Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

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dimanche, 24 juillet 2011

l'Humiliation au quotidien

The Lancet, un journal scientifique britannique, collabore depuis maintenant trois ans avec des professionnels de la santé et des chercheurs palestiniens afin de recueillir des informations sur les effets des conditions de vie stressantes - faire face aux difficultés économiques et aux pénuries, aux restrictions à la circulation, aux tensions politiques et aux craintes d’attaques extérieures- et vient de publier ses dernières conclusions.

Les restrictions à la circulation constituent une source de contrariétés quotidiennes dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

Outre les fouilles fastidieuses et humiliantes effectuées aux postes de contrôle, les résidents ne savent jamais combien de temps leur déplacement va prendre, ou s’ils pourront effectivement se déplacer. Cependant, en cas d’urgence médicale, ces restrictions peuvent être une question de vie ou de mort.

L’année dernière, les collaborateurs de The Lancet ont décrit de manière très réaliste la terreur ressentie par les femmes sur le point d’accoucher lors des raids de bombardement israéliens sur Gaza au début de l’année 2009. Ces femmes savaient qu’elles pourraient avoir besoin d’une aide médicale d’urgence alors qu’elles se trouvaient prisonnières chez elles pendant les attaques. Cette année, un autre chercheur s’est intéressé à ce qui arrive aux femmes dont l’accouchement a déjà commencé et qui se trouvent aux points de contrôle des TPO.

Halla Shoaibi, de l’université américaine d’Ann Arbor, estime que dans la période qu’elle a étudiée (2000-2007), 10 pour cent de Palestiniennes enceintes ont été retenues à des points de contrôle alors qu’elles se rendaient à l’hôpital pour accoucher. Cela s’est notamment traduit par une augmentation considérable du nombre de naissances à domicile, les femmes préférant éviter les déplacements routiers pendant l’accouchement de crainte de ne pas arriver à l’hôpital à temps.

Les craintes de ces femmes sont justifiées. Mme Shoaibi indique que 69 bébés sont nés à des points de contrôle au cours de ces sept dernières années. Trente-cinq bébés et cinq mères sont décédés, un résultat qu’elle assimile à un crime contre l’humanité.

Lorsque le groupe de chercheurs de The Lancet s’est pour la première fois réuni en mars 2009, Gaza ne s’était pas encore remise des attaques israéliennes de l’opération Plomb durci, qui a causé la mort de plus de 1 000 personnes. Dans la dernière publication, les chercheurs sont revenus sur cette période et se sont davantage penchés sur les enquêtes portant sur les conséquences de l’attaque sur la population civile.

La vie quotidienne a été fortement bouleversée. Quarante-cinq pour cent des personnes interrogées ont dû quitter leur domicile et s’installer chez d’autres personnes pendant au moins 24 heures ; 48 pour cent des personnes ont accueilli des gens chez eux ; 48 pour cent des maisons ont été endommagées. Presque toutes les personnes interrogées ont dû faire face à des coupures de courant temporaires ou permanentes, et nombre d’entre elles ont également été confrontées à la perturbation d’autres services - téléphone, distribution d’eau et collecte des déchets.

Conséquences psychologiques

En termes de conséquences psychologiques, plus de 80 pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’un membre de leur famille criait, pleurait ou faisait des cauchemars. Nombre de personnes ont également évoqué une perte d’appétit. Mais, bien que Gaza constitue une zone relativement limitée, les conséquences variaient considérablement selon le lieu de domiciliation des personnes interrogées : les gouvernorats de Gaza-Ville et de Gaza-Nord ont été les plus touchés, les gouvernorats de Khan Younis et de Rafah (situé à proximité de la frontière égyptienne) les moins touchés.

Une autre étude s’est intéressée au sentiment d’insécurité qui perdurait, même six mois après la fin des attaques. Certaines des conclusions étaient plus ou moins attendues - les femmes, par exemple, semblaient plus nerveuses et plus inquiètes que les hommes. Les personnes les plus instruites et jouissant d’un niveau de vie plus élevé, ainsi que les personnes plus âgées, au-delà de 65 ans, se sont déclarées moins inquiètes.

Toutes les études publiées ne sont pas directement liées à la situation politique en Palestine ; les sujets abordés incluent la consommation de tabac chez les adolescents, le nombre de pharmaciens travaillant dans les Territoires (plutôt élevés, selon l’enquête) et l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire.

Richard Horton, le rédacteur en chef de The Lancet, souligne qu’il importe d’encourager la recherche universitaire dans tous les domaines de la santé, dans le cadre de la reconstruction de la société palestinienne et du renforcement des institutions universitaires.

Il a mentionné deux priorités immédiates : « Premièrement, bien que la collaboration entre les scientifiques de Gaza et leurs collègues de Cisjordanie soit encourageante, davantage d’efforts doivent être réalisés afin de mettre en place des alliances productives entre les institutions universitaires palestiniennes. Et deuxièmement, bien que la recherche en matière de santé publique soit un secteur solide, il y a un écart avec les sciences cliniques. Il faut davantage s’orienter vers le renforcement du secteur de la recherche dans les nombreux excellents établissements cliniques de la région ».

Source: Info-Palestine.net

Urgence Palestine

vendredi, 22 juillet 2011

Qu'ils s'en aillent tous!

Excellent !!!

Voici accessible gratuitement en pdf le livre de Jean-Luc Mélenchon "Qu'ils s'en aillent tous!"

Voici les premières phrases du livre:



« QU'ILS S'EN AILLENT TOUS ! »« Qu'ils s'en aillent tous ! » Ce sera demain le slogan de millions de gens. Ils iront prendre aux cheveux les importants parce qu'ils sont excédés de les voir piller et saccager notre pays, gaspiller les efforts des travailleurs, dilapider les savoir- faire, solder nos innovations et condamner la population de la cinquième puissance économique du monde à une misère croissante et au recul de tous les acquis sociaux arrachés en un siècle et demi d'Histoire. Ils le feront, révulsés par les moeurs arrogantes des amis de l'argent, écœurés par le mode de vie égoïste qu'ils imposent, indignés par les attrape-gogos du genre « Travailler plus pour gagner plus », « Moraliser le capitalisme », « Grenelle de l'environnement », j'en passe et des meilleures. C'est clair ? Les belles personnes, les satisfaits, leurs griots et tous les donneurs de leçons qui tiennent le haut du pavé peuvent s'étrangler d'indignation. Ils peuvent brandir leur dérisoire carton rouge : « Populisme ! », « Dérapage ! » J'assume.

« Il y a en ce moment une déplorable ambiance de nuit du 4 août », ( Le 4 août 1789, l'Assemblée nationale constituante vote un décret portant abolition des privilèges de l'Ancien Régime. L'abolition se fait sans indemnité) redoute monsieur Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Ça vient, monseigneur ! Je suis amusé de voir comment les tirages de l'autocollant « Casse-toi, pov'con », édités par le Parti de Gauche, sont épuisés à mesure qu'ils sont livrés. J'en déduis qu'en phase active « Qu'ils s'en aillent tous » sera un feu d'artifice mille fois plus large. Car la consigne ne visera pas seulement ce président, roi des accointances, et ses ministres, ce conseil d'administration gouvernemental de la clique du Fouquet's ! Elle concernera aussi toute l'oligarchie bénéficiaire du gâchis actuel. « Qu'ils s'en aillent tous ! » : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les émigrés fiscaux, les financiers dont les exigences cancérisent les entreprises. Qu'ils s'en aillent aussi, les griots du prétendu « déclin de la France » avec leurs sales refrains qui injectent le poison de la résignation. Et pendant que j'y suis, « Qu'ils s'en aillent tous » aussi ces antihéros du sport, gorgés d'argent, planqués du fisc, blindés d'ingratitude. Du balai ! Ouste ! De l'air !

Le pays regorge de talents bloqués derrière le mur de l'argent. Les partants seront remplacés en vingt-quatre heures par meilleurs qu'eux, plus soucieux des autres, plus inventifs, moins addicts au fric, plus loyaux avec leur patrie républicaine. Partout où je suis passé, ateliers, bureaux, haute administration, établissements bancaires, grands médias et tutti quanti, j'ai vu l'enthousiasme de la relève possible, débordante de vitalité. Pas de crainte à avoir, il n'y aura pas de manque.

Si j'en parle avec assurance, c'est que ce mot d'ordre a déjà fait son travail ailleurs. « Qu'ils s'enaillent tous ! » est le slogan par lequel a commencé chacune des révolutions qui, depuis dix ans, régénèrent, l'un après l'autre, les pays de l'Amérique du Sud. Je puise dans cet exemple un optimisme d'acier. Eux, mille fois moins nantis que nous, mitoyens d'un voisin paranoïaque comme les États-Unis d'Amérique, ont pourtant renversé à main nue la table des puissants. Ils ont libéré un irrésistible torrent d'énergie collective et commencé à reconstruire leurs pays que le libéralisme a saccagés. Donc : c'est possible. (...)

Bonne lecture ;o)

Parti de Gauche

jeudi, 21 juillet 2011

Comment fabriquer un marché juteux pour les cliniques privées !

Il faut rationnaliser les dépenses de l’hôpital public pour faire des économies. En clair les hôpitaux publics dépensent trop, il faut donc leur fixer des quotas, et les sanctionner en cas de dépassement. On va donc établir des « tickets de rationnement » : c'est-à-dire que lorsqu’un hôpital aura épuisé son volume de soins autorisés, il ne pourra plus fonctionner ! Si vous voulez vous faire soigner, soit vous attendez l’année d’après, soit vous allez dans… une clinique privée !

Car il faut être clair, cette mesure n’a pas du tout vocation à réduire les dépenses de santé, mais seulement de limiter le champ de l’hôpital public et de la sécurité sociale. Le seul but est d’offrir aux cliniques et aux assurances privées un marché très juteux : bienvenue dans le monde de la concurrence libre et non faussée ! Et cerise sur le gâteau, pour limiter les activités les plus rentables de l’hôpital public qui pourraient gêner le développement du privé, l’hôpital public se verra imposer une sanction financière en cas de dépassement !

Pour mettre en place cette concurrence, on a instauré la tarification à l’acte : le T2A. En sachant qu’à terme le but est que le secteur public se charge des cas les plus lourds et qui n’intéressent pas les cliniques privées. Le secteur rentable au privé pour rémunérer grassement les actionnaires, le secteur non rentable à la charge de l’hôpital public et de la sécurité sociale !

On veut utiliser la T2A pour créer un pseudo marché, à partir d’un coût moyen national fixé par une échelle des coûts révisée chaque année. Ce qui conduit à ce que 50% des hôpitaux soient, par définition, en déficit, situation qui leur imposerait de développer des activités rentables et de se débarrasser de celles qui ne le sont pas, et si cela ne suffit pas, de mettre en place des plans sociaux, autrement dit des suppressions d’emplois.

La mort de l’hôpital public, au sens où nous l’entendons, est programmée. Elle est portée par ce mot d’ordre de la convergence entre le public et le privé, qui amène à introduire du privé dans le public et quelques règles « publiques » dans le privé pour parvenir à un système unique. Dans le même temps, le ministre annonce la diminution du remboursement des actes hospitaliers par la sécurité sociale, alors que les hôpitaux n'ont pas les moyens de fonctionner et que leurs missions de service public ne sont pas reconnues.

Avec toutes ces réformes, c'est encore moins de crédits, moins de moyens, moins de personnel pour l’hôpital. Ce sont les malades et spécialement ceux des classes populaires qui vont payer de leur santé cette casse programmée de l'hôpital, ainsi que le montre le relèvement de la franchise hospitalière de 91 à 120 euros, soit une augmentation de 32% pour les malades.

Le droit à la santé et à l'accès aux soins de qualité pour tous et toutes sont remis en cause par la politique libérale de Sarkozy qui mène tout droit à la privatisation. La fermeture des hôpitaux de proximité, la loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires », l'augmentation des franchises, du forfait hospitalier, éloignent toute une catégorie de la population à l'accès aux soins. L’avenir du service public de santé s’annonce très sombre pour les personnels et les malades. Mais l’avenir de grands établissements cotés en bourse s’annonce sous les meilleurs hospices, des cliniques de riches pour soigner les riches et… pourquoi soigner les pauvres ? Le méritent-t-ils ? Sarko nous le dit « à chacun selon son mérite »……
Source: Conscience Citoyenne Responsable

Machine à réformer sarkozyste

mardi, 19 juillet 2011

Acte de piraterie israélien

Communiqué de France Palestine du 19 juillet 2011

Toutes les communications avec le bateau « Dignité-Al Karama »ont été coupées ce matin à 9 heures par l’armée israélienne qui l’a encerclé dans les eaux internationales.

Une fois de plus, le gouvernement israélien a commis un acte de piraterie en arraisonnant un bateau sur lequel se trouve 16 passagers de 6 nationalités différentes, non violents, représentant la Flotille internationale 2.

Leur seul tort était de se diriger vers Gaza pour apporter la solidarité internationale contre le blocus. Le déploiement de commandos militaires israéliens pour arraisonner ce petit bateau, véritable petit Poucet citoyen, montre clairement la logique militaire de la politique israélienne qui ne parle que le langage de la force ! Sans aucune nouvelle des passagers, nous sommes extrêmement inquiets sur leur devenir.

Le gouvernement français doit prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité des passagers et leur intégrité physique. Une délégation de la Campagne française sera reçue en ce sens au Ministère des affaires étrangères cet après-midi.

Face à ce coup de force, la Campagne française « Un bateau pour Gaza »appelle à se mobiliser dès aujourd’hui dans tout le pays, à interpeller tous les élus pour qu’ils interviennent auprès des pouvoirs publics et à protester auprès de l’Ambassade d’Israël.

- A Paris, un rassemblement est prévu ce soir à 18 h 30 au métro Franklin Roosevelt.

- Rassemblement au Mans 18H00 place de la république à l’appel du collectif local un bateau pour Gaza.

- Rassemblement à Lille 18H30 place de la république

- Rassemblement ce soir à Athènes place Syntagma à 19h pour protester contre la piraterie de l’état d’Israël et contre l’odieuse attitude du gouvernement grec complice.

lundi, 18 juillet 2011

Les recommandations du Parlement européen sur la crise.

Cette semaine, au parlement européen continuait le ronron des eurosatisfaits, extraterrestres peu sympathiques et même franchement inquiétants. On vota comme un troupeau le dispositif laxiste à pleurer autorisant la libre circulation des produits financiers toxiques, le passeport d’entrée libre pour les agences de notation, un texte sur les ventes de produits financiers à découvert et ainsi de suite. Toutes ces folies manifestent que ces braves gens sont déjà en retard de six mois sur les évènements. Ils continuent à permettre et encourager des pratiques catastrophiques.

(...)

Le pire quand même si c’est possible c’est le moment où cette prose laisse percer le front compassionnel de ses auteurs et révèlent l’idée qu’ils se font de la solidarité dans le moment dramatique que nous vivons. Ces gens-là ne changeront jamais. La démocratie chrétienne n’est pas pour rien la principale fondatrice de cette Union Européenne. Ainsi quand le texte "fait remarquer que les femmes, en particulier, courent un risque accru de vivre dans la pauvreté; constate que la pauvreté des enfants a augmenté dans plusieurs États membres pendant la crise; souligne le fait que cela est inacceptable, et que ces tendances négatives doivent être inversées;" Tout cela est bel et bon. Et que propose le rapport pour répondre à cette situation ? Il n'en appelle pas à l'Union européenne, pas aux Etats membres, mais…aux ONG! Mais oui ! Il "appelle par conséquent les organisations non gouvernementales existantes, en particulier, à former un réseau solide pour éradiquer la pauvreté des enfants moyennant des approches centrées sur les enfants, des objectifs spécifiques aux enfants, et à accorder une importance toute particulière aux droits des enfants". Eradiquer la pauvreté devient la mission des ONG. On se demande à quoi sert l’Etat. Mais précisément pour les sociaux libéraux comme pour la droite, l’Etat est toujours de trop.

Source: Blog européen de Jean-Luc Mélenchon

Nos pauvres souffrent !

dimanche, 17 juillet 2011

Le Dignité

Le bateau français Dignité-Al Karama a quitté l’île de Kastellorizo en Grèce, vers 20h30 heure locale, aujourd’hui 16 juillet 2011, en direction du sud. Les dix passagers à son bord sont des représentants la Flottille de la liberté II – Restons humains. Celle-ci a vu tous ses bateaux être retenus dans les différents ports de la Grèce par des tracasseries administratives, du sabotage, des restrictions soudaines ou la perte de leur immatriculation.



Le Dignité, battant pavillon français, est parti de Corse le 25 juin et a atteint les eaux grecques depuis quelques semaines. Il est maintenant parti, et ce, sans être suivi par la garde côtière ou la marine grecque.



Parmi les délégués à bord, on retrouve Stéphan Corriveau du Bateau canadien pour Gaza ainsi que des représentants français, grecs et suédois qui faisaient partie de la Flottille de la liberté II (dont Olivier Besancenot). Sont aussi sur le bateau, Amira Hass, une journaliste israélienne très connue et qui travaille pour le journal Haaretz, et une équipe de la télévision Al-Jazeera.



Kastellorizo, qui se retrouve à l’extrême est de l’archipel grec, est à quelques milles marins de la Turquie. Une bonne partie de sa population avait trouvé refuge à Gaza durant la Deuxième guerre mondiale et y était demeurée quelques années. Le maire actuel de l’île, Paul Panigiris, est né à Gaza et garde des sentiments très forts, tout comme d’autres habitants de l’île de Kastellorizo, pour une population qui les a si bien accueillis et qui est maintenant sous blocus.



L’action du Dignité n’est pas une mini version de la Flottille de la liberté II, mais un première vague qui sera suivie par plusieurs autres. C’est un message clair au gouvernement d’Israël, à la communauté internationale et à la population assiégée de Gaza : le Bateau canadien pour Gaza et la Flottille de la liberté II n’abandonneront pas tant que le blocus inhumain et illégal sur Gaza ne sera pas levé.



Gaza, nous arrivons!

Source: Dazibaoueb. Info supplémentaires sur le sujet: René Naba

vendredi, 15 juillet 2011

Sale coût pour le gouvernement

500 millions d'euros de surcoût, 130 défauts majeurs, des factures qui s'envolent, des délais qui s'étirent... L'hôpital Sud Francilien s'est enlisé dans son partenariat public-privé, désormais en état de mort clinique.

"PPP", trois lettres qui constituent le nouveau dogme gouvernemental. L'arme fatale contre le déficit.

PPP, "Partenariat-public-privé", une véritable formule magique (dixit le gouvernement) : en clair, c'est le privé qui se charge de l'investissement, de la construction et de l'entretien, tandis que le public se contente de payer un loyer tous les mois, avant de devenir proprio quelques décennies plus tard.

Le coût de la construction de l'hôpital Sud Francilien (prévu pour remplacer plusieurs hôpitaux de la région - LA vitrine des PPP !) a été initialement estimé à 344 millions d'euros, à la charge du groupe Eiffage. En contrepartie, l'hôpital devra s'acquitter d'une obole de 38.8 millions d'euros annuels pendant 30 ans. Ce qui ramène le montant global de l'ordonnance à... 1,2 milliard d'euros ! Remboursé par la Sécu, aux deux-tiers. Un énorme gouffre financier, selon la Cour des comptes, qui estimait en septembre dernier que "le recours à une maîtrise d'ouvrage publique financée par l'emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable pour l'établissement". Et pour cause, l'institution estimait que le montant final de la douloureuse n'aurait jamais dû dépasser les 760 millions d'euros ! Soit une perte sèche de 450 millions pour la collectivité. Bravo !

Un hôpital sous anesthésie totale.

Le pire, c'est que sur le terrain, la réalisation est une catastrophe. L'hôpital aurait dû être livré en janvier 2011 pour accueillir ses premiers patients au mois de juin suivant. Las, l'ouverture est reportée à la fin de l'année, au mieux. En attendant, l'administration doit raquer pour des locaux inutilisables. Car l'hôpital a passé au scanner plus de 7 000 points souffrant de finitions insuffisantes, dont 130 défauts de construction importants : une biberonnie "oubliée" au service néonat', des meubles en aggloméré qui s’avèrent être de véritables nids à microbes en réanimation, des groupes électrogènes défaillants, des installations électriques hors-normes qui ont déjà nécessité l'intervention des pompiers... Cerise sur le gâteau, Eiffage demande une rallonge de 100 millions d'euros (près de 30% du budget initial) ! Résultat de cet énorme gâchis : le conseil de surveillance de l'hôpital et le conseil général de l'Essonne viennent purement et simplement de demander... la fin de ce partenariat public-privé. Avec une belle petite prime de compensation pour le groupe Eiffage à la clé. Tout bonus. Comme "projet emblématique" des PPP, on n'aurait pas mieux trouvé... Comme "victoire de la Modernisation de l'Etat", par contre...

Lire l'article complet sur Les mots ont un sens.

jeudi, 14 juillet 2011

ça sent la poudre.

Au 1er juillet de cette année, le gouvernement donne la possibilité à la police de tirer à balles réelles sur les manifestants en France: JORF n°0151 du 1 juillet 2011 page 11269 texte n° 17.

Médiapart s'interroge

Rappels : le fusil de calibre 7,62 est une arme de guerre ! La gendarmerie dépend maintenant du Ministère de l'Intérieur.

. Questions :

Pourquoi le gouvernement se donne-t-il aujourd'hui le droit de tirer à balles réelles sur les citoyens qui manifestent ?

Pourquoi un tel arrêté maintenant ?

La Nation est-elle en péril, en guerre civile ?.

Ou bien les gouvernants et autres "dilapideurs" prévoient-ils après d'autres pays d'Europe, la "faillite" (comme ils disent ) de la France, et craignent-ils des révoltes sociales, des émeutes ?

Ne voient-ils pas trop de pays où les citoyens se révoltent contre un pouvoir abusif ?

Ne voient-ils pas, en France même, trop de citoyens en rupture avec un système qu'ils cherchent à maintenir coûte que coûte et qui est en train de s'effondrer?

En tous cas, un tel arrêté mériterait, pour le moins, une question au gouvernement ( ce qui ne semble pas avoir été le cas), et le lancement d'une pétition réclamant son abrogation immédiate !

Médiapart

mercredi, 13 juillet 2011

Le déficit un sport droitier

Avez-vous entendu Nicolas Sarkozy se livrer à l’exercice qui vous pose un « homme-politique-responsable-et-réaliste » ? Il a fustigé le risque "d’explosion des déficits" si la gauche revenait au pouvoir. Il ne court aucun risque avec ce numéro. Tous les éditocrâtes ont déjà recopié à plusieurs reprises cette contine pour les enfants turbulents mais naïfs. Il n’aura donc jamais l’inconvénient qu’on lui demande des comptes sur son propre bilan à ce sujet. Personne n’a de mémoire ? Il y a matière pourtant. A force de réduire les impôts au profit des plus riches et donc d’appauvrir l’Etat, Nicolas Sarkozy a lui-même creusé la dette à un rythme record. Depuis qu’il a été élu en 2007, la dette a augmenté de prés de 20 points par rapport à la richesse nationale produite ! Ce n’est pas rien tout de même ! Elle est passée de 67% du PIB à environ 85%. Où pouvez vous lire ces chiffres ? Qui en parle parmi les candidats à la candidature et autres ? Personne. Je me demande pourquoi.

Un analyste attentif pointerait que le creusement de la dette publique est une spécialité des gouvernements de droite et des libéraux spécialement. Mais où sont de tels analystes ? Pourtant tous les records historiques de creusement de la dette appartiennent à la droite. Ainsi avec Balladur et Juppé qui eux aussi l’avait augmentée de 20 points en 4 ans de 1993 à 1997. La dette c’est la droite. Ce n’est pas un slogan, c’est un fait. Quant à la gauche, je rappelle que le seul gouvernement à avoir fait baisser la dette depuis 30 ans est le gouvernement Jospin. Sous son mandat la dette est passée de 59 à 57 % du PIB. Sarkozy ferait donc mieux de se taire.

Jean-Luc Mélechon

mardi, 12 juillet 2011

Bobard n°7 – « Privatisée, l’entreprise se développera »

« Les services à la personne vont créer 500 000 emplois », « La France est gagnante dans la mondialisation », « Il faut des stock-options pour tous », « Privatisée, l’entreprise se développera », etc. Les journalistes économiques Hervé Nathan (Marianne, ex-Libé) et Nicolas Prissette (JDD) se sont permis de douter dans Les bobards économiques.
Bobard n°7 – « Privatisée, l’entreprise se développera »

C’est à tout allure que Dominique de Villepin et Thierry Breton ont mené la privatisation des autoroutes françaises en 2005. Depuis 2002, les entreprises publiques font des bénéfices. Et pour cause: les 8300 kilomètres d’autoroutes tricolores sont pour beaucoup amortis et les péages restent en vigueur, rappellent les deux journalistes.

Des autoroutes vendues en soldes Le ministre de l’Économie annonce donc le 14 décembre 2005 une vente … à 14,8 milliards d’euros. Un chiffrage du Commissariat au plan évaluait le prix plutôt entre 22 et 23 milliards. Les autoroutes bradées?

Une étude de l’Edhec, l’école de commerce, montre que l’action valait 64 euros. Vinci l’a obtenue à 51 euros. Les autres vainqueurs s’appellent Eiffage, Macquarie, Albertis. Selon le rapport 2009 de la Cour des comptes, la cession des sociétés concessionnaires des autoroutes aurait dû rapporter 24 milliards d’euros. Le gouvernement a donc fait cadeau de 9,5 milliards d’euros à une poignée de multinationales, remarquent Hervé Nathan et Nicolas Prissette.

L’Etat doit emprunter… L’Etat avait promis d’utiliser ces recettes pour financer le développement des infrastructures de transport. Il est finalement obligé d’emprunter sur les marchés financiers. Privé, au nom d’une privatisation, d’assumer son rôle, et obligé de s’endetter, alors que le but inverse était soi-disant recherché.

… et devient locataire du privé Mais le transfert au privé ne s’arrête pas à des infrastructures déjà existantes. Il s’étend aussi aux projets futurs.

C’est l’engouement pour les partenariats public-privé (les PPP): une société conçoit et construit -par exemple une prison- puis gère -l’hébergement des détenus, leur nourriture, etc. En contrepartie, l’Etat verse des loyers, résument les deux journalistes.

Quitte à ce que ce soit plus cher? « Le coût a priori plus élevé du recours au financement privé sera supporté en définitive par le contribuable », confesse le ministère de l’Economie dans le dossier de présentation des PPP, comme le révèle alors Le journal du Dimanche.

L’eau privatisée se consomme plus cher Et les deux journaliste, dont Nicolas Prissette, chef-adjoint du service Economie du JDD, de rappeler l’exemple des marchés de l’eau, gérés par Veolia, Suez et la Saur, des sociétés qui finançaient également des campagnes électorales. Il a fallu plusieurs rapports de la Cour des comptes et une campagne de l’UFC-Que choisir? pour que de nombreux maires décident de reprendre la main ou, souvent, de négocier des baisses de prix.

En cause, pour les deux auteurs du livre: l’exécution aveugle des préceptes de la Commission européenne. Par comparaison, les Etats-Unis ne sont jamais allés aussi loin dans le libéralisme industriel et encore moins la Chine. Bruxelles diligente de son côté la libéralisation de la sphère publique par principe: les télécoms (sur Orange), les postes, l’électricité, le gaz, les trains… Tout doit y passer.

Pourtant, en 2004, le gaz et l’électricité libéralisés, les prix « libres » s’envolent. A tel point que le gouvernement doit inventer dans l’urgence en 2006 un tarif de retour chez EDF.

Éric Verhaeghe, ex-directeur de l’Apec, ex-membre du Medef, va même plus loin et renverse l’assertion initiale (« Privatisée, l’entreprises se développera ») dans son livre Jusqu’ici tout va bien!. Il remarque que les plus grandes entreprises françaises sont d’anciennes entreprises publiques privatisées et qu’elles n’auraient pu se constituer sans des liens constants avec l’Etat. Autrement dit, sans l’aide de l’Etat, ces plus grosses entreprises françaises ne pourraient pas se développer. Pour demander finalement: « quelle est la légitimité de ces entreprises à s’émanciper d’un contrôle citoyen et à revendiquer des droits dus à des activités totalement indépendantes de la collectivité? »

Elsa Fayner via Dazibaoueb.

lundi, 11 juillet 2011

Ce que nous voulons: l'humain d'abord !

Si pour Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa "l'homme n'est pas une marchandise comme les autres" mais n'en demeure pas moins une marchandise; pour le Front de Gauche c'est: "l'humain d'abord !"

Extrait des propositions qui constituent la synthèse de ce qui fait accord entre les trois formations du Front de Gauche.
1/ Partager les richesses et abolir l'insécurité sociale.

Agir tout de suite : Rétablissement des 35 heures - Droit à la retraite à 60 ans à taux plein - SMIC à 1 600 euros bruts par mois pour 35h - Instauration du salaire maximum : dans chaque entreprise l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne pourra dépasser 1 à 20 - Augmentation immédiate des bourses d’études - Elargissement des droits sociaux aux jeunes majeurs - Convocation d’assemblées régionales et nationale pour l’emploi, les qualifications et les salaires - Gratuité des soins - Abrogation de la loi Molle sur le logement - Blocage des loyers - Revenu maximum fixé à 360 000 euros par an - Arrêt de la RGPP - Abrogation de la réforme hospitalière - Réintroduction des élections paritaires dans les caisses de gestion de la Sécurité sociale - Titularisation des 800 000 précaires de la Fonction publique

Agir pour un changement durable : SMIC à 1 600 euros nets par mois pendant la législature - Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmes-hommes - Mise en chantier d’un système de sécurité d’emploi et de formation pour tous - Mise en place d’un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie - Création d’un pôle public du médicament.


Source et développement: Programme populaire et partagé du Front de Gauche.

Front de Gauche

dimanche, 10 juillet 2011

Au secours, je suis médecin !

Trois morts en trois jours. Le constat est effroyable. En moins d’une semaine, l’hôpital public a été endeuillé à trois reprises : ce mardi, un interne des urgences de Rouen mettait fin à ses jours. Un peu plus tôt, un urgentiste de Mende se tuait accidentellement en rentrant de garde tandis qu’un infirmier se suicidait dans le Nord de la France. « C’est le chaos total », déplore Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF). « Je n’ai jamais vu autant de souffrance au travail, les cadences dans les hôpitaux sont infernales. Dans certains établissements, c’est devenu la Corée du Nord ! Les gardes ne sont même plus toujours payées ! », poursuit l’urgentiste, qui a lancé un cri d’alerte cette semaine.

Son but : briser le tabou qui entoure les suicides de médecins à l’hôpital. « Le cabinet de Xavier Bertrand nous en a empêché d’en parler », assure Pelloux. Pourtant, le phénomène est bien réel. Depuis quelques temps, le burn-out frappe de plein fouet l’hôpital, autant dans les rangs des médecins que dans ceux des personnels non-médicaux. D’après un sondage du Groupe Pasteur Mutualité, 86% des soignants estiment avoir besoin d’un soutien psychologique et médical. La faute à un échec patent de la médecine du travail dans les établissements de santé et aussi – surtout – à la politique de restriction budgétaire qui règne dans les hôpitaux depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) et à l’instauration de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST, aussi connue sous le nom de loi Bachelot).

Pour retrouver l’équilibre financier, les directions des centres hospitaliers n’hésitent plus à tailler dans le vif des effectifs. En trois ans, 45.000 emplois ont ainsi été supprimés dans la fonction hospitalière publique, selon la Fédération hospitalière de France (FHF). Dans un document interne, la direction de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) détaille ses orientations pour les années à venir : pour atteindre les objectifs de retour à l’équilibre financier, il faudra supprimer 3.500 postes non médicaux entre 2011 et 2014. Et d’ajouter une remarque pour le moins cynique : « Cette évolution de l’emploi sera favorisée par un turn-over élevé (en moyenne 11%, mais qui est bien entendu hétérogène selon les métiers) ». Le document précise également que l’institution hospitalière doit 1,26 million de jours de repos à son personnel, soit 17,6 jours par agent.

« La médecine doit redevenir humaniste », plaide Patrick Pelloux, en échos à un rapport récent de l’Académie de médecine sur le même thème. Vues les orientations actuelles en matière de politique hospitalière, il semblerait malheureusement que cela ne soit pas à l’ordre du jour.

Source: Marianne 2

Les dégâts causés par le sarkozisme sont énormes, tous nos systèmes sociaux: hôpitaux, éducation, ... tous nos acquis sociaux, sont en voie d'extinction. Il est grand temps de s'opposer à cette ploutocratie entretenue par l'UMP et le PS. Mélenchons, présidons !

vendredi, 8 juillet 2011

Fukushima social

Depuis 20 ans et depuis 1989 en particulier, les banques ont pu répudier avec élégance leur propre risque encouru par leurs comportements spéculatifs à haut risque et qui ont mené à ladite Crise, et actuellement à la crise grecque. Le "modèle français" d'aide à la Grèce a l’avantage d'être une manipulation comptable et de calmer les agences de notations qui ne devraient pas la qualifier "d’événement de crédit" (cessation de paiement / insolvabilité du débiteur / banqueroute d’État). Mais cette manipulation ne peut pas cacher l’impuissance affichée et ostentatoire des gouvernements. Ces gouvernements ne veulent pas trouver d’autre solution que celle d’offrir aux banques et créanciers privés un marché sûr et prometteur afin qu’ils veuillent bien se déclarer volontaires pour participer encore une fois au rachat de la dette grecque, et finalement à l'assouplissement indolore de leurs propres pertes. L’exigence que les créanciers privés financent en réalité et totalement leurs propres pertes ne pourra de toute manière jamais être imposée… dans un État de droit. Le gouvernement français fête déjà cette "solution" comme une victoire due à sa propre initiative. Cette "solution" n'a comme effet que d'encourager les spéculateurs à avoir des comportements à très haut risque puisque le too big to fail - trop grand pour faire faillite est maintenu en l'état sans inflexion.

En cas "d'événement de crédit" les CDS, les assurances sur le défaut de paiement, devront être remboursés et payés avec la juteuse prime d'assurance pour laquelle ils ont été souscrits, et comme personne ne sait qui détient ces assurances sur la dette grecque, personne ne peut évaluer les effets de domino dans l'effondrement financier résultant de la banqueroute d’État de la Grèce et de la bulle des CDS dédiés. Pour rappel, vous pouvez acheter des CDS sur le dette grecque sans détenir le moindre des Bons du Trésor grec. C'est comme si vous souscriviez à une assurance incendie sur la maison de votre voisin, alors vous avez tout intérêt à ce qu'elle soit détruite par le feu et à ce que l'oligopole américain des agences de notation joue au pyromane pro-américain alors que la situation des USA est bien pire. Aujourd'hui elles mettent de nouveau le feu au Portugal. Ces agences de notation n'avaient pas vu venir ladite Crise en 2008 et les faillites de toutes les banques systémiques américaines auxquelles elles donnaient le triple-A... Seuls les CDS sur la mort de votre voisin sont interdits. Les CDS ont officiellement été inventés par JP Morgan pour multimutualiser le risque, mais comme le risque et la chose couverte par ce risque ne sont pas dans le périmètre de la même personne, les CDS ne sont que des objets de très haute spéculation comme pour n'importe quel pari de bookmaker qui peut aussi parier sur l'apparition d'un trou dans vos chaussettes. Là où CDS et chose couverte par le risque entrent dans le même périmètre, c'est dans la zone garnie par l'activité conjointe des banques qui pratiquent des opérations d'assurance sur le défaut de remboursement des crédits qu'elles accordent. Ces banques se croient investies du pouvoir divin d'accorder aveuglément n'importe quel crédit à n'importe quel clochard, parce qu'elles se croient sauvées par avance en vendant des assurances qu'elles ont inventées sur le crédit accordé au clochard, en sachant que le clochard ne capitalise sur rien d'autre que sur une cirrhose de son foie. Ces banques titrisent ces différents crédits accordés à différents clochards, les morcellent et les associent en bundles (fagots) pour en faire des produits financiers dérivés qu'elles vendent sur les marchés financiers en espérant qu'il n'y ait qu'un seul "black swan", un seul clochard, un seul risque imprévu appelé "moral hasard" contre lequel elle pourra faire face. Mais comme les banques ont inondé les marchés avec leurs crédits octroyés à des multiples clochards emprunteurs appelés NINJA (No Income, No Job, no Assets) qui n'ont pas de bonités bancaires, elles ont répudié elles-mêmes de leur pratique leur devoir de vigilance, le risque et leur devoir d'y faire face. Les banques se sont administrées à elles-mêmes une potion d'éternelle jouvence qu'elles ont elles-mêmes inventée pour se donner fière allure et pour attirer le spéculateur intéressé par la potion magique des CDS au lieu d'investir sainement dans un projet économique d'un entrepreneur. (...)

Par ce concept ne prend pas place dans les consciences des peuples qu'ils sont directement engagés pour les 30 prochaines années à venir à payer les remboursements des dégâts et des destructions causés par le système du shadow-banking et le système généralisé Ponzi-Madoff. Un tel concept remplace à lui seul toute une idéologie totalitaire et dispense les régimes politiques de s'installer par la force d'un putsch nanti de son décorum, de rituels militaires et de ses plans d'extermination des insoumis et de leurs déviances. Le langage ne correspond pas à la vérité existante mais à une volonté normative de classifier et d'ordonner son environnement. Le groupe de mots "événement de crédit" masque la réalité de l'échec inéluctable de notre modèle économique ordolibéral qui ne peut que conduire au Fukushima social.

Lire l'article dans son entier sur Rénovez Maintenant 67, journal d'un Cimbre

jeudi, 7 juillet 2011

L'UMP et le PS ensemble contre le pluralisme de la presse

Le texte de la proposition de loi déposée par le PS et l'UMP et discuté aujourd'hui à l'assemblée veut dispenser la presse de passer par le système de distribution coopératif. Ce projet signerait la mort de la diversité de la presse.

Le système coopératif, hérité du Conseil National de la Résistance, permet de garantir une égalité de distribution sur le territoire et la diffusion de tous les journaux. Les grands groupes payent plus pour la diffusion des plus petits. C'est une garantie fondamentale du pluralisme de la presse. La main invisible du marché ne garantit que la loi de la jungle.

Le Parti de Gauche, attaché au pluralisme de la presse, dénonce la volonté des députés PS et UMP de casser les garanties de l'égal accès de tous à la presse. Le modèle de coopératives doit être défendu comme un moyen de la république sociale et non détruit au profit des grands industriels. Le Parti de Gauche apporte de nouveau tout son soutien aux salariés notamment ceux du groupe de diffusion Presstalis.

MARTINE BILLARD pour le FRONT de GAUCHE

dimanche, 3 juillet 2011

Lettre écrite avant de monter à bord du bateau français pour Gaza

« Je serai heureux si j’apprends qu’un seul de mes nouveaux lecteurs a compris combien il est risqué de suivre le chemin dont le point de départ est le fanatisme nationaliste et la capitulation de la raison. » Primo Lévi : Si c’est un homme

Quelques mots avant de monter à bord du Bateau français pour Gaza

Je suis né à Paris, en mars 1937 dans une famille juive française que l’on disait israélite alors pour marquer la différence entre ces familles françaises et celles qui venaient de l’Europe entière, fuyant le nazisme et le fascisme.

C’est à Paris que j’ai vécu la plus grande partie de ma vie.

Mon histoire personnelle avec Lyon remonte aux années noires de l’occupation, de la collaboration, à l’été 1942 plus exactement, quand ma famille fuyant Paris est venue se réfugier ici du côté de Montchat.

Le couvent voisin nous ouvrait parfois ses portes à nous les enfants : mes deux jeunes soeurs et moi, quand mes parents étaient informés de dangers de rafles....

En automne 1943, c’est aussi une institution religieuse lyonnaise qui m’a accueilli quelques mois avant que je sois définitivement caché en Haute Loire jusqu’à la Libération.

Lyon c’est aussi mon père, arrêté fin juillet en distribuant des tracts près de la gare Perrache.

Lyon c’est Montluc où il fût interné puis, le Convoi du 11 août 1944....

Lyon ensuite s’est à nouveau imposé à moi en 1987 au moment du procès de Klaus Barbie où nous étions – ma mère, mes soeurs et moi – Parties Civiles pour ce Convoi du 11 août, la déportation de mon père, sa mort ensuite mi avril 1945, dans le camp d’extermination de Melk en Autriche.

Ce crime contre l’ Humanité parmi les multiples autres crimes contre l’ Humanité dont Barbie avait à répondre.

Lyon est aujourd’hui la ville où j’ai décidé de vivre ma retraite.

Souvent, il m’est arrivé de lutter contre l’injustice, pour le droit des peuples à leur indépendance et à leur liberté dont celles, essentielles, du peuple Algérien.

Jamais, dans ces combats qui ont marqué ma jeunesse, ma vie tout court, il m’est venu à l’esprit de faire valoir mon identité juive.

Comme beaucoup, j’étais anticolonialiste, internationaliste comme on le disait alors.

La question Palestinienne, la guerre sans fin faite par l’Etat hébreu aux Palestiniens, l’utilisation par Israël de notre histoire, des tragédies dont nous avions été les victimes, pour légitimer ses crimes en Palestine, faire taire toutes critiques, fussent-elles minimes, m’ont obligé ( c’est le cas pour beaucoup d’autres juifs ) à sortir de ma réserve, à prendre à bras le corps cette identité juive qui jusqu’alors faisant partie de mon intimité, pour affirmer mon refus de cette politique criminelle faite « en notre nom ».

Je suis de ceux qui pensent qu’aujourd’hui, en ce début du XXI siècle, il grand temps d’envisager que le temps du nazisme, le temps de la collaboration, le temps des crimes dont nous avons été les victimes, fait définitivement partie de l’ Histoire, que ce temps là appartient maintenant aux historiens, que nous devrions, nous les survivants, cesser de parler.

Mais Israël, paradoxalement, nous interdit le silence.

Mais les gens, ici en France, qui monopolisent « en notre nom » la parole juive, eux aussi nous interdisent le silence.

Et que dire du gouvernement français qui nous enferme dans un communautarisme criminel,et laisse supposer, en même temps qu’il fait grand bruit autour de la prétendue « identité nationale », que nous, juifs français, aurions éventuellement une double nationalité - française et israélienne - entretenant ainsi le discours israélien et celui des sionistes français, discours favorisant la résurgence du racisme et de l’antisémitisme ?

Ce gouvernement, lui aussi, nous interdit le silence .

Il faut donc parler ….

Aujourd’hui même, ce 21 juin 2011, aux informations de 7 heures, le chroniqueur nous parlait de Justice Internationale, de crimes de guerre, de crimes contre l’ Humanité, de populations civiles menacées, en Syrie, en Libye, en Afrique et ailleurs, sans un mot pour ce qui est de la Palestine devenue pour tous une zone noire, invisible, innommable même...

Sans un mot pour ces populations civiles palestiniennes elles aussi en permanence menacées.

Il faut donc parler …

A Lyon justement, où depuis le procès de Barbie en 1987, le Centre d’ Histoire de la Résistance et de la Déportation ( CHRD ) est devenu un lieu incontournable où des milliers et des milliers de jeunes et de moins jeunes viennent chaque année visiter ce lieu, voient le film consacré au procès, voient tous ces témoins qui ont défilé, des jours durant, dire devant le monde entier ce que Crimes contre l’Humanité signifiaient.

Je me souviens de la déposition de Madame Zatlin le 27 mai, à propos de l’arrestation et la déportation des enfants d’Izieu , cette déposition que l’on peut écouter dans le film au CHDR, cette déposition / question au cours de laquelle elle demande à l’avocat de Barbie :

« Barbie a toujours dit qu’il s’occupait uniquement des Résistants et des Maquisards ; ça veut dire des ennemis de l’armée allemande.

Je demande : les enfants, les 44 enfants, c’étaient quoi ?

C’étaient des Résistants, c’étaient des Maquisards ?

Qu’est-ce qu’ils étaient ?

C’étaient des innocents !

Monsieur le Procureur, Messieurs les Jurés, les enfants sont des enfants, qu’ils soient blancs, qu’ils soient noirs, qu’ils soient juifs ».

Cette interrogation / question est toujours actuelle, d’une grande actualité même, les enfants palestiniens, les enfants de Gaza qui meurent par centaines, qui sont les principales victimes plus exactement, qu’est ce qu’ils sont ?

Des résistants, des ennemis d’ Israël ?

Simplement : ce sont des innocents.

Et la communauté internationale se tait. Les oublie complètement, nie leurs droits les plus élémentaires.

Je vais le samedi et le dimanche avec ma petite fille au Parc de la Tête d’Or.

Des milliers d’enfants comme elle jouent librement, sans crainte, dans cet espace merveilleux.

Je voudrais que les grands pères palestiniens, ceux de Gaza, aient – comme moi – la joie de pouvoir promener leurs petits enfants dans des jardins aussi tranquilles pour leurs petits enfants que le parc de la Tête d’ Or, que leurs petits enfants, eux aussi, jouent aux jeux de leur âge sans crainte, librement.

Des jardins et des jeux qui nous étaient interdits, à nous aussi enfants juifs, par Vichy. Souvenez - vous !

Voilà, je parle donc,

Dans quelques jours, je serai avec la délégation française sur le Bateau qui voguera vers Gaza pour dire - avec la Société Civile française qui, par sa grande générosité, a financé ce bateau – notre indignation face à cette indifférence générale, notre exigence à ce que cesse le blocus illégal et criminel de Gaza, notre exigence qu’ Israël respecte enfin le Droit International, le Droit Humanitaire International.

Ces Droits Internationaux construits dans le sang de nos parents.

Toutes et tous, nous refusons la capitulation de la raison.

Georges Gumpel, enfant caché, fils de Déporté « Mort pour la France » à Melk en Autriche, Partie Civile au procès Barbie, membre de l’ Union Juive Française pour la Paix - UJFP.

Lyon le 21 juin 2011

Article original sur Oulala.net

samedi, 2 juillet 2011

L'effet Monopoly

« Mais, Reine Rouge, c'est étrange, nous courons vite et le paysage autour de nous ne change pas ? » Et la reine répondit : « Nous courons pour rester à la même place. »

Ce court extrait d'Alice au pays des merveilles nous éclaire sur le processus dynamique tendant au chaos qu'est l'homme, une idée mise en avant par le biologiste Leigh van Valen qui postule que dans un groupe d'organismes soumis à la concurrence, l'effort d'adaptation est sans cesse renouvelé ce qui conduit inéluctablement à un processus incessant de constuction/destruction des civilisations, le mythe de Sisyphe revisité.



Karl Marx avait ainsi raison et pourtant, il s'est trompé sur son analyse de la fin du capitalisme. Ce n'est pas la baisse tendancielle du taux de profit, une idée qui n'est pas de lui mais d'Adam Smith, qui provoquera la fin du capitalisme mais plutôt l'hyper concentration du taux de profit, le terrible "Moi" du névrosé pathologiquement dilaté. L'essentiel des intérêts (loi de Pareto) sont donc perçus in fine par un petit nombre de personnes qui finissent par s'emparer du système. Je nomme cela l'effet Monopoly (célèbre jeu dans lequel ne subsiste qu'un seul vainqueur ayant ruiné les autres). Alors que tout le monde parle de danger systémique, prend conscience que le poids disproportionné de certains organismes financiers représente le risque d'explosion du système, on continue dans une fuite en avant des exponentielles de profits.

En effet, le dernier rapport sur les produits dérivés de l'Office of the comptroller of the Currency nous apprend dans son introduction que "the Trading revenues in the first quarter of 2011 were 113% higher than in the fourth quarter of 2010." 113% d'augmentation, un chiffre qui a du mal à coller à la réalité économique ! Source : http://www.occ.treas.gov/topics/capital-markets/financial-markets/trading/derivatives/dq111.pdf

243 991 milliards de dollars de produits dérivés détenus par 4 banques aux USA (des métastases) sont ainsi à comparer avec les 65 000 milliards du PIB de la planète. Pire encore, ils ont augmenté de 12 810 milliards de dollars au premier trimestre 2011. Ubuesque ! Tout système, aussi lumineux soit-il, possède son ombre et contient dans son essence un processus de putréfaction, l'entropie, l'évolution inéluctable vers le désordre. La finalité du capitalisme sera donc le chaos et par voie de conséquence l'ordo, la dictature, à moins que..

Article de l'excellent Gilles Bonafi

La création de l'argent à l'état !

vendredi, 1 juillet 2011

La Dette Publique ou Le vrai Bilan Economique et Politique de Sarkozy

1 646 100 000 000 euros soit 1646,1 milliards d’euros soit, encore, 84,5% du PIB. Toutes les gesticulations du petit Napoléon, toutes les menteries de ces collabos, tous les otages libérés ne suffiront pas à faire oublier de tels chiffres annoncés par l’INSEE.

Cela démontre plusieurs choses: - l’incompétence totale de Mme Lagarde, résultat qui n’augure rien de bon quant à son travail au FMI - l’inutilité du grand emprunt d’un coquet montant de 35 milliards d’euros - l’inverse des théories fumeuses du clan UMP: les élus locaux (majoritairement dans l’opposition) ne sont pas responsables de l’alourdissement de la dette (4,1 milliards d’euros en moins au débit des collectivités locales ce qui représente moins de 9,5% de la dette totale française).

Ainsi en une année seulement, l’Etat National Sarkoziste est parvenu, grâce à sa politique économique sans faille, issues de cerveaux experts et affutés, à s’endetter de 41,5 milliards d’euros. Un vrai record de médiocrité. Ces mauvais résultats expliquent pourquoi, l’antépénultième gouvernement Fillon a revu les prévisions de dette : 85,4% du PIB fin 2011, 86,9% fin 2012, 86,4% fin 2013 et 84,8% fin 2014, histoire de faire plus crédible à défaut de sérieux.

Qu’il est loin le temps du candidat du pouvoir d’achat, se vantant même d’aller chercher « avec les dents ». Il est vrai que les dents d’un petit caniche de l’OTAN, hargneux et arrogant, paraissent bien petites face à l’ampleur de la crise mondiale et des conséquences aggravées par ce même caniche.

Ajoutons à ce triste constat, les 4 millions 658 000 chômeurs réels en France (métropole et DOM-TOM), inutile de dire que le National Sarkozism est à ranger sur l’étagère des arnaques et que son gourou, le Sarkozy, à inclure dans le livre de nos Grands Zhéros de l’Histoire de France.

Sarkozy homme en or... dure

Encore un excellent article et un photo-montage en or de Cpolitic

mardi, 28 juin 2011

Mythologie grecque

Mythe n°1 : les Grecs sont paresseux

Cela résume en grande partie ce qui est souvent dit ou écrit par rapport à la crise. Selon cette thèse, l’éthique méditerranéenne du travail serait laxiste et expliquerait notre chute. Et pourtant les données de l’OCDE montrent qu’en 2008, les Grecs ont travaillé en moyenne 2120 heures par an, soit 690 heures de plus que les Allemands, 467 heures de plus que les Britanniques et 365 heures de plus que la moyenne européenne. Seuls les Coréens travaillent plus longtemps que nous. De plus, les congés payés en Grèce sont en moyenne de 23 jours, soit moins que la plupart des pays de l’Union Européenne y compris le Royaume-Uni (28 jours) et l’Allemagne (30 jours).

Travail en Grèce

Mythe n°2 : les Grecs partent trop tôt à la retraite

Le chiffre de 53 ans avancé comme âge moyen de la retraite en Grèce est tellement galvaudé qu’il en est devenu un fait. Ce chiffre provient en réalité d’un rapide commentaire sur le site du New York Times. Il a depuis été répété par Fox News et dans d’autres publications.
La vérité, c’est que les fonctionnaires grecs ont la possibilité de prendre leur retraite après 17,5 années de service, mais avec une pension de moitié. Le chiffre de 53 ans n’est qu’une grossière moyenne entre le nombre de personnes qui choisissent effectivement cette option (la plupart du temps pour changer de carrière) et ceux qui continuent dans le service public jusqu’à obtenir le droit à une pension complète. En regardant les données d’Eurostats, on se rend compte que l’âge moyen de départ à la retraite était de 61,7 ans en 2005, soit plus que l’Allemagne, la France ou l’Italie, et plus également que la moyenne des 27 pays de l’Union Européenne. D’ailleurs, la Grèce ayant été forcée de rehausser l’âge minimum légal de départ à la retraite, ce chiffre est susceptible d’augmenter encore à l’avenir.

Retraites en Grèce

Mythe n°3 : la Grèce est une économie faible, qui n’aurait pas dû intégrer l’Union Européenne

Une des affirmations fréquemment adressées à la Grèce est que son adhésion à l’Union Européenne lui a été accordée grâce au sentiment que la Grèce est le “berceau de la démocratie”. Ce qui pourrait difficilement être plus éloigné de la réalité. En 1981, la Grèce est devenue le premier pays membre de la CEE après les six pays fondateurs. Membre de l’UE depuis 30 ans, la Grèce est classée par la banque mondiale comme un “pays à haut revenus”. En 2005, la Grèce était classée 22ème pays mondial en termes de développement humain et de qualité de vie – soit mieux que la France, l’Allemagne, et le Royaume-Uni. Pas plus tard qu’en 2009, la Grèce avait le 24ème plus haut ratio de PIB par habitant, selon la Banque Mondiale. De plus, selon une étude de l’Université de Pennsylvanie, la productivité de la Grèce en terme de PIB réel par personne et par heure de travail serait plus haute que la France, l’Allemagne ou que les États-Unis, et même 20% plus élevée que celle du Royaume-Uni.

Economie de la Grèce

Extrait d'un excellent témoignage fort documenté de Alex Andreou traduit pour OWNI par Stanislas Jourdan.

lundi, 27 juin 2011

Salauds d'assistés !

(...) le ministre des affaires européennes, Laurent Wauquiez – la Droite sociale -, a poussé son coup de gueule contre le « cancer de l’assistanat ».

C’est vrai que c’est une priorité. Tous ces « salauds de pauvres » qui se goinfrent en essayant de grappiller 100 euros de plus par mois… Quelle indécence. Même le premier ministre, François Fillon, parut s’offusquer de l’initiative. Mais le ballon d’essai était lancé. Et voilà qu’un sondage Internet, dont OpinionWay a le secret, conforte la droite dure, pardon, sociale. Maintenant qu’on leur pose la question ainsi, 70 % des Français sont révulsés ! Vous les pensiez révoltés par le montant de certains salaires patronaux ? Les parachutes dorés ? Le capital insuffisamment taxé ? La rente immobilière qui s’accumule pendant que la crise du logement continue ? Vous étiez à côté de la plaque. Tout ça, le peuple le vit très bien. A moins qu’OpinionWay ait oublié de le leur demander…

Heureusement, la droite populaire et sociale est là pour porter la parole du peuple, surtout contre le social. Et ils nous le disent franchement, l’assistanat, ça peut plus durer. Certes, ils nous le disaient déjà au moment de la mise en place du RSA, qui était censé y remédier. Mais, aujourd’hui, ce n’est plus assez.

Il faut trouver mieux, secouer tous ces assistés ! Même pas pour faire des économies. Le RSA est financé et l’incitation à des heures d’utilité sociale coûtera aux contribuables. Non, comme ça, pour le plaisir de se faire un petit débat au sein de la majorité. Les handicapés et les inaptes au travail sont exclus du jeu. Trop cruel. On finirait par se croire aux jeux du cirque. Mais il reste du beau linge dans l’arène. Des profiteuses, comme ces femmes seules qui élèvent leurs gosses sans trouver d’emploi. Des paresseux, comme ces agriculteurs qui bossent quatorze heures par jour sans toucher aucun salaire. Et tous ces feignants que l’UMP veut faire lever de leur « canapé ».

Allez hop, un peu d’exercice. Cinq heures d’ »utilité sociale » sinon on vous coupe le courant. D’ailleurs, au fond, est-ce assez ? Et si on proposait un peu d’exercice à domicile. Après tout, quand il rentre chez lui, le pauvre retourne dans son canapé… Et se ramollit de nouveau. Ne pourrait-on pas profiter des nouvelles technologies pour envisager un système de stimuli électroniques, qui enverraient une petite décharge – pas grand-chose – quand le pauvre s’enfonce dans la partie molle de son Clic-Clac ?

Voilà qui ouvrirait l’espace à un débat politique fascinant. Entre la droite douce qui se contenterait d’un petit 12 volts et la droite hyperpopulaire qui prônerait la fermeté : un bon 28 volts. Qu’est-ce qu’on s’amuserait à mettre ainsi les doigts dans la prise… Jusqu’à l’arrêt cardiaque complet. Où le corps social, agonisant, votera pour la chaise électrique en croyant zapper.

Caroline Fourest

Extrait de l'article paru dans l’édition du Monde du 11.06.11

dimanche, 26 juin 2011

Les assassins secrets de l'Etat

Selon le quotidien britannique le Daily Star du 19/06/2011 Les services secrets britanniques M16 et la DGSE française ont envoyé des agents sur le terrain avec pour mission d’assassiner Kadhafi. Selon une source sécuritaire haut placée les agents britanniques sont directement sous le contrôle de Cameron et les agents français sous celui de Sarkozy. Ces agents parlent le libyen ont vécu pendant plusieurs années en Libye y ont de très bons contacts ou occupent des emplois dans des secteurs clés - directeur d’hôtel ou d’une importante société comme en Côte d’Ivoire par exemple et si après ils sont assassinés, c’est le risque du métier dit-on. « Ces agents sont de braves types. S’ils sont pris ils disparaîtront et ne survivront pas une heure » a ainsi affirmé cette source sécuritaire citée par le Daily Star. Pour réaliser cette mission « tuer ou être tué » et ramener la tête de Kadhafi comme trophée aux deux barbares qui gouvernent respectivement la France et la Grande Bretagne sous les ordres du « Prix Nobel de La Paix » le chef des tueurs de la CIA Barack Obama on dépense sans compter. Ainsi on estime à plus d’un million d’euros par semaine le coût de cette opération mafieuse d’assassinat. Les caisses de l’état sont vides nous répète- t-on.

Extrait de planete non-violence.org

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