Paul Krugman (prix Nobel d'économie 2008) annonce que la crise bancaire n'est pas terminée:

Aussi scandaleux soient-ils, les mirobolants bonus qui ont fait les gros titres la semaine dernière ne doivent pas faire perdre de vue les fondamentaux, avertit Krugman. Les banques d’affaires, dont l’emblématique Goldman Sachs, ont apparemment tiré leur épingle du jeu au troisième trimestre en spéculant grâce aux fonds publics, mais les banques du secteur qui compte vraiment pour l’activité économique, celui du crédit, vont à nouveau mal. Si elles avaient réussi à échapper à la nationalisation au premier semestre en affichant des bénéfices grâce à des jongleries comptables, la réalité de la crise profonde que traversent les Etats-Unis les rattrape aujourd’hui, et Citigroup comme Bank of America ont à nouveau annoncé des pertes. Cette fragilité structurelle d’un secteur indispensable à une reprise économique compromet la reprise, avertit Krugman, qui rappelle par ailleurs que les questions de fond ne sont toujours pas réglées. En l’absence d’une réforme de la finance, les banquiers vont continuer à utiliser cette recette qui leur a si bien réussi jusqu’alors : profits privés, pertes publiques.

Source: ContreInfo