(...) Maintenant que la crise touche la société et l’économie réelle, il nous faut des programmes d’urgence pour en diminuer les conséquences sur la société et l’économie réelle.

Vu la profondeur de la crise, des opérations de renflouement sont peut-être inévitables si l’on veut éviter l’effondrement total du système financier. Cependant, ces opérations doivent être menées avec des conditions très strictes, sans aucun risque de dérapage moral. Si elles ont lieu en dehors de toute nationalisation, il faut que leur coût (principal et intérêts) soit remboursé par les actionnaires. Si ce n’est pas possible, l’État acquiert des parts ou nationalise complètement l’entreprise.

Les coûts globaux des injections de liquidités, renflouages et mesures de sauvegarde doivent être supportés par ceux qui sont responsables de la crise et ont amassé des fortunes. C’est pourquoi il faut créer un fonds spécial de crise dans tous les pays. Il sera alimenté par une imposition exceptionnelle sur tous les revenus mobiliers dépassant 50 000 euros et un impôt supplémentaire de 1% sur tous les bénéfices d’entreprises financières.

Une partie de ce fonds doit être utilisée pour aider les pays pauvres qui subissent le contrecoup de la crise et sont touchés par la crise alimentaire et celle des prix des matières premières.

De plus, des investissements publics considérables doivent être consentis pour des infrastructures sociales, l’enseignement, la culture et l’environnement car ces secteurs ont souffert d’un sous-investissement chronique, sont porteurs d’emplois et favorables au développement durable. (...)

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