vénézuela, la première entreprise sidérurgique d’Amérique Latine, nationalisée il y a un an et demi, la gestion socialiste et bolivarienne n'a pas licencié un seul de ses 11 000 ouvriers, ni même diminué les bénéfices sociaux. Et l'entreprise a un bilan positif malgré le sabotage du 7 juin dernier qui la paralysa pendant 28 jours. “Ce n’est pas un hasard” déclare Jesús Pino, coordinateur du Front révolutionnaire des Travailleurs Sidérurgiques (FRTS) “ceux qui ont fait ça connaissaient bien les points névralgiques de l’aciérie, et voulaient avec cet acte déclencher des conflits de grande ampleur dans l’usine”. Cependant, en même temps que le centre électrique était réparé, une nouvelle usine automatisée, avec de meilleures conditions de travail pour les ouvriers, moins exposés à la matière en fusion, a été installée en un temps record avec des “technologies locales”, sans participation de personnes extérieures à l’entreprise. La production a ainsi pu retrouver son rythme rapidement.
Mais les travailleurs de SIDOR ont maintenu leur situation sociale et leurs avantages sociaux ainsi qu’un investissement constant pour améliorer les conditions de travail fort délaissées sous l'ancien régime capitaliste.
Une des réussites sociales de cette année est que l’usine de sidérurgie a créé le plan stratégique “Ferresidor” mécanisme de distribution de fer, acier et matériaux de construction de tout type pour l’élaboration et la réparation des logements domestiques à un prix 40% moins élevé que celui du marché. Qui permet de maintenir la production tout en profitant au peuple.
Comme quoi, les solutions alternatives aux licenciements existent bel et bien.
Chapeau Monsieur Chavez !
Source: Le Grand Soir

Commentaires
Hugo Chavez, Président du Venezuela a posé un ultimatum aux banquiers qui choisissent, là-bas comme ici, de se gaver et d’enrichir leurs amis du gotha, qu’il s’appellent actionnaires, patrons, politicards ou médiacrates.
« Je dis aux banquiers privés du pays ’celui qui fait un écart, je lui retire sa banque, quelle que soit sa taille », a-t-il déclaré le 29 novembre 2009 durant l’émission télévisuelle Alo Presidente où il intervient chaque mois.
Sa décision s’appuie sur la conviction, en substance, que les banques doivent en premier lieu servir les intérêts de l’ensemble du peuple vénézuélien plutôt qu’enfler quelques fortunes déjà choquantes.
cf.: http://www.oulala.net/Portail/spip....