il devient chaque jour plus difficile de travailler en milieu hospitalier car les effectifs et les moyens manquent.
Savez-vous que l'état doit 23 millions d'heures supplémentaires effectuées par le personnel hospitalier, et qu'il ne les paie pas!
Face à ce constat, qui voudrait faire une heure supplémentaire de plus? Travaillez plus sans rien gagner, voilà le lot quotidien des personnels hospitalier dévoués. Et le travail demandé est chaque jour plus ingrat car chaque jour un peu moins peaufiner, voire un peu bâclé; les effectifs sont en manque (et vous en êtes consciente Madame Bachelot!), les soins et le service apportés aux patients s'en ressentent. Pour Gérard Vincent, ancien directeur des hôpitaux: "L'hôpital public n'a plus assez d'argent pour rémunérer son personnel" et pour Patrick Peloux, président de l'association des médecins urgentistes, le constat est plus grave encore:"la sécurité des patients n'est plus assurée partout dans les hôpitaux de France".
Mais le gouvernement s'en fout! Son soucis est d'offrir le marché de la santé à des sociétés privées; comme il le fait pour la justice, la police, la poste et l'éducation.
Voilà la société que vous élabore le gouvernement ultra-libéral du citoyen Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa. Si ce modèle vous convient, alors rester chez-vous le 29 janvier et profitez du programme de télé-Sarko.
Mais si ce modèle vous fait froid dans le dos, et si vous voulez agir pour défendre nos valeurs républicaines: Liberté, Egalité et Fraternité, alors sortez dans la rue le jeudi 29 janvier, jour de grève interprofessionnelle nationale, au nom de la défense de l'emploi privé et public, la lutte contre la précarité et les dérèglementations économiques et sociales, et la défense du cadre collectif et solidaire de la protection sociale. Le jeudi 29 janvier 2009 faisons mentir le citoyen Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa lorsqu'il disait avec arrogance, au Conseil National de l'UMP: "Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit".