"On ne peut pas accepter que des enfants qui n'ont rien à se reprocher soient ainsi collés contre le mur. Qu'on les fasse descendre en file indienne des bus et qu'on les expose ainsi aux chiens. Et le pire, c'est que de telles pratiques puissent être finalement banalisées "

détestable vision

Ces mots sont de Daniel Guichard, tout comme la photo qui accompagne ce billet, il l'a prise avec son téléphone portable aux portes du collège de Vendres près de Bézier (Hérault) quand il accompagnait ses enfants. Depuis, il ne décolère pas, il a saisi les autorités et il a écrit à Nicolas Sarközy. Et il a commencé à enquêter. « Les premiers éléments recueillis montrent que de telles opérations se sont déjà produites, à plusieurs reprises ces dernières années dans différents établissements du secteur.
Au moment des faits, le groupement de l'Hérault avait indiqué que « tout s'est déroulé dans un cadre légal et justifié » en avançant des suspicions de fumette de cannabis dans le secteur. Daniel Guichard, choqué, rapproche l'événement de Vendres de celui qui avait suscité la polémique en novembre dernier à Marciac dans le Gers.
Pourtant, après l’affaire de Marciac en novembre, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, avait envoyé une circulaire aux préfets, expliquant qu’il ne fallait pas confondre les actions de prévention "pertinentes et efficaces" et "des opérations de contrôle entrant dans un cadre judiciaire, sous l’autorité du procureur". Exactement ce que vient de faire celui de Pau !
Le chanteur réfute totalement l'idée selon laquelle cette opération pouvait être considérée comme un élément de sensibilisation des jeunes scolaires. Il souhaite l'abandon définitif de ce type de procédure judiciaire qui n'a pas permis d'aboutir à une interpellation alors que seuls les élèves qui se trouvaient dans les autocars étaient visés.

Ce genre de manifestation policière ne peut qu'être incitatrice d'une vision détestable de l'autorité et ne pas favoriser le lien entre la police et les jeunes.
Si de tels actes se produisent par chez-vous, n'hésitez pas à le faire savoir au plus grand nombre, et à agir par tous les moyens dont vous disposez pour les dénoncer.

On se croirait sous l'occupation, l'ambiance nationale devient détestable!

Inspiré des billets de Plume de Presse et de CNR Midi-Pyrénées, merci à eux.