Le mensonge assermenté
Par LutoPick le lundi, 29 septembre 2008, 16:18 - Politique - Lien permanent
2 relaxes peu ordinaires (repérées par Plume de presse): Maria Vuillet et Rodolphe Juge, tous deux accusés par des fonctionnaires de l'état, Madame accusée par un sous-préfet (rien que ça) et Monsieur par deux policiers (tout de même). Dans les deux affaires, le juge a demandé la relaxe pure et simple, devant l'absence de preuve (pour les policiers) et le mensonge avéré (pour le sous-préfet).
Aujourd'hui la justice a pu s'exprimer, mais pour deux cas heureux, combien de cas finissent mal? Combien de cas où la justice se heurte au mensonge assermenté? Difficile pour un citoyen lambda de se défendre face à un citoyen assermenté.
Les magistrats reconnaissent que de telles affaires entraînent des audiences délicates, qui ne se terminent par une relaxe, que dans moins de 5% des cas. Et comme il était à craindre, depuis l'avénement de Sarko 1er, le nombre de ce type de poursuites, pour gestes ou paroles déplacées à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, a explosé.
Comment remédier à ce mal qui gangréne? Peut-être en dépénalisant le délit d'outrage, tout simplement.
Sur le sujet, je ne saurais que vous conseiller de lire Romain Dunand et Jean Jacques Reboux "Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage".
