Les différences de rémunération entre les salariés se sont véritablement distendues. L’économiste Camille Landais rappelle dans un article des Echos qu’entre 1998 et 2005 en France, les 0,1% les plus riches avaient vus leurs salaires monter de près de 30% contre une hausse de seulement 3% pour les 90% des salariés les moins payés.

Jean-Marc Vittori (dans “l’ère des patrons à un dollar”, les Echos, 9 décembre 2008) démontre cette distanciation des salaires qui s’est créé au cours de l’histoire entre les riches et les pauvres :
“Platon proposait un écart de 1 à 4 entre les riches et les pauvres.
A la fin du 19ème siècle, le banquier John Pierpont Morgan soutenait que l’écart des salaires entre les employés de base et le dirigeant d’une entreprise devait aller de 1 à 20.
Henry Ford avait placé la fourchette de 1 à 40….
Mais à partir des années 1980, l’histoire change…. Aux Etats-Unis, l’écart va de 1 à 500 en 2000 et monte parfois de un à plusieurs milliers dans les années suivantes.”
Nous devons obtenir un écart des revenus fixé par l'état, qui permettrait d'augmenter le revenu minimum avec les surplus des revenus maximum, impliquant de fait l'augmentation du revenu maximum autorisé.

Indécence