Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

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lundi, 15 février 2010

Jean Ferrat

Jean Ferrat, l'auteur engagé de ces mots:
"...Celle qui construisit, de ses mains, vos usines
Celle dont Monsieur Thiers a dit : "Qu'on la fusille !..."
dans Ma France en 1969.
Mais aussi de ceux-ci:
"...Ah ils nous en ont fait avaler des couleuvres
De Prague à Budapest de Sofia à Moscou
Les staliniens zélés qui mettaient tout en œuvre
Pour vous faire signer les aveux les plus fous..."
dans Le Bilan en 1980.

Jean Ferrat revient sur le terrain politique. Ancien militant communiste, le chanteur, qui s'est installé depuis quelques années en Ardèche, s'engage auprès du Front de gauche pour les régionales de mars prochain. Le mouvement présente dans ses listes plusieurs leaders syndicaux, dont Pierre Piccarreta, fer de lance de la fronde des Caterpillar à Grenoble, avec le soutien de Jean Ferrat.

La force de la France c'est l'esprit des lumières, cette petite flamme au coeur du monde entier, qui éclaire toujours les peuples en colère en quête de justice et de la liberté.

Tous avec Jean Ferrat, derrière le Front de Gauche !

samedi, 13 février 2010

La confiance

Une équipe du Centre de Recherche Politique de Sciences Po (CEVIPOF), a mis en place une enquête intitulée « Baromètre CEVIPOF de la confiance politique » et a demandé à TNS Sofres de réaliser la 1re vague de ce baromètre. Cette enquête se propose de mesurer les dimensions de la confiance en regard des pratiques politiques. Le Baromètre de la confiance politique se poursuivra périodiquement jusqu’au printemps électoral de 2012, et audelà.

Il s’exprime à travers ce sondage une défiance très forte envers les partis politiques (76% des répondants n’ont pas confiance dans les partis politiques), les institutions nationales, qu’il s’agisse de l’Assemblée Nationale (64%), de la fonction présidentielle (65%) ou du gouvernement (68%), et les organisations supranationales (61% de défiance envers l’OMC, 67% envers les grandes conférences internationales comme le G20). Les personnalités politiques nationales ne sont pas en reste, notamment le Premier ministre (58% de jugements négatifs) et plus encore le Président de la République (64% de jugements négatifs).
Cette défiance que les Français expriment envers leurs politiques et les institutions qu’ils représentent s’étend également aux médias (72% de défiance), aux banques (63%) et plus légèrement aux grandes entreprises privées (55%) et aux syndicats (52%).

Alors que 62% des français estiment que l’Etat doit prendre aux riches pour donner aux pauvres pour établir la justice sociale.

Ainsi, au lieu de parler de crise de confiance envers les politiques en particulier, il pourrait sembler plus juste de parler de crise envers les élites, les pouvoirs, qui englobent à la fois les institutions politiques nationales, les hommes politiques nationaux, les grandes entreprises, les médias, les partis politiques. Il y a une fracture, un fossé entre deux mondes; comme sous une monarchie, ou un empire.

Les 62% de français qui veulent que l'Etat prennent aux riches pour donner aux pauvres, qui veulent donc de l'équité, doivent comprendre que les défenseurs du capitalisme que sont l'UMP et le PS ne leurs donneront JAMAIS satisfaction. Seul le Front de Gauche osera marcher dans ce sens.

Pour instaurer le Respect, l'Equité et la Solidarité dans notre pays, soutenons le Front de Gauche.

jeudi, 11 février 2010

Lutte

Les PS, le Parti Sarkoziste et le Parti Socialiste, ne changeront rien à l'engagement capitaliste de notre pays. Or le capitalisme conforte la domination d'une classe privilégiée au dépend des autres. Le premier ménagera plus la chèvre que le chou, et vis et versa; mais tous deux contribuent à ce qu'une fracture (que ne dis-je: un abîme ?) existe entre une aristocratie et la plèbe.

Non, mes mots ne sont pas trop forts. Il s'agit bien d'un abîme qui existe entre ceux qui possèdent plusieurs maisons, un bateau, des voitures,... et ceux qui paient un loyer ou un crédit immobilier; entre celui qui dépense plus de deux millions d'euros l'an et celui qui trime pour un SMIC ou qui galère avec un RSA.

Non, mes mots ne sont pas trop forts. Plèbe exprime bien le mépris de ces politiques arrogants et déconnectés des réalités qui vendraient pères et mères pour une petite place au soleil.

Inutile d'être marxiste, léniniste ou stalinien pour constater cela !

Une alternative existe qui peut établir une justice sociale, sans pour cela, sombrer dans la dictature ou le nivellement par le bas.

Une alternative existe qui propose de discuter une échelle des valeurs, un revenu de solidarité,...

Partout dans le monde, le capitalisme s'effrite et semble avoir vécu ses heures de gloire.

Il existe une alternative saine au capitalisme. Donnons lui sa chance. Mobilisons-nous.

avec le Parti de Gauche

mercredi, 10 février 2010

Tu Cautionnes ou tu votes ?

L'abstention va encore être le grand gagnant des futures élections régionales.

Et le gouvernement avec sa gouaille habituelle présentera les résultats comme un plébiscite pour sa politique impérialiste.

Il est primordial de motiver chacun à aller voter.

Ne pas voter c'est cautionner la politique en place.

voter c'est choisir, s'abstenir c'est cautionner

mardi, 9 février 2010

Hold-up d'Etat

Une fois encore, c'est Napakatbra du site les mots ont un sens qui nous offre une perle:

Cinq à six milliards d'euros vont être siphonnés de la caisse de retraite des salariés du privé pour être refourgués à l'Ircantec, le régime des fonctionnaires contractuels et des élus locaux. La raison ? Le changement de statut de La Poste. Un véritable hold-up d'Etat orchestré de main de maître par Christian Estrosi.

La Poste a changé de statut. Et ses employés contractuels, qui dépendaient jusqu'ici de l'Ircantec, relèveront désormais du régime commun des salariés du privé : l'Arrco-Agirc. Conséquence : les futurs embauchés de La Poste devront s'acquitter de cotisations plus élevées que celles de leurs collègues pour, plus tard à l'heure de la quille, toucher des pensions plus faibles. Un gros mensonge du gouvernement qui a toujours affirmé que le changement de statut ne changerait rien pour les employés de La Poste. Mais c'est presque un détail...

Cinq à six milliards d'euros

Car l'Ircantec, dont La Poste représente un tiers des adhérents, se plaint de la diminution attendue de ses recettes. Moins de nouveaux cotisants, plus d'anciens partant à la retraite... forcément. Le manque à gagner est estimé à cinq ou six milliards d'euros, calculé sur... cinquante ans, l'Ircantec réclamant une compensation pour les cotisations d'employés qui ne sont pas encore nés, relève l'association Sauvegarde Retraites qui a alerté la presse. Ubuesque. Théoriquement, c'est l'Etat qui devrait mettre la main à la poche pour remédier au déséquilibre engendré par ses propres décisions. Mais Christian Estrosi a eu une idée détonante : que l'Arrco-Agirc s'acquitte de la douloureuse ! Et les cotisants du régime commun (les salariés du privé) devront donc signer un chèque d'environ cinq milliards d'euros à l'Ircantec (fonctionnaires contractuels et élus). Scandaleux ? Pas pour les sénateurs, qui ont fait passer l'amendement en question... comme une lettre à la Poste.

Spolier les pauvres pour offrir aux riches

L'Ircantec a pourtant une comptabilité équilibrée, le nombre d'élus et de contractuels (collectivités, enseignement, hôpitaux, sécurité...) ne cessant d'augmenter (au détriment des fonctionnaires titulaires). L'Arrco-Agirc, elle, est aux abois. Ses comptes sont dans le rouge. D'où la réforme des retraites annoncée pour cette année, d'ailleurs. Qu'à cela ne tienne, le pauvre devra travailler plus pour... faire gagner plus au riche. Et puisque le pauvre devient trop pauvre, on lui demande de se serrer la ceinture... C'est devenu la loi, en Sarkozye.

En droit des affaires, cela s'appelle un "abus de bien social". Mais pourquoi ce casse monumental ne fait-il pas scandale ? Tout simplement parce que tout le monde y trouve son compte. L'Ircantec est la caisse des élus locaux, ceux qui élisent les sénateurs, et qui se présenteront devant les électeurs d'ici peu. Il aurait donc été de mauvais goût pour le Sénat de leur refuser cette petite douceur. Le gouvernement ? Il gagne cinq milliards d'euros dans l'affaire, pas de quoi se plaindre. Les syndicats ? Ils sont bien plus représentés dans le public que dans le privé. A part la CGC, le syndicat des cadres, qui assure actuellement la présidence de... l'Ircantec. Et l'opposition dans tout ça ? ... la quoi ?

La retraite : 100% des gagnants ont tenté leur chance... (et les autres se sont fait plumer.)

samedi, 6 février 2010

Pillage

Le cas Henri Proglio est l’arbre d’indécence qui cache une forêt de cupidité. En toute discrétion, vingt patrons et dirigeants de société du CAC 40 viennent d’encaisser une partie de leurs gains en stock-options : près de 20 millions d’euros. Ces énormes plus-values ne doivent rien à l’utilité sociale de ces « élites » mais reposent plutôt sur l’accaparement de richesses produites par d’autres.

La crise, quelle crise ? Vingt PDG et hauts dirigeants de grandes entreprises ont perçu près de 20 millions d’euros de plus-values grâce à la vente de leurs stock-options fin 2009. Sur le podium de ces heureux gagnants : le PDG d’Alstom, Patrick Kron, avec 2,5 millions de gains, arrive largement en tête, devant le PDG de Vinci, Xavier Huillard, avec 2 millions, talonné par le directeur financier de GDF-Suez, Gérard Lamarche, avec plus de 1,9 million d’euros (la plus-value de son supérieur, Gérard Metrallet, PDG de GDF-Suez, s’élève plus modestement à 1,3 millions). Ces impressionnants revenus – qui s’ajoutent à leurs salaires, primes et retraites complémentaires – viennent-ils récompenser leur capacité à avoir créé et construit ces grands groupes industriels ?

Les trois PDG ont grandi dans le cocon de la haute fonction publique : Xavier Huillard au sein de la Direction départementale de l’équipement, Patrick Kron dans les méandres du ministère de l’Industrie puis de Pechiney, alors nationalisée, Gérard Mestrallet à la direction du Trésor puis au sein de Suez, elle aussi nationalisée. Bref, ils savent administrer mais n’ont rien créé. Leurs revenus reflètent-ils alors leurs incomparables compétences de gestionnaires qui savent allier performances économiques, bonnes pratiques sociales et politiques environnementales ? Que nenni. Ces bonus illustrent plutôt leur étonnante capacité à gérer une organisation qui s’accapare les bénéfices que génèrent l’entreprise, en partie grâce à l’argent des contribuables, sans pour autant en faire profiter leurs salariés. Une pratique qui dépasse largement le cas très médiatisé d’Henri Proglio, premier double PDG de l’Histoire de France.
(...)

La fédération de consommateurs UFC Que Choisir pointe la dégradation des réseaux de distribution, de GDF comme d’EDF : « Ces réseaux se dégradent insensiblement depuis des années. Les transformateurs sont moins bien entretenus, les canalisations tardent à être remplacées (…). Le niveau de sécurité reste largement acceptable, mais l’ensemble devient plus fragile et les pannes plus fréquentes. » En parallèle, un mouvement social mené au printemps 2009 dans les filiales de distribution de GDF et d’EDF, dénonçait les inégalités de salaire, la dégradation des conditions de travail ou le recours de plus en plus massif à une sous-traitance aux dépens de la qualité. Ces grèves ont été brutalement réprimées en interne. La prédation des richesses publiques par la nouvelle oligarchie au pouvoir se poursuit en toute impunité, sous la protection du bouclier fiscal.

source: Ivan du Roy sur Basta!

jeudi, 4 février 2010

Le capitalisme créateur de pauvreté

La France compte aujourd’hui plus de sept millions de personnes pauvres, selon les critères européens de pauvreté (60% du revenu médian: 910 euros de revenus par mois). Soit 13 % de la population.
La coexistence de la richesse et de la pauvreté dans une même société est paradoxale, mais ce n’est pas un mystère. Cela signifie que le régime économique sous lequel nous vivons ne fonctionne pas pour le bien de tous.
Il y a les anciens pauvres du « quart monde » ; vers le milieu des années 1980, on a commencé à parler des « nouveaux pauvres », dont la situation est liée au développement du chômage de masse ; et avec le nouveau siècle, on redécouvre les « travailleurs pauvres ».
Depuis une trentaine d’années, on observe d’importantes dégradations sociales telles que la précarisation du marché du travail et l’affaiblissement des systèmes de protection.
Dans cette spirale le RSA risque de renforcer le processus de précarisation du marché du travail. Il y aura désormais sur ce marché des individus « soldés », pour lesquels les employeurs se diront que, comme ces salariés touchent le RSA, ils peuvent bien leur proposer des contrats courts ou des emplois à temps très partiels, sans jamais chercher à améliorer la qualité de ces emplois.
Résultat, un certain nombre d’individus risquent de « s’installer », malgré eux, dans le RSA, ce qu’on reprochait à certains allocataires du RMI. Ces gens viendront grandir la masse d’individus situés en dessous du salariat, ce que j’ai appelé le « précariat ».

D'après Robert Castel sur l'Observatoire des inégalités.


13% de pauvres dans une société riche. 13%, ce n'est pas rien ! Voici ce que cela représente en image:

Ce n'est pas rien !

mercredi, 3 février 2010

Le gaz n'a pas d'odeur

glané sur le web, un article du site "Les mots ont un sens", par Napakatbra, à mettre en lumière:

Il ne faut pas le dire trop fort, mais l'un des pires dictateurs du monde est actuellement en visite à Paris. Dans la plus grande discrétion. Au menu, un déjeuner avec Nicolas Sarkozy, une rencontre avec Bernard Kouchner puis Gérard Larcher... Et quelques petites entreprises françaises clôtureront la sauterie. Une visite qui sent le gaz...

Lundi midi, moins d'une semaine après son discours de Davos, emprunt d'une éthique et d'une humanité sans pareilles, Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Gourbangouly Mialikgoulyïevitch Berdymoukhammedov. L'homme est le président (démocratiquement élu à 89%) du Turkménistan, un havre de paix couvert de statues gigantesques de son prédécesseur, Saparmourat Ataïevitch Niazov, dont le charmant visage orne des billets de banque jusqu'aux bouteilles de Vodka. Un écrivain hors-pair, aussi, autoproclamé "guide spirituel de la nation" et prophète des temps nouveaux. Wikipedia lui attribue cette citation : "Celui qui par trois fois lira le Ruhnama (son oeuvre, d'une valeur spirituelle identique au Coran ou à la Bible, selon lui) trouvera une richesse spirituelle, deviendra plus intelligent, reconnaîtra l'existence divine et ira directement au paradis". Et dire que ce charmant jeune homme est mort en décembre 2006, quelques mois seulement avant l'avènement de notre prophète national...

Bizness is bizness

Bref, le Turkménistan est aujourd'hui l'un des pays les plus répressifs et les plus fermés, au niveau de la Birmanie et de la Corée du Nord. Largement devant l'Irak de Saddam et le Cuba de Fidel. Et le nouveau président semble respecter la tradition, faisant placarder des photos géantes de son joli minois sur les murs du pays. Mais cet État de 4,8 millions d'âmes est riche en hydrocarbures. Et pas qu'un peu. Il possède la cinquième plus importante réserve gazière du monde. Depuis que Poutine joue à la roulette russe avec ses livraisons de gaz à l'Ukraine et à l'Europe, l'UE cherche de nouveaux fournisseurs. Ce sera chose faite d'ici peu. Un accord de partenariat et de coopération entre l'Europe et le Turkménistan est en cours de ratification. Il ne devrait plus tarder à grimper à l'ordre du jour du Parlement européen.

Bouygues à l'affut

Une fois le projet entériné, il faudra construire, et construire encore. L’extraction, le traitement et le transport de ce carburant si précieux génèrera des milliards d'euros de contrats. De quoi justifier cette réception en grande pompe : le président de la république, le ministre des affaires étrangères et le président du Sénat, excusez du peu ! Si peu d'éléments concrets filtrent des discussions, gageons que Nicolas Sarkozy ne multiplie pas ces rencontres pour le simple plaisir d'accrocher une nouvelle effigie de dictateur à son tableau de "meilleurs amis du monde".

Notre guide avait promis d'aller chercher la croissance avec les dents... Il a trouvé à qui parler, en la personne de Berdymoukhammedov, ancien dentiste de profession. Ce qui n'est pas pour déplaire à son témoin de mariage, Martin Bouygues. Le bétonneur en chef apprécie particulièrement cette dictature, qui lui a offert pour plus d'un milliard de dollars de contrats ces dernières années... Au risque de fâcher notre président qui déclarait en 2007 que "le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature a travers le monde".

Nul doute que le prochain voyage officiel de Nicolas Sarkozy au Turkmenistan (décidé mais non encore planifié) sera retransmis en direct par TF1 (filiale du groupe Bouygues et spécialiste des interviews fantasques de dictateurs turkmènes)...

mardi, 2 février 2010

Brisons la chape de plomb durci sur Gaza

Il y a un an, Israël lançait son offensive meurtrière contre Gaza. Bilan: 1500 morts et des milliers de blessés, destruction massive d’habitations et d’équipements collectifs. Depuis, GAZA est toujours soumis au blocus israélien. Faute d'outils et de matériaux, aucune reconstruction ne peut être entreprise. Plus de 20 000 Gazaouis vivent sous les tentes, 80% survivent grâce à des aides alimentaires distribuées par les organisations internationales. Avant le blocus, 7400 camions de matériaux entraient chaque mois à Gaza ; en 2009, seuls 41 camions ont obtenu le droit de passage. Ce blocus s’accentuera encore avec la mise en place par l’Egypte d’un mur de fer descendant 30 mètres sous terre pour fermer les tunnels, seule voie de ravitaillement des gazaouis. L’inaction, voire la complicité des USA et de l’UE sautent aux yeux alors même que le 16 octobre 2009 un rapport approfondi mettait en évidence les crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne à GAZA. La mobilisation de nos opinions publiques est indispensable pour aider les 1 500 000 Palestiniens enfermés à GAZA à rompre ce blocus inhumain. Ainsi, une marche de la paix regroupant 1400 citoyens du monde entier s'est rendue en Egypte afin d'entrer à GAZA. Bien qu'elle ait été bloquée au Caire par le régime de Moubarak, les manifestations quotidiennes de ces marcheurs en plein centre du Caire ont eu un grand retentissement et ont embarrassé les autorités égyptiennes. Un convoi humanitaire de 140 camions affrétés par un député britannique a pu entrer dans Gaza après des affrontements avec la police égyptienne. Hélas, nos médias ont fait très peu de place à cette actualité. Ensemble, brisons le silence ! La situation de GAZA est un scandale. L’inaction ou la complicité de nos gouvernants sont un scandale qui doit cesser.

-Exigeons la levée du blocus de Gaza et l’acheminement rapide de l’aide internationale.

-Exigeons que les enquêtes internationales sur les crimes de guerre perpétrés à GAZA aillent jusqu’au bout et soient suivis de poursuites à l’encontre des responsables.

-Exigeons la reconnaissance réelle des droits nationaux du peuple palestinien, condition indispensable à une paix durable.

Le Collectif Toulonnais Pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens vous appelle à un rassemblement Mercredi 3 février à 18h30 Parvis des Droits de l’Homme (face à la fac de droit).

D'autres rassemblements ont, et auront, lieu à travers le pays, mobilisons-nous.

PlombDurci.jpg

lundi, 1 février 2010

Quelles solutions ?

Un Million de chômeurs arriveront en fin de droits au cours de l'année 2010 !
1 000 000 !
600.000 d’entre-eux ne percevront ni RSA ni ASS (Allocation Spécifique de Solidarité)
Ils s'ajouteront aux 850 000 personnes ayant perdu leurs droits en 2009.

Le chômage longue durée a explosé de + 24% (source INSEE) !

La France compte 3,5 millions de mal-logés, et dix millions de ses habitants sont affectés de près ou de loin par une crise du logement qui ne cesse de s'aggraver.
Aux 3,5 millions de mal-logés s'ajoutent 6,5 millions de personnes fragiles susceptibles de basculer à tout moment dans cette première catégorie en cas d'éclatement de la famille ou de perte d'emploi, par exemple.

Quelles sont les propositions de nos politiques, pour remédier à cette urgence ?
Dans 6 semaines nous allons voter, pensons-y en déposant notre bulletin.

samedi, 30 janvier 2010

Routine

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa l'a promis (non, non, on ne rit pas): En 2010, toutes les options concernant les retraites seront "sur la table", y compris celle d’un relèvement de l’âge de départ. Pourtant, en janvier 2007, dans une interview accordée au Monde, Sarközy alors candidat à la présidence de la république assurait que "le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer". Comme le révèle Emile Josselin sur le site du PS, le ministre du budget Eric Woerth avait même mis en ligne cette interview, sur son blog. Mais il y a peu l'interview présidentielle a été enlevée du site du ministre du budget (tiens donc !).



Seulement voilà, Monsieur Woerth, sur internet, rien ne se perd, et bien que vous ayez tenté, discrètement, de faire disparaître l'interview, Emile Josselin s'est arrangé pour la récupérer "dans le cache de google". A la question, "Faut-il garder la retraite à 60 ans ?", Nicolas Sarközy avait bel et bien répondu : "Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer".

Encore une promesse de Notre Méprisant qui s'évapore. C'est la routine.

Le mensonge est une seconde nature

vendredi, 29 janvier 2010

Le Grand Manipulateur

Souvenons-nous: "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel."
C'était en septembre dernier, ces mots prononcés par Nicolas Sarközy, bafouant la présomption d'innocence au sujet de l'affaire Clearstream avaient fait débat. Mais l'homme est un habitué, il avait bafoué celle d'Yvan Colonna il y a quelques temps. Il est pourtant avocat !
Aujourd'hui, Nicolas Sarközy récidive, en déclarant, grand saigneur : "j’annonce que je ne ferai pas appel de la décision du Tribunal correctionnel."
Seulement voilà, en tant que partie civile, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ne peut pas faire appel de cette décision de relaxe. L'article 497 du code de procédure pénale précise que, en matière correctionnelle, seul le parquet et les personnes condamnées sont en droit de le faire. La partie civile peut faire appel «quant à ses intérêts civils seulement», dixit la loi, que ne peut ignorer un avocat comme Notre Grand Manipulateur.

Ce matin, le parquet fait appel, et il est absolument impossible qu’une décision d’un tel impact politique ait pu être prise sans l’assentiment du château, serait-ce là une belle manoeuvre de Nicolas Sarközy pour ménager l'électorat Villepiniste ?

mercredi, 27 janvier 2010

Une vraie mascarade

L'autre jour, Notre Méprisant a daigné parler aux "vrais" français; et ils ont été semble-t-il nombreux à l'écouter ! On se demande ce qu'ils pouvaient bien attendre de lui; la promesse que EDF ne sera pas privatisé peut-être . Et Notre Méprisant a répondu à leurs attentes, si, si, il a troqué ses promesses: "c'est clair, simple et net" contre des prédictions: "Je sais que dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays". Oui, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. Avec un million de chômeurs en fin de droits, c'est sûr, ça va baisser. Mais au diable cette vérité faisons encore un coup de Jarnac pour avoir les votes des plus crédules aux prochaines élections régionales ! Surveillons les vrais chiffres du chômage.

Et pour l'heure voyons l'imposture relevée par Le Post ici :

Les Français qui ont interrogé le Président hier soir ont été choisis dans les reportages de TF1. Et promis, pas par Nicolas Sarkozy. Pas si sûr.

Tout s'annonçait sans risque. On installe une terrasse sur un plateau de LCI (vous ne trouvez pas que ça faisait terrasse avec les table bistro?) face à des "vrais" Français (oui, parce qu'Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie ce sont des faux Français).

Et triés sur le volet, les vrais Français avec des vrais morceaux de fruits! Un syndicaliste, un patron, une auto-entrepreneuse...

Ah, l'auto-entrepreneuse... un exemple de réussite de l'action du gouvernement!

Mais aussi un petit entrepreneur avec plein de soucis qui ne manquera pas d'être piquant avec le Président.

Sauf que pas. Et que ma vie est formidable grâce à l'action du gouvernement, et que c'est épatant ce statut...

FAIL !!!

Voici l'auto-entrepreneuse sur le plateau de TF1 hier soir...


Une vraie mascarade

...et la voici l'année dernière, déjà très réjouie d'être récompensée par François Fillon pour son projet d'auto-entreprise:

Une_vraie._.png

Alors, choisie au hasard ou "castée" pour rendre hommage au président?

lundi, 25 janvier 2010

Martine et le martinet

Le Parti de Gauche dénonce les projets de réforme des retraites du gouvernement qui conduiraient a une nouvelle dégradation des pensions après celle provoquée par les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003.

La solution n'est pas dans un nouvel allongement de la durée de cotisation impossible à atteindre pour des salariés de plus en plus victimes de carrières écourtées par les difficultés d'entrée ou les sorties anticipées sur le marché du travail, ou incomplète par suite de chômage et de précarité.

Elle n'est pas non plus dans un changement de système (par point ou notionnel) qui n'a pour but que la baisse des pensions.

Elle n'est pas davantage dans les concessions par avance auxquelles nous a habitué une certaine gauche d'accompagnement comme nous en donnent encore l'exemple récemment Martine Aubry (PS) ou Jean-Vincent Placé (Verts) déclarant respectivement que l'âge légal de départ «va aller très certainement vers 61 ou 62 ans » ou que « l'allongement de la durée du travail est inéluctable » . Alors que la multiplication des plans de licenciements frappe massivement des salariés de 50 ans et plus, il est indécent de proposer de reporter l'âge de départ en retraite, vouant ainsi des milliers de salariés à la pauvreté car sans espoir de retrouver un travail. Ce report se ferait de plus au détriment des salariés ayant commencé à travailler jeunes et occupant en général les postes de travail les plus pénibles. (ndr. Martine es-tu de gauche ?)

La solution est dans la mobilisation contre les projets néfastes du gouvernement, la réaffirmation du droit à une retraite à taux plein à 60 ans, un élargissement du financement par une nouvelle répartition des richesses, un renforcement de la solidarité, de la justice et de l'égalité au sein de notre système de retraite par répartition afin d'assurer à toutes et tous les moyens de bien vivre leur retraite.

En fait Aubry cotise à nos dépens auprès des bien-pensants qui se lamentaient jusqu'ici que les socialistes français n'aient pas le courage de leurs homologues allemands briseurs de tabous à coup de retraite à 67 ans. Rocard l'a déjà félicitée... Et dans la même émission Aubry avance la formule politique qui va avec un tel programme. Elle déclare respecter le choix d'autonomie au premier tour du Modem en estimant qu'il y a « de grandes choses à faire ensemble pour l'avenir et notamment pour 2012 ». En bazardant la retraite à 60 ans, Aubry travaille à rendre le PS compatible avec François Bayrou. Elle prépare un deuxième tour des régionales qui ouvriraient la voie à une nouvelle configuration d'alliance. Cette fois c'est le verdict des électeurs qu'elle devance. En votant pour les listes de rassemblement du Front de Gauche, les électeurs peuvent encore l'empêcher.
Rappelons une évidence (tue par les libéraux): Le problème du financement des retraites se résume à un problème de partage de la richesse créée car les gains de productivité ont été massivement captés par le capital. Depuis 1982, les salaires ont perdu 10 points dans le partage de la richesse créée passant de 70 % environ à 60 %. Si ces 10 points n’avaient pas été perdus par les salariés on n’aurait aucun mal à financer aujourd’hui les retraites, compte tenu de la masse de cotisations supplémentaires que génèrerait une hausse de la masse salariale.
Parti de Gauche et Jean-Luc Mélenchon.

vendredi, 22 janvier 2010

Coup de Jarnac à Tarnac

Tout fout l'camp ! J'te jure... La procédure visant nos archi-terroristes de l'ultra-gauche anarcho-autonome de la cellule invisible de l'épicerie de la rue du tilleul de Tarnac pourrait être purement et simplement annulée ! Mais que fait la police?
C'est le Canard, déchainé, qui révèle l'embrouille. Figurez-vous que nos fins limiers de la SDAT (sous-direction anti-terroriste) ont installé deux caméras de surveillance devant l'entrée du domicile parisien de Julien Coupat. Quoi de plus normal, me direz-vous ? Sauf que c'était le 15 août 2008, trois mois avant l'ouverture de l'instruction. Une vulgaire vidéosurveillance sauvage, totalement illégale, donc. De fait, toutes les informations (22 procès verbeux) récoltées par ce biais risquent d'être annulées. Tout simplement.

Un train peut en cacher un autre.

Et le (na)palmipède d'en rajouter une louche : Fin mars 2008, l'un des gérants du "magasin général" n'arrive pas à encaisser une carte bleue. Un technicien de France Telecom est appelé à la rescousse. Dare-dare. Verdict sans appel, confirmé par le siège : des fils ont été détournés pour écouter les conversations des dangereux lascars. Curieux, une mise sur écoute légale et indétectable peut se programmer à distance en quelques minutes. Encore plus curieux, la réaction (presque) immédiate de France Telecom : le technicien est convoqué, blâmé et mis à pied pour avoir accepté que son client l'accompagne dans le local technique... Bienvenue dans la vie.com.

Allô Tarnac, devine d'où je t'interpelle ?

Depuis, l'opérateur a soigneusement effacé les traces de l'intervention. Le 26 novembre dernier, un avocat de Julien Coupat et consorts a demandé à France Telecom de lui dévoiler l'historique de ses interventions effectuées à l'épicerie de Tarnac. "Les informations que vous sollicitez sont couvertes par le secret professionnel" lui rétorque le plus sérieusement du monde l'opérateur. Les employés de France telecom auraient-ils finalement plus de principes que les barbouzes de la SDAT ?

Pour autant, les magistrats qui suivent le dossier ne semblent pas vraiment inquiets. "Au pire, cela annulera des photos, sûrement pas l'instruction" disent-ils.
Ouf ! On a eu chaud. De dangereux terroristes ont failli se faire la belle...

D'après les mots ont un sens.

jeudi, 21 janvier 2010

Palmarés 2009 de la chanson française

Voici le palmarès des salaires d'une industrie qui va mal (non, non, ce ne sont pas les traders):

1/ Johnny Hallyday a gagné 11 millions d’euros
2/ Mylene Farmer a gagné 7,843 millions d’euros
3/ Calogero a gagné 1,919 million d’euros
4/ David Guetta a gagné 1,552 million d’euros
5/ Grégoire a gagné 1,346 million d’euros
6/ Olivia Ruiz a gagné 1,246 million d’euros
7/ Alain Bashung a gagné 1,121 million d’euros
8/ Francis Cabrel a gagné 1,091 million d’euros
9/ Julien Clerc a gagné 966 750 euros
10/ M a gagné 923 490 euros
11/ Gérald de Palmas a gagné 903 065 euros
12/ Renan Luce a gagné 869 504 euros
13/ any Brillant a gagné 763 355 euros
14/ Christophe Maé a gagné 722 659 euros
15/ Bénabar a gagné 715 071 euros
16/ Marc Lavoine a gagné 703 742 euros
17/ Thomas Dutronc a gagné 702 268 euros
18/ Vanessa Paradis a gagné 625 161 euros
19/ Alain Souchon a gagné 572 000 euros
20/ Manu Chao a gagné 513 861 euros

Lesquels ont défendu la liberticide HADOPI ?

Et juste comme ça, rappelez-moi, à combien est le smic, pour ceux qui ont la chance d'en avoir un ?

Il y a comme un petit quelque chose de pourri dans ce monde. Vous ne trouvez pas ?

mercredi, 20 janvier 2010

Le lien

Dans sa déclaration sur le tremblement de terre d’Haïti, le président américain Barak Obama a parlé de la « longue histoire qui lie (nos deux pays) ». Ni lui ni les médias américains ne se sont cependant montrés très enclins à regarder de près l’histoire de ces relations et son influence sur la catastrophe que doit actuellement affronter le peuple haïtien. On présente comme une situation naturelle et même comme la faute des Haïtiens eux-mêmes l’état d’arriération et de pauvreté du pays ayant joué un rôle si important dans la multiplication des victimes.
(...)
Si l’administration Obama et le Pentagone réalisent les plans rapportés dans la presse de déployer un corps expéditionnaire de Marines à Haïti, ce sera la quatrième fois en quatre-vingt quinze ans que les forces armées américaines auront occupé cette nation appauvrie des Caraïbes. Cette fois-ci encore, l’objectif principal d’une telle opération militaire sera de défendre les intérêts des Etats-Unis et de se prémunir contre ce que le Times appelle la « propension à l’insurrection », plutôt que d’aider le peuple Haïtien.

La nature de ces relations remonte à la naissance d’Haïti en tant que première république noire indépendante en 1804 et qui fut le résultat d’une révolution d’esclaves dirigée par Toussaint Louverture et de la défaite ensuite d’une armée française envoyée par Napoléon.

Les classes dirigeantes du monde n’ont jamais pardonné à Haïti sa victoire révolutionnaire. Haïti fut soumise à un embargo international dirigé par les Etats-Unis qui craignaient que l’exemple haïtien n’aille inspirer une révolte similaire dans les Etats esclavagistes du Sud. Ce ne fut qu’avec la sécession du Sud et la Guerre civile que le Nord reconnut Haïti – quelque 60 ans après son indépendance.

Au début du vingtième siècle, Haïti passa sous la domination des Etats-Unis et des banques américaines, dont les intérêts furent défendus par l’envoi des Marines et une occupation de plus de 20 ans, maintenue au moyen d’une répression sanglante de la résistance haïtienne.

Les Marines ne quittèrent l’île qu’après avoir réalisé une « haïtianisation » - comme le New York Times l’appela à l’époque – de la guerre contre le peuple haïtien en construisant une armée vouée à la répression interne. Par la suite, Washington appuya la dictature des Duvalier qui dura trente ans et commença avec l’arrivée au pouvoir de Papa Doc en 1957. Des milliers d’Haïtiens moururent aux mains de l’armée et des redoutés Tontons macoute mais l’impérialisme américain considérait cette dictature meurtrière comme un rempart contre le communisme et la révolution dans les Caraïbes.

Depuis les soulèvements de masse qui ont entraîné la chute des Duvalier en 1986, des gouvernements américains successifs, républicains comme démocrates, ont cherché à reconstituer un Etat satellite fiable et capable de défendre les marchés et les investissements de sociétés américaines, attirées par des salaires de famine, et la propriété et la richesse de l’élite dirigeante haïtienne. Cela voulait dire empêcher tout défi lancé à un ordre socio-économique maintenant 80 pour cent de la population dans une pauvreté extrême.

Cet effort continue à ce jour sous la tutelle de Bill et Hillary Clinton – respectivement représentant spécial des Nations Unies pour Haïti et secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis – et qui ont tous deux du sang haïtien sur les mains.

Washington a appuyé deux coups d’Etat et a par deux fois envoyé des troupes en Haïti ces vingt dernières années. Les deux coups d’Etat furent montés pour renverser Jean-Bertrand Aristide, le premier président haïtien à être élu par un vote populaire et sans l’approbation de Washington. Les coups d’Etat de 1994 et 2004 ont fait 13.000 victimes haïtiennes. Lors du renversement du gouvernement en 2004, Aristide fut transporté de force hors du pays par des agents américains.

Parce qu’ils avaient besoin des troupes en Irak, les Etats-Unis les ont retirées en 2004, déléguant le travail de répression à une force de maintien de la paix des Nations unies, forte de 9.000 soldats et placée sous la direction de l’armée brésilienne.
C’est là l’histoire réelle et continue qui « lie », selon la formule d’Obama, Haïti à l’impérialisme US et qui est principalement responsable des conditions terribles ayant fortement aggravé l’hécatombe due au tremblement de terre.

De Bill Van Auken sur WSWS.org via AlterInfo

"la longue histoire qui lie nos deux pays" Obama 2010

lundi, 18 janvier 2010

La saignée

Vous vous souvenez de la saignée ? Le remède classique de la médecine occidentale avant le XIXe siècle. Beaucoup en sont morts. Mais que voulez-vous, on ne comprenait pas d’où venait la maladie, alors on incriminait à tout hasard l’excès de sang.

Nous sommes quelques-uns quand même depuis trois ans à expliquer ce qui n’a pas marché dans la finance : ce qu’il faudrait réparer, ce qu’il faudrait supprimer, ce qu’il faudrait mettre à la place. Nous avons répertorié les différents microbes, localisé les virus et les bactéries. Les politiques, le plus souvent, nous ont regardé avec des yeux ronds. Certains, quand même, ont secoué la tête d’un air entendu, donnant l’impression d’avoir compris. Ils se sont réunis en conclave pendant trois ans. Ils sont enfin sortis et ont dit avec une très grande solennité : « Le remède, c’est la saignée ! »

Ils auraient mieux fait de dire qu’ils ne comprenaient rien à nos explications. Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire ? prendre des mesures en amont, à la source. Or ils ont fait exactement le contraire : ils sont allés se placer à l’embouchure du fleuve et ont déclaré : « Oh ! Il y a beaucoup trop d’eau ! On va en pomper une partie, on va taxer tout ça ! ».

Bien sûr, les banquiers les ont aidés à penser « Il y a trop d’eau ». Le monde où nous vivons est dans un pétrin épouvantable et pendant ce temps-là, les bonus dans le monde de la finance n’ont jamais été aussi élevés. Ce qui est une façon de dire aux politiques : « On a de l’argent en trop ! » à quoi les politiques ont obligeamment répondu : « Ne vous faites pas de souci : on va vous soulager ! »

Mais quelqu’un s’est-il demandé pourquoi les bonus des traders sont aussi élevés ? Quelqu’un s’est-il demandé pourquoi les patrons – surtout américains – des établissements financiers reçoivent des bonus aussi plantureux ? Apparemment non : la question est sans doute trop technique. Alors je me lance : les bonus des traders et des commerciaux sont des commissions. On ne simplifie pas trop en disant : c’est X % sur le bénéfice qu’ils font. Comment ont-ils fait pour réaliser ces chiffres d’affaire astronomiques ? Il n’y a pas dix mille manières : ou bien ils ont vendu quelque chose à un prix beaucoup plus élevé que cela ne leur avait coûté – et tant pis pour le gogo qui le leur a acheté, ou bien ils ont fait des paris très risqués, paris qu’ils ont gagnés – et tant pis pour celui en face qui les a perdus. Certaines de ces activités sont ce que Lord Adair Turner, le président de la FSA, le régulateur des marchés britanniques, a appelé des « activités socialement inutiles ». C’est sur cette base là qu’il faudrait trier. Au lieu de cela, on préfère taxer la finance au petit bonheur la chance.

Texte de Paul Jorion

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samedi, 16 janvier 2010

Les vrais pirates

États-Unis - Une cour d'appel fédérale a autorisé les poursuites à l'encontre de plusieurs majors. Elles sont accusées d'entente illicite concernant le prix de la musique en ligne.

Les poursuites viennent d'un dépôt de plainte après plusieurs procédures engagées au niveau fédéral dans plusieurs États en 2005 et 2006. Après avoir été rejetée par un juge, cette plainte a été enregistrée par la cour d'appel fédérale de Manhattan.

Sony, EMI, Vivendi Universal Music, Bertelsmann et Warner Music Group sont accusées d'entente illicite concernant le prix des morceaux de musique en ligne. Ces entreprises détenaient 80% du marché au moment des faits et auraient profité de cette position de force pour instaurer le prix minimum de 70 cents pour un morceau. Les entreprises concernées n'ont pas encore commenté ce rebondissement.

Sarkoléon

Dans son hommage à Philippe Séguin, le 12 janvier, le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer a rappelé, au titre des hauts faits à retenir du disparu, que celui-ci avait écrit, en 1990 (1), un livre dans lequel, « rompant avec la tradition héritière de Victor Hugo, (il) entreprit de réhabiliter la mémoire de Napoléon III, substituant au personnage caricatural de Badinguet la vision d’un empereur moderniste et soucieux du bien commun, qui équipa et enrichit la France ». Par ces quelques lignes, le président de l’Assemblée nationale profite d’une cérémonie funèbre pour réhabiliter l’auteur d’un coup d’Etat (le 2 décembre 1851) dont le premier acte fut de dissoudre l’Assemblée nationale, de faire exécuter sommairement des opposants et d’en déporter d’autres en masse. Rapidement, il supprima la République pour établir le Second Empire et rétablir des privilèges. Les soulèvements populaires à Paris et dans plusieurs départements aboutirent à une répression sanglante. Une préfecture, celle des Basses Alpes (Digne), fut même un moment prise par les Républicains, contre lesquels l’empereur envoya une armée qui fut battue. Napoléon en expédia une seconde qui les massacra ou les déporta.
(...)
Plus significatif encore, le lundi 10 décembre 2007, le ministre de l’Outre mer et maire de Nice, Christian Estrosi, s’était rendu au Royaume-Uni, aux frais du contribuable, pour réclamer les cendres de Napoléon III (mort en exil en Angleterre après le rétablissement de la République en 1871).

Les autorités actuelles de la France verraient-elles dans un régime autoritaire, mais très libéral sur le plan économique, le modèle à suivre ?"

Extrait d'un article d'Anne-Cécile Robert sur Le Monde Diplomatique via Un nain pour président.

(1) Philippe Séguin, Louis-Napoleon le Grand, Grasset, Paris, 1990.

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