Voici une vidéo bien faite et sans parti pris pour envisager sereinement la question palestinienne.
Soutenons : Avaaz
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jeudi, 25 août 2011
Par LutoPick le jeudi, 25 août 2011, 06:21
Voici une vidéo bien faite et sans parti pris pour envisager sereinement la question palestinienne.
Soutenons : Avaaz
mercredi, 24 août 2011
Par LutoPick le mercredi, 24 août 2011, 08:59
Huit années de calvaire. Lors du procès, tous ont dénoncé la torture – viols, électrochocs, et morsures de chiens – mais la réponse de la justice a été de les condamner pour diffamation. Puis, le 19 décembre 2006, la Cour d’appel de Tripoli, dans son immense sagesse, les a tous condamnés à la peine de mort. Mission accmplie : le président de cette cour s’appelait Mustapha Abdeljalil.
Pour récompenser ce serveur de soupe sans scrupule, Kadhafi l’a nommé en 2007, ministre dela justice, poste qu’il a occupé jusqu’à sa défection en février 2011,… pour devenir le Président du CNT (Conseil National de Transition).
Pas de doute, les tireurs de ficelle de l’OTAN ont installé pour surveiller leurs intérêts des hommes indépendants et d’une honnêteté intellectuelle rare.
Source: Actualités du droit
mardi, 23 août 2011
Par LutoPick le mardi, 23 août 2011, 08:25
Tripoli : le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces de mort qui pèsent sur Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan
Réseau Voltaire, lundi 22 août 2011, 13h20 GMT - Le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces qui pèsent sur deux de ses collaborateurs à Tripoli. Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du Centre for Research on Globalization, et Thierry Meyssan, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace, sont retranchés dans l’hôtel Rixos autour duquel d’importants combats ont lieu. L’ordre aurait été donné de les abattre.
Thierry Meyssan est à Tripoli depuis le 23 juin dernier. Il y a d’abord dirigé une équipe d’enquêteurs du Réseau Voltaire. Il mène depuis deux mois un travail d’information journalistique sur le conflit. Ses positions se distinguent de celles de ses confrères : il décrit la rébellion comme étant minoritaire et permettant de justifier aux yeux de l’opinion publique internationale une classique opération militaire.
Quelles que soient les positions défendues par Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan, leur assassinat serait inacceptable. Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne sont pas des combattants, mais des journalistes. Les personnes qui soutiennent cette guerre en pensant qu’elle est menée pour la démocratie et la liberté ne peuvent accepter qu’on assassine des journalistes.
À l’heure actuelle, cinq États leur ont offert leur protection diplomatique. Mais les combats autour de l’hôtel les empêchent de sortir et plusieurs de ces ambassades ont été encerclées afin de rendre tout accès impossible.
Sachant les menaces qui pèsent sur eux, Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne s’exposent pas à des « balles perdues ».
Le Réseau Voltaire appelle les citoyens des pays impliqués dans la guerre à faire pression sur leurs gouvernements afin d’assurer la sécurité de ces journalistes. Il demande à chacun de jouer son rôle de citoyen et de faire circuler cette information.
A faire circuler au maximum.
Par LutoPick le mardi, 23 août 2011, 08:17
«Le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, refuse le droit à la justice d’une femme victime d’un viol» (...) «Il n’a pas seulement tourné le dos à une victime innocente, mais aussi aux preuves physiques et médicales, Si le procureur de Manhattan, qui est élu pour protéger nos mères, nos filles, nos soeurs, nos femmes et nos proches ne prend pas leur défense quand elles sont violées ou victimes d’agressions sexuelles, alors qui va le faire?»
Et Kenneth Thompson, l'avocat de Nafissatou Diallo, de nous rappeler une célèbre morale, « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Je vous convie à vous rendre sur le blog Cpolitic pour lire l'article complet et voir l'ensemble des photo détournées.
samedi, 20 août 2011
Par LutoPick le samedi, 20 août 2011, 07:03
Dans le monde des insectes, les abeilles travaillent et produisent du miel, tandis que les frelons, grands prédateurs, leur sucent le miel et les détruisent. En économie, depuis la nuit des temps, les hommes n'ont trouvé que deux façons d'acquérir des ressources : prendre, comme le fait le frelon, ou créer, comme le fait l'abeille. En économie, les abeilles sont celles qui produisent de la richesse et de la valeur ajoutée : agriculteurs, monde de l'industrie et des services à la production, finance dédiée à l'investissement productif. Les frelons, en revanche, sont des prédateurs. Les plus connus, ce sont les rentiers qui exploitent et spéculent sur les richesses naturelles ou qui bénéficient de monopoles par les importations, la construction, etc.
Dans les pays arabes et africains, ces prédateurs sont encore très nombreux. Mais s'ajoutent, en Occident, des prédateurs nouveaux, très virulents, qui opèrent soit dans la manipulation de l'information, soit à travers la dérégulation financière.
Au Sud, comme au Nord, les frelons prédateurs tirent leurs revenus exorbitants non pas de la production-création-innovation, mais de leur proximité avec les pouvoirs politiques, par la corruption, en prenant directement dans les caisses de l'Etat, comme de nombreux dictateurs arabes et africains.
Ainsi, la crise actuelle du groupe Murdoch en dit long sur la capture de l'Etat opérée par des groupes privés et sur le rôle décisif de l'information pour détourner les populations des enjeux réels. De même, par avidité et court-termisme, l'économie financière qui a infléchi à son avantage les règles du jeu plonge le monde occidental dans la crise, la ruine et le déclin. Dans les pays émergents prévalent les abeilles. Ce sont elles les grandes gagnantes de la mondialisation, de par leur appétit pour l'industrie, tandis que l'Occident, depuis trente ans, n'a fait qu'accumuler de la richesse virtuelle, qui peut partir en fumée en une nuit de panique boursière.
Deux exemples : pour 1 % de "banques abeilles" qui financent encore l'activité de production de richesses existent 99 % de "banques frelons" qui capturent les politiques pour déréguler la finance et nous vendre des produits dérivés inutiles - des milliards de produits toxiques - et de la spéculation instantanée. Autre exemple, "l'esprit frelon" envahit même nos grandes écoles, puisque plus de la moitié des élèves de Polytechnique se destinent aux métiers de la finance.
Partout dans le monde, les abeilles travailleuses se révoltent contre les frelons prédateurs qui les exploitent. Un lien très fort de parenté unit les "printemps arabes", les "indignés" de Madrid, les révoltés d'Athènes, les insurgés de Tel-Aviv, et même les casseurs de Londres. Tous veulent vivre de leur travail et retrouver leur dignité. Partout dans le monde, les abeilles, agriculteurs, artisans, taxis, jeunes diplômés, artistes, chefs d'entreprise, ouvriers, clercs, etc. osent affronter dans la rue le monde des frelons prédateurs : les dictateurs, le monde de la finance, les rentiers en tout genre, les privilégiés, les oisifs, tous ceux qui vivent assis devant leur "péage" ("gate keeper business") à attendre que les ressources des abonnés à tous les services possibles leur envoient le prix de leur abonnement où de l'accès au service.
En finir avec les dictateurs des pays arabes, en finir avec les politiciens grecs corrompus, en finir avec les spéculateurs immobiliers espagnols, en finir avec le gouvernement israélien, qui privilégie inutilement la guerre, en finir avec les prédateurs qui se réfugient à Wall Street et dans la City ; partout, et dans tous les pays, c'est la même lutte : contre la dictature politique, au Sud, et contre la dictature financière, au Nord.
Ce que la crise en Occident met à nu, c'est un système dévié, bâti sur le virtuel, loin des grandes innovations. Emerge un désir de nouveau modèle économique et social, avec plus de production de biens, d'ingénieurs, d'industrie, d'agriculture et de vision à long terme, plus de travail pour les jeunes et les moins jeunes. Il est encore temps pour la France et l'Europe de redresser le cap.
Il serait injuste de demander aux abeilles de travailler plus pour réparer des dégâts occasionnés par les frelons du système financier qui ont réussi à imposer le maintien du système (produits dérégulés, agences financières impériales, dettes souveraines à leur merci...) aux politiques, qui plient devant ces nouveaux monstres qu'il faut sans cesse "rassurer". Mais qui s'occupe de rassurer les chômeurs, les ouvriers, les industriels ? Une solution : traquer tous les faux métiers que les frelons ont investis, toutes les niches proches des pouvoirs politiques où ils prospèrent, et taxer tous ces acteurs improductifs. Mais aussi regrouper toutes les abeilles et rejoindre leur révolte contre les frelons.
Texte de Jean-Louis Guigou,économiste pour Le Monde du 17.08.2011

jeudi, 18 août 2011
Par LutoPick le jeudi, 18 août 2011, 06:30
Mardi 9 août 2011, Sana Khan, secrétaire du Comité des sanctions mis en place par la résolution 1970 du Conseil de sécurité, a transmis aux membres du Comité un avis émanant de l’ambassadrice Susan Rice, représentante permanente des États-Unis à l’ONU.
Dans cette missive, dont le Réseau Voltaire s’est procuré une copie, Washington informe le Comité de son intention de dégeler 1 500 000 000 de dollars appartenant à la Banque centrale de Libye, à l’Autorité libyenne d’investissement, à la Banque étrangère de Libye, au Portefeuille d’investissement libyen en Afrique et à la Compagnie nationale libyenne du pétrole.
En clair, les États-Unis ont informé le Comité des sanctions de leur intention de s’emparer d'1,5 milliard de dollars qu’ils attribueraient pour un tiers à leurs propres services humanitaires (USAID…), pour un second tiers à leurs propres multinationales (Exxon, Halliburton etc.), et pour le restant au TFM, un bureau du LIEM, lequel n’est qu’un organe officieux créé par Washington et avalisé par le Groupe de contact pour administrer la Libye.
Washington a fait savoir qu’il considérerait avoir l’accord tacite du Comité des sanctions dans les cinq jours suivant la réception de sa notification.
Malheureusement, la Libye ne pouvait pas s’opposer à ce vol, car elle n’est pas représentée à ce Comité. En effet, son ancien ambassadeur a fait défection, et —en violation de l’Accord de siège— le Département d’État n’a toujours pas délivré de visa à son nouvel ambassadeur.
Washington entendait bien profiter de cette absence forcée pour s’emparer du butin. Au demeurant, la France a déjà ouvert une brèche en volant 128 millions de dollars dans les mêmes conditions.
C’est en définitive le représentant permanent de l’Afrique du Sud, l’ambassadeur Baso Sangqu, qui a fait obstacle à la manœuvre.
Outre la rapacité des États-Unis, cet invraisemblable épisode confirme que l’auto-proclamée « Libye libre » de Benghazi et Misrata n’est pas gouvernée par le Conseil national de transition (CNT). Celui-ci n’est qu’une façade, au demeurant fort lézardée. L’Est de la Libye, contrôlé par l’OTAN, est administré par le Libyan Information Exchange Mechanism (LIEM), un organe informel, sans personnalité juridique, mis en place à Naples par les seuls États-Unis, même si certains de ses employés sont des Italiens.
Les fonds que l’on présente comme attribués au CNT sont en réalités remis au LIEM qui les utilise pour salarier les membres du CNT et leurs fonctionnaires. La différence est de taille : le Conseil national de transition n’a pas de politique propre, il se contente d’exécuter la politique des États-Unis. Et c’est bien normal lorsque l’on sait que le CNT n’a pas été formé lors des événements de Benghazi, mais plusieurs années avant à Londres comme un gouvernement provisoire en exil.
Par conséquent, l’action militaire des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN ou du Conseil de coopération du Golfe n’a pas pour objectif de mettre en œuvre la protection des civils prévue par la résolution 1973, et encore moins la « libération des Libyens », mais bien la colonisation du pays.
Thierry Meyssan pour Le Réseau Voltaire
mercredi, 17 août 2011
Par LutoPick le mercredi, 17 août 2011, 08:13
Contrairement à la croyance populaire, les finances mondiales ne sont pas sous le contrôle des banques centrales, mais de leurs actionnaires, c’est-à-dire de quelques familles richissimes. Comme elles contrôlent l’émission monétaire des pays par l’intermédiaire de leur banque centrale, et comme elles prêtent de l’argent à ces pays à un coût de plus en plus élevé, ces familles oligarchiques gagnent de plus en plus d’argent et donc de pouvoir.
La Tunisie, l’Égypte, le Yémen, la Jordanie et l’Algérie, etc., tous ces pays sont sous leur contrôle. Un problème se pose cependant. Depuis la financiarisation des économies occidentales et la faillite des banques de l’Ouest, un sujet inquiète le cartel bancaire : le fulgurant développement du système des banques islamiques au Moyen-Orient. Pour les responsables du système bancaire islamique pratiquant la charia, l’usure ou l’intérêt sont interdits. De même que tous les investissements dans des biens ou des services contraires à l’Islam sont condamnés. En revanche, les investisseurs perçoivent un revenu de leur placement ; ce profit est généré par l’objet de l’investissement et non par l’argent lui-même. Cela permet une plus grande stabilité en période économique très houleuse, comme aujourd’hui. De fait, le développement de la banque islamique se heurte aux principes usuraires du cartel bancaire Rothschild/Rockefeller.
Tant que les taux d’intérêt restent bas, la situation est sous contrôle, mais dans la perspective (prochaine) de leur hausse, le système de la banque islamique devient une menace évidente pour le cartel bancaire. Il y a 1 500 milliards de dollars de richesse privée à capter dans le Golfe. Or, justement, c’est en Tunisie que fut créée la première banque islamique de l’Afrique du Nord ! La Zitouna Bank (prêteur sans intérêts) fut en effet ouverte le 26 mai 2010 par Sakher El Materi, gendre de l’ex-président tunisien Ben Ali ! The Telegraph du 19 octobre 2010 affirmait que « le président Ben Ali soutenait un projet consistant à faire de la Tunisie un centre régional de la finance islamique pour l’ensemble de l’Afrique du Nord ». Le journal britannique révélait que des financiers saoudiens, impliqués dans ce projet, espéraient que ce dispositif pourrait permettre à la Tunisie de tirer profit de sa position stratégique au sein de la Méditerranée et devenir de fait un pont entre l’Union européenne et les économies à croissance forte de l’Afrique du Nord et de l’Afrique subsaharienne.
La peur du Cartel Bancaire
Depuis le développement de ce processus, et craignant un effet boule de neige, il y eut des discussions serrées au sein du cartel bancaire. La finance islamique représente mille milliards de dollars américains sur le marché financier international. En outre, selon un haut responsable de Zitouna Banque, certains pays arabo-musulmans auraient même exprimé leur intérêt pour y investir, dont les Emiratis, les Qataries, les Koweïtiens et bien entendu les Saoudiens. Face au succès du système financier islamique, à son développement, à son principe « Vous ne pouvez pas faire de l’argent à partir de rien », le cartel bancaire a conclu que le réseau des banques occidentales classiques était menacé. D’où l’urgence d’une décision. Le problème a été étudié d’autant plus sérieusement qu’en 2009, les actifs bancaires de la finance islamique atteignaient déjà 400 milliards de dollars.
Zitouna une menace pour Rothschild
En novembre 2010, The Banker publiait un document listant les 500 institutions financières islamiques « faisant référence ». En tête, des banques iraniennes (sept des dix premières banques du classement) ! Finalement, l’exécutif du cartel bancaire décida de donner une leçon aux dirigeants et banquiers islamiques, comme on l’avait fait avec Saddam Hussein dans un autre domaine, lorsque ce dernier avait annoncé ne plus vendre le pétrole d’Irak en dollar US. Notre source fréquentant l’exécutif du cartel bancaire indiquait récemment que les financiers musulmans du Bahrein, qui ont l’intention d’attirer les investissements de l’ensemble du monde musulman en se présentant comme les gardiens scrupuleux de la bonne gouvernance de la finance islamique, sont en pleine réflexion… Plus, le 28 mai 2010, un peu plus de sept mois avant le coup d’état du cartel bancaire contre Ben Ali, Business Time signalait : « L’Afrique du Nord a commencé à adopter les règles de la finance islamique après l’avoir étudiée durant des années. La Tunisie est une des économies les plus ouvertes de la région et elle attire déjà de nombreux capitaux de l’Union européenne. Un phénomène qui va s’amplifier à partir de 2014, puisque le gouvernement de Ben Ali a affirmé qu’il ferait de sa monnaie (le dinar tunisien) une devise entièrement convertible ». (...)
Avec le développement de la banque islamique sans intérêts certains pays d’Afrique et du Golf trouvaient là un moyen d’échapper aux règles destructrices du système bancaire occidental ou du FMI. La Tunisie, s’apprêtait d’ailleurs à abandonner les règles du jeu bancaire de l’establishment. Depuis quelques semaines, le leader Kadhafi a commencé à négocier des échanges avec Hugo Chavez, afin de ne plus vendre son pétrole en dollars. La clique Rockefeller a cependant l’intention de reprendre le contrôle du pétrole libyen. Comme les États-Unis sont déjà impliqués militairement à de multiples endroits, Barack Obama a eu pour consigne d’activer les seconds couteaux pour agir au nom du Cartel. C’est là qu’intervient Monsieur Nicolas Sarkozy mettant l’armée française au service du Cartel en Afrique, engageant une guerre en Libye et en Côte d’Ivoire. Cela explique aussi la retenue d’Angela Merkel et de Berlusconi qui, tous deux, se rapprochent inéluctablement du Kremlin…
Source: AlterInfo.net
mardi, 16 août 2011
Par LutoPick le mardi, 16 août 2011, 06:49
Paul Jorion: Les banques centrales, dirigées dès leur origine par les rentiers ou capitalistes (officiellement aux États-Unis et officieusement en Europe), ont toujours travaillé à leurs ordres et aujourd’hui plus que jamais. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les nations ont délégué une part toujours grandissante de leurs pouvoirs à leurs banques centrales qui sont devenues soit un État dans l’État (comme aux États-Unis) soit un État par-dessus les États (comme en Europe).
Capitalistes et entrepreneurs, désormais alliés, encouragèrent la création d’un abysse de dettes contractées par les entreprises et par les travailleurs.
Le processus était condamné à s’interrompre aussitôt qu’ils seraient tous insolvables, stade qui fut atteint en 2007. Plutôt que d’enrayer la crise de la seule manière possible, c’est-à-dire en redéfinissant la donne entre rentiers, entrepreneurs et travailleurs, les gouvernements ont choisi d’encourager entreprises et travailleurs à s’endetter encore davantage, produisant ainsi de nouveaux intérêts dont bénéficient les rentiers, tandis que les banques centrales se voient confier parallèlement la tâche de créer de toutes pièces la montagne d’argent qui sera déversée dans l’abysse toujours plus profond de la dette.
Captif désormais d’une rétroaction positive, autrement dit auto-renforçante, le capitalisme est entré dans une phase d’autodestruction."
Joseph Stiglitz:
Certains pensent que l’austérité est le prix à payer, un mal passager mais nécessaire. Mais non. L’austérité ne fait que retarder la solution des problèmes. Les économies seront plus faibles, les rentrées fiscales aussi, et le chômage sera plus élevé. La question politique se pose à des pays comme la Grèce, l’Espagne, l’Irlande d’assumer des taux de chômage de 20 %, voire de 30 %, sur une longue durée. C’est intenable, sauf à prier que quelque chose arrive qui modifie la situation, une guerre par exemple ! En fait, par les tensions qu’elle génère, l’austérité est une menace pour les démocraties.

lundi, 15 août 2011
Par LutoPick le lundi, 15 août 2011, 06:28
La Grèce, l’Irlande et le Portugal sont les trois premiers pays de la zone euro à être passés sous la tutelle directe de leurs créanciers en concluant des plans d’ « aide » avec la « Troïka » composée de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). Mais ces accords, qui génèrent de nouvelles dettes et qui imposent aux peuples des mesures d’austérité sans précédent, peuvent être remis en cause sur base du droit international. En effet, ces accords sont « odieux » donc illicites. Comme le souligne la doctrine de la dette odieuse, « les dettes d’États doivent être contractées et les fonds qui en proviennent utilisés pour les besoins et les intérêts de l’État ». Or, les prêts de la Troïka sont conditionnés à des mesures d’austérité qui violent le droit international et qui ne permettront pas à ces États de sortir de la crise.
Comme l’affirme le rapporteur spécial Mohammed Bedjaoui dans son projet d’article sur la succession en matière de dettes d’État pour la Convention de Vienne de 1983 : « En se plaçant du point de vue de la communauté internationale, on pourrait entendre par dette odieuse toute dette contractée pour des buts non conformes au droit international contemporain, et plus particulièrement aux principes du droit international incorporés dans la Charte des Nations Unies ».
Il ne fait aucun doute que les conditionnalités imposées par la Troïka (licenciements massifs dans la fonction publique, démantèlement de la protection sociale et des services publics, diminution des budgets sociaux, augmentation des impôts indirects comme la TVA, baisse du salaire minimum, etc.) violent de façon manifeste la Charte des Nations unies. En effet, parmi les obligations contenues dans cette Charte, on trouve notamment, aux articles 55 et 56, « le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi et des conditions de progrès et de développement dans l’ordre économique et social (…), le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». En conséquence, les mesures d’austérité et les dettes contractées dans le cadre de ces accords avec la Troïka sont frappées de nullité puisque tout ce qui y est contraire à la Charte de l’ONU est réputé non écrit. (...)
Quel est l’intérêt de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal d’avoir conclu ces accords avec la Troïka ? Aucun, à part qu’ils apportent une petite bouffée d’oxygène financier... mais qui doit servir au remboursement de leurs créanciers. Sur le moyen et long terme, ces plans de rigueur vont même empirer leur situation car un effet « boule de neige » est enclenché. (...)
Je vous invite à lire l'article complet de Renaud Vivien et Eric Toussaint sur CADTM (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde)

Dessin de Rhodo du blog des claques à l'actu
dimanche, 14 août 2011
Par LutoPick le dimanche, 14 août 2011, 06:55
A Fribourg (Allemagne), plus de 1300 militants des Attac d'Europe sont réunis pour passer au crible l'état catastrophique de la finance mondiale et travailler à la formulation d'alternatives. “ Il ne sert à rien de dire “on vous avait prévenus” - quoique ce soit vrai. L'important est de proposer des mesures concrètes pour que les peuples et la planète aient enfin la priorité sur les profits scandaleux d'une minorité. Nos propositions sont crédibles et seront efficaces si nous parvenons à les imposer”, déclare Susan George, présidente d'honneur d'Attac France. Selon Hugo Braun, d'Attac Allemagne, l'un des organisateurs de l'évènement, “pendant plus de 10 ans les politiques ont ignoré nos revendications pour un contrôle démocratique des marchés financiers. Même s'il y a des débats actuellement pour une meilleure régulation financière, la mise en place effective d'une taxe sur les transactions financières et d'autres outils régulateurs est encore éloignée. Malgré les beaux discours du G20, les réformes prises depuis 2008 sont timides et la plupart restent à mettre en oeuvre”. La panique a gagné à nouveau les marchés financiers suite à la dépréciation de la note des Etats-Unis par les agences de notation. Pourtant les niveaux insoutenables de la dette américaine ou europénne sont notoires depuis longtemps: le krach n'est qu'une nouvelle preuve de l'irrationalité des marchés. Les rumeurs d'une dégradation de la note de la France ont ensuite aggravé la spéculation. “Nous disons aux citoyens: ne soyez plus spectateurs, devenez acteurs ! Rejoignez les mouvements qui construisent des alternatives à la crise et agissent pour un monde meilleur ! La mobilisation est la meilleure manière de permettre que chacun vive une vie décente dans une société soutenable”, conclut Cristina Asensi, membre d'Attac Espagne et du mouvement des Indignés.
Attac exige:
L'introduction immédiate d'une taxe sur les transactions financières pour bloquer la spéculation.
L'interdiction immédiate et définitive des armes de spéculation massive, à commencer par la vente à découvert et les CDS.
La fin des sauvetages sans conditions: les banques renflouées devront être nationalisées et placées sous contrôle démocratique. Elles seront au service des besoins sociaux, pas des actionnaires privés.
Toutes les institutions financières “trop grosses pour faire faillite” doivent être découpées en banques à taille humaine.
Non aux mesures d'austérité, oui à de nouvelles recettes publiques. Les services et investissements publics doivent être rénovés et développés. Les mesures fiscales doivent viser à la fois la redistribution des richesses et l'augmentation des recettes.
La dette publique doit faire l'objet d'un audit citoyen; la dette illégitime doit être annulée.
La Banque centrale européenne doit être mise sous contrôle démocratique. Il faut réviser son mandat de façon à lui permettre le financement direct des Etats membres de la zone euro.
vendredi, 12 août 2011
Par LutoPick le vendredi, 12 août 2011, 06:22
La dette ce sont des emprunts, comme vous si vous achetez une voiture a crédit, vous êtes alors endettés et devez capital et intérêts au préteur: une banque, privée. Idem pour les états. La France jusqu’en 1973 pouvait se financer par sa banque centrale: La Banque de France. Elle avait à sa tête un banquier d’affaire devenu président : Pompidou. Celui-ci décida (comme c’est étonnant!) que désormais la France ne pourrait plus emprunter à sa banque centrale, mais sur les marchés financiers et donc les banques privées. La loi Pompidou-Giscard d’Estaing date de 1973, elle stipule que:
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France »
Juste après la promulgation de cette loi, VGE lança un grand emprunt national (national étant un bien grand mot) , dont les intérêts coutèrent plus cher que le capital initial ! « L’emprunt Giscard 7%, 1973. Indexé à partir de 1978 sur le cours du lingot d’or. D’un montant de 6,5 milliards sur quinze ans, il a coûté à l’Etat, en 1988, 92 milliards (capital et intérêts), soit, en francs constants, plus de quatre fois et demie sa valeur d’origine »
C’est à partir de ce moment là que l’endettement de la France se mit à croitre, au bénéfice tout d’abord des investisseurs nationaux , papy & mamie qui achetèrent des bons du trésor. Puis grosse finance et spéculateurs.
Tout ça avait été conçu par VGE pour une raison simple : Commencer la financiarisation de l’économie au prétexte de lutter contre l’inflation. Alors que les taux d’intérêts verront une inflation privée chargée de profiter à des investisseurs. On voit là une leçon donnée par un cuistre dont l’emprunt portant le même nom avait été payé 4,5 fois sa valeur (taux normal de 7% + indexation sur l’or) . D’après vous qu’avons nous dû faire pour remboursser l’emprunt Giscard ? de nouveaux emprunts sur les marchés! Un effet revolving tout simplement. Tout ça se reproduit ainsi depuis cette date: Que les budgets soient en équilibre ou pas, les intérêts font que la dette enfle mécaniquement.
Source: Intox 2007
Tout cet argent, n'a donc jamais servi pour le pays. Nous ne remboursons pas de l'argent dont nous aurions profité (indemnités sociales ou autres services), mais uniquement de l'argent pour enrichir grassement les ploutocrates gorgés de mépris.

mercredi, 10 août 2011
Par LutoPick le mercredi, 10 août 2011, 08:32
Cher JC,
Je tenais à te remercier pour ta brillante intervention d’hier, couronnant plusieurs jours d’efforts.
Déjà, tu m’as épaté quand tu as réussi à faire voter par la BCE jeudi soir la reprise du programme d’achats d’obligations pourries des États européens en faillite (pléonasme lol). Tu as bien dû tordre le bras aux allemands, qui ne voulaient pas entendre parler de ceci, et même s’ils n’ont pas cédé, bravo !
Et alors dimanche soir, la réunion qui a validé le rachat des obligations italiennes, chapeau maestro !
Ca a bien marché : lundi matin, à 10h00, la Bourse faisait presque + 2 %, et BNP + 7 % ! Merci, cela m’a permis de te refourguer les obligations italiennes que j’avais, et de filer mes actions à quelques gogos, joli bénéfice pour moi aujourd’hui… Ceci étant, j’ai peu d’espoir sur l’efficacité à venir, au vu du succès précédent sur les autres pays fragilisés.
Bon, j’avoue que j’ai parfois un peu mauvaise conscience de voir que tu rachètes tous mes investissements pourris, mais bon, je ne vais quand même pas perdre d’argent non plus… Et puis rien de grave ne peut arriver à la BCE – si ? Enfin, à part la légère chute de la valeur de la monnaie… Mais bon tant que les clowns de la télé continuent à bien employer le mot « hausse de l’or » et surtout pas celui de « baisse de la monnaie », tout roule – ils sont nazes quand même, comme si l’or pouvait « monter » alors que cela fait 6 000 ans que c’est l’étalon monétaire… Je me demande s’ils voient le mètre diminuer quand leurs gosses grandissent, lol.
Enfin, une chance que nos amis politiques aient bien pris la peine en 1993 de vous donner non seulement votre « indépendance » dans le traité de Maastricht (ça, ça peut se discuter), mais surtout de ne prévoir ni responsabilité, ni aucun contrôle démocratique, ni validation des choix effectués ! Ca te fait quoi de te dire que tu as bien plus de pouvoir que Louis XIV ? (et sans même besoin de parler de « droit divin », trop fort) Des fois, j’ai peur en pensant à ce qui pourrait arriver à mon portefeuille si on vivait dans un régime démocratique… (...)
Je vous invite vivement à lire la suite de cette magnifique lettre sur le blog de son rédacteur Olivier Berruyer "Les crises.fr".

samedi, 6 août 2011
Par LutoPick le samedi, 6 août 2011, 06:22
Dominique Strauss-Kahn naît, en 1949, à Neuilly-sur- Seine – une ville qui est déjà l’emblème des familles les plus riches. A cette époque, l’habitat reste clairsemé, la densification remontant aux années 1950-60. Avocat et consultant, il baigne dès l’enfance dans le monde du droit, de la fiscalité et des médias par son père, conseiller juridique et fiscal, et sa mère, journaliste et assureur.
Dès le plus jeune âge Après avoir suivi des études de droit comme de nombreux enfants de Neuilly, il intègre HEC, une grande école de commerce. Il réussit l’agrégation de sciences économiques et obtient le diplôme de l’Ecole des sciences politiques de Paris, ce qui lui permet d’être en phase avec le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier.
Si les études juridiques sont une spécificité de la grande bourgeoisie, c’est que cette discipline, qui n’est enseignée ni en primaire ni dans le secondaire, est au coeur du dispositif de la reproduction des rapports sociaux. Pour continuer à dominer, en transformant leurs intérêts particuliers – financiers, fiscaux, culturels – en intérêt général, les dominants doivent se familiariser avec le droit dès leur plus jeune âge. C’est pourquoi la version réactualisée du Président des riches propose que le droit soit enseigné dès l’école primaire.
Le jeune Dominique Strauss- Kahn, comme tous les enfants de ces milieux, grandit dans la collusion de fait entre les différentes élites. Sa famille, politiquement à gauche, a vécu à Agadir, au Maroc, où DSK a connu le tremblement de terre atroce du 29 février 1960 dans lequel il a perdu plusieurs de ses amis. Ensuite, elle s’est installée à Monaco.
Dominants
On peut supposer qu’autour de la table familiale, il y avait des avocats, des hommes politiques, des hommes d’affaires et peut-être même des artistes. Des individus qui représentent les pôles dominants des différents secteurs de l’activité économique et sociale.
Le conflit d’intérêts est consubstantiel à la grande bourgeoisie : elle ne peut même pas en prendre conscience, cette collusion allant de soi. La séparation des pouvoirs n’existe pas pour cette classe qui fonctionne en tant que classe. Tout se mélange à travers la sociabilité mondaine.
Dominique Strauss-Kahn est membre du Siècle, un cercle où il retrouve de grands journalistes, au point d’épouser l’une d’elles, des conseillers fiscaux, des hommes politiques de droite et de gauche. C’est là qu’il peut rencontrer Marc Ladreit de Lacharrière, le propriétaire d’une agence de notation, Martine Aubry, François Fillon, etc.
Candidat des riches
Dominique Strauss-Kahn portait à un point inimaginable les qualités de représentant de l’oligarchie. Il aurait été le candidat des riches en 2012. Quelques exemples suffisent à étayer cette affirmation.
En 1999, alors qu’il est encore ministre de l’Economie et des Finances sous le gouvernement de Lionel Jospin, il baisse de manière considérable la fiscalisation des stock-options, y compris donc celles des patrons du CAC 40, en la faisant descendre de 40 % à 26 %. Par ailleurs, il privatise l’Aérospatiale au bénéfice de son ami Jean-Luc Lagardère, membre du Cercle de l’Industrie, que DSK a créé en 1993 alors qu’il était ministre. Dans le Conseil d’administration de ce cercle, on retrouve aussi Lindsay Owen-Jones, de L’Oréal, et Vincent Bolloré.
Dominique Strauss-Kahn procède également à la privatisation de France Télécom dont l’actuel président est Stéphane Richard, autrefois son conseiller à Bercy. France Télécom est aujourd’hui conseillée par Euro RSCG, et notamment par Stéphane Fouks, qui s’occupait aussi de l’image de DSK et du FMI. Ainsi se déroule la pelote de laine oligarchique.
L’ami Sarkozy
Si Dominique Strauss-Kahn scinde la SNCF, les rails relevant dorénavant de Réseau ferré de France, c’est pour amorcer une privatisation interne, comme lorsqu’il sépare GDF de EDF. Henri Proglio, patron d’EDF nommé par Nicolas Sarkozy, est un ami de longue date de Dominique Strauss- Kahn dont les liens avec le président de la République sont nombreux. Ils travaillent en effet avec les mêmes communicants, dont Alain Minc avec lequel Dominique Strauss-Kahn dînait régulièrement.
Parmi les anciens collaborateurs de DSK à Bercy, Mathieu Pigasse est devenu banquier chez Lazard, François Villeroy de Galhau est aujourd’hui l’un des hauts responsables de la BNP-Paribas et Stéphane Keïta a obtenu d’importantes responsabilités à la Caisse des dépôts.
Dans Le président des riches, nous relatons un dîner dans le septième arrondissement de Paris au cours duquel on demande à un grand banquier quel est son ministre de l’Economie et des Finances préféré. Sa réponse : « Pierre Bérégovoy, car il a déréglementé tous les marchés. » On peut donc travailler pour les intérêts de l’oligarchie tout en affichant des valeurs socialistes.
L’épisode judiciaire récent n’a pas ébranlé ce système oligarchique. C’est aujourd’hui un individu qui s’écroule, et encore, la suite peut réserver des surprises. Dominique Strauss- Kahn a jusqu’à présent toujours su rebondir, comme lorsqu’il a bénéficié d’un non-lieu dans l’affaire de la Mnef. C’est d’ailleurs le propre des oligarques de posséder des réseaux et de l’argent qui leur permettent de se remettre sur pied dans bien des circonstances, et d’être déclarés innocents.
Coexistence
La professionnalisation de la politique conduit inéluctablement à une coexistence permanente avec les autres personnalités de la vie économique, sociale et culturelle. En premier lieu avec les patrons et les dirigeants d’entreprises. Mais aussi avec les magnats de la presse, les hauts fonctionnaires, les hauts magistrats et les responsables des forces de l’ordre.
Dominique Strauss-Kahn est, ou était, l’un des représentants les plus marquants de ce haut personnel politique qui fait partie de l’oligarchie, qu’elle soit de droite ou de gauche.
Source: Regards.fr

vendredi, 5 août 2011
Par LutoPick le vendredi, 5 août 2011, 06:44
Afin de réaliser des économies, le gouvernement a décidé de réduire les subventions allouées au Samu Social. Ainsi, cette organisation qui cherche à loger autant de sans-abris que possible se trouve privée de quelque 5 000 chambres d'hôtel, chaque nuit.
Depuis lors, 60% des appels passés au 115 restent lettre morte, faute de moyens, faute de place, et 60% des sans-abris pour lesquels un appel est passé restent sur le trottoir.
Au-delà du problème moral que pose cette affaire, il y a la décision irrationnelle du gouvernement, d'un point de vue financier. Les sans-abris coûtent 20 fois plus cher sans l'aide du Samu Social !
En effet, face à la pénurie au 115, ce sont les hôpitaux qui accueillent des "hospitalisations sociales". Ainsi, les sans-abris ne coûtent plus 50 € par jour en moyenne (en centre spécialisé, repas compris), mais 1 000 €, le prix d'une journée en chambre d'hôpital.
Le Canard enchaîné, non content de rapporter ces chiffres, rappelle un engagement de Nicolas Sarkozy en 2007 : que personne ne dorme plus dans la rue d'ici à 2009... C'est donc raté, et de loin.
Source: Diké

mercredi, 3 août 2011
Par LutoPick le mercredi, 3 août 2011, 07:12
N’oublions jamais :
l’affaire Karachi
l'affaire Takieddine (patrimoine non imposé, Karachigate, SAWARI II, MIKSA (350 millions d'euros), contrats avec la Libye et commissions occultes)
l’affaire GDF
l’affaire Tapie enrichioe des fraudes fiscales
l’affaire Clearstream
l’affaire Bettencourt
les affaires Wildenstein
l'affaire César
l'affaire Pleyel
l’affaire de Compiègne
l’affaire Peugeot
l'affaire Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international., que Guéant et Sarkozy ont tenté de protéger
les micros partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy etc.
l'affaire du Fetia Api
les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
la gestion catastrophique de la crise Géorgienne (le Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen
l’affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte …
l’affaire Pérol
l’affaire de l’Epad (et du scooter)
Gandrange
les vaccins du virus H1N1
les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5
%
les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard,Mitterrand, Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye,Tron, Laroque (Baroin), Guéant (contrats avec la Libye) …
l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot etc.)
l'Air Sarko One (250 millions d'euros dont 50 % de dépassement selon René Dosière) et ses deux fours à plus de 131 000 € (TTC et avec l'étude), le cocktail de New York à 400 000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez et son cancer de la société, le RSA
l’affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage,
l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
la circulaire Hortefeux, ses amitiés avec Takieddine, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
la réforme constitutionnelle
les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir
l'irresponsabilité pénale du Président de la république
la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
l’affaire des sondages
les classements du parquet
les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2 000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
l’affaire de l’espionnage des journalistes par le contrespionnage
l’affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
la scientologie
l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliards à la Sécurité Sociale en plus des morts.
l'affaire Bongo
la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27 000 € pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20...
N'oublions jamais !
Source: imhotepAV

dimanche, 31 juillet 2011
Par LutoPick le dimanche, 31 juillet 2011, 11:01
« La bande du Fouquet’s s’est-elle vraiment régalée à la table du sarkozysme, pendant ces quatre ans ? Disons qu’elle n’a pas eu à regretter son soutien (rien que pour le bouclier fiscal), même si ses rêves les plus fous n’ont pas été exaucés, résume Libération. Qui précise que pas moins de 16 membres de cette bande ont été décorés de la Légion de la honte d’honneur, mais s’attarde moins sur les colifichets que sur les affaires : « Prenons quatre gros dossiers politico-industriels du début du quinquennat.
1) Nicolas Sarkozy a bataillé durant des mois pour faire la fusion entre GDF et Suez, quitte à renier son engagement de ne pas privatiser GDF.
2) Il a placé le groupe d’électronique de défense Thales sous le contrôle de Dassault.
3 et 4) Il a supprimé la publicité sur les télévisions publiques et légalisé les sites de jeu et de poker en ligne. A chaque fois, le gouvernement a dit avoir de bonnes raisons de faire ce qu’il a fait. A chaque fois, un (ou plusieurs) membre «de la bande Fouquet’s» en a directement profité. En toute légalité. La fusion GDF-Suez ? Elle a bien sûr ravi le premier actionnaire privé du groupe, le milliardaire belge Albert Frère, allié fidèle de Bernard Arnault. Le rapprochement Thales-Dassault ? Serge Dassault, patron propriétaire du groupe homonyme et du Figaro, a pu imposer ses conditions. La fin de la publicité à France Télévisions ? Le coup a fait cette fois deux heureux. Martin Bouygues, d’abord, dont le groupe avait comme par hasard suggéré la bonne idée, dans une note transmise à l’Elysée fin 2007. (…) Alain Minc est à la manœuvre. En soufflant l’idée au chef de l’Etat, Minc avait en tête de permettre à son protégé Stéphane Courbit (et vieux copain de Sarkozy) de racheter la régie publicitaire de France Télévisions. Joli coup double, donc. Enfin, derrière l’ouverture du marché des jeux et du poker en ligne, on retrouve une belle brochette d’intérêts : le même Stéphane Courbit, Dominique Desseigne (le patron du Fouquet’s), Bouygues et Arnault. Tous ont mis de l’argent (à des degrés divers) dans le secteur. Merci qui ? Sauf qu’à l’exception de la fusion GDF-Suez, rien ne s’est passé comme prévu. Thales traverse, depuis la prise de contrôle de Dassault, une grave crise de management. La publicité supprimée sur France Télévisions n’est pas (ou si peu) allée dans la tirelire de TF1 et de M6, mais dans les caisses des chaînes de la TNT. Et le supposé eldorado du jeu en ligne français s’est révélé, pour l’instant en tout cas, un pauvre mirage. Avant de gagner, il faut bien jouer. Et pour l’instant, le croupier Sarkozy ne porte pas franchement chance. » Et en plus il est nul ! Conclusion rime avec Mélenchon (présidons !) sur Europe 1 : « Nous sommes tous prêts, aujourd’hui, à clamer notre admiration pour la révolte des Egyptiens, des Tunisiens pour la démocratie, mais personne n’a l’air de se rendre compte que, chez nous, nous avons aussi une oligarchie qui s’appelle la bande du Fouquet’s ».
Source: Plume de Presse

Ploutocratie: Système dans lequel le pouvoir politique est dévolu aux détenteurs de la richesse.
Oligarchie: Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d'individus constituant soit l'élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus ; ce groupe.
samedi, 30 juillet 2011
Par LutoPick le samedi, 30 juillet 2011, 06:48
La presse a tressé les louanges de Élysée : Un audit rassurant pour Sarkozy (Le Parisien), La Cour des comptes a adressé aujourd'hui un satisfecit à l'Élysée (Le Figaro et Le Point) La Cour des comptes salue l'amélioration des comptes de la présidence (Reuters) Du mieux dans la gestion de l'Élysée (Les Échos) Cour des comptes: une gestion de l’Élysée "plus rigoureuse" (L’Express) La Cour des comptes salue l'amélioration des comptes de l’Élysée (20 minutes) et, en plus nuancé, Gestion de l’Élysée : des améliorations mais peut mieux faire (Le Monde) L'Elysée dépense moins, mais peut mieux faire (Ouest-France). Ceci pour une économie de 1.4M€ et voudrait passer sous silence une gabegie de 33.5M€ !
Le Président étant pressé d'étrenner son nouvel avion, l'Etat a acheté un Airbus ancien pour le prix d'un appareil plus récent. Et pour éviter tout problème, il a fallu acheter des moteurs neufs. C'est ce qu'indique le rapport de la Cour des comptes consacré au budget de l'Elysée. Et ce que rapporte sur son blog Arnaud Leparmentier, journaliste du Monde accrédité à l'Elysée, qui revient de façon détaillée sur le renouvellement de la flotte présidentielle, après avoir fustigé hier l'installation de fours à 75 000 euros dans l'A330. Il s'afflige du surcoût total du nouvel appareil : 33,5 millions d'euros. C'est le calendrier imposé par l'état major particulier de Nicolas Sarkozy qui a pesé sur le renouvellement de la flotte présidentielle. En effet, le 15 février 2008, dans un courrier adressé à Matignon, il exige que le nouvel avion du Président soit prêt à l’été 2010. "De cette exigence vont naître de considérables surcoûts", commente Leparmentier, en se basant sur le rapport annuel de la Cour des comptes (document PDF). D'abord parce que, "au lieu de lancer un appel d’offres conforme au droit commun, la direction générale de l’armement a préféré une procédure de marchés négociés avec mise en concurrence mais sans publicité préalable". Les risques financiers et de délais étant trop importants, deux des trois sociétés sollicitées se sont désistées moins d'un mois après la réception du dossier de consultation et c’est la société Sabena Technics qui a remporté le marché. Celle-ci achète l'Airbus 45 millions d'euros à la société de location ILFC et le revend 50 millions d'euros à l'Etat. "Premier surcoût identifié par la cour des comptes, 5 millions d’euros", note Leparmentier. L'avion, aujourd'hui surnommé "Air Sarko One", a été mis en service en 1998 et totalise 50 000 heures de vol. Comme le signale la Cour des comptes, avec les 50 millions d'euros qu'il lui coûté, l'Etat aurait pu acquérir un Airbus mis en service en 2003 et totalisant seulement 15 000 heures de vol, celui-là même qu'Air France proposait d'acheter en avril 2008. "Bref, l’Etat a acheté du vieux au prix du récent, et cela a fini par lui coûter 23,4 millions d’euros", déplore le journaliste. "En effet, échaudé par des incidents intervenus sur les moteurs des vieux A319 gouvernementaux, l’Elysée a demander de «fiabiliser» les deux moteurs de l’A330 «afin d’exclure tout risque de défaillance». (…) Ce qui a accru le coût du marché de 9,7%." Toutes dépenses confondues, "Air Sarko One" a coûté 259,5 millions d’euros, contre 226 millions prévus initialement. A l'Elysée, on ne regarde pas non plus à la dépense quand il s'agit de pouvoir faire griller des pizzas dans l'avion présidentiel. Pour vous en convaincre, c'est ici.
Sources: Arrêt sur image et Le NouvelObservateur+

mercredi, 27 juillet 2011
Par LutoPick le mercredi, 27 juillet 2011, 06:54
"Plus jamais ça !" dit l'alcoolique à la gueule enfarinée, un lendemain de cuite... tout en vérifiant que son stock de vinasse lui permettra de passer la journée. "Il faut moraliser le capitalisme !" hurle le monde politico-financier à peine remis de son orgie spéculative... tout en développant de nouveaux stratagèmes, toujours plus obscurs, toujours plus immoraux.
"Transparence" et "régulation" : ces deux mots à la mode apparaissaient à 50 reprises dans le rapport du dernier G20. Ô surprise ! Ils se révèlent aujourd'hui n'être que de pieuses incantations passées par pertes et profits sur l'autel du capitalisme le plus débridé.
Trader in the dark (pools)
Les dark pools sont des plateformes boursières alternatives aux bourses réglementées (Wall Street, Londres, Paris...). Elles permettent à leurs clients d'acheter ou de vendre de (très) grosses quantités d'actions, de façon anonyme et en gardant secret le prix des transactions jusqu'à leur finalisation. Ce qui implique que les gros ordres ne perturbent plus les cours des marchés officiels, et que, accessoirement, les délits d'initiés deviennent indétectables.
Aux Etats-Unis, le système existe depuis une dizaine d'années. Il représenterait actuellement entre 10 et 25% des ordres passés sur les marchés actions. Et près de 50% en volume : Les échanges étant en grande partie automatisés, plusieurs millions de titres peuvent par exemple s'acheter et se vendre en moins d'une seconde. Beep-beep...
Les banques en raffolent
En Europe, la directive Marché d'instruments financiers entrée en vigueur le 1er novembre 2007 marque le coup d'envoi de la chasse au trésor. En quelques mois, une petite dizaine de plateformes ont vu le jour. Pour exemple, citons Turquoise, la plus emblématique, fondée par neuf banques : BNP Paribas, Société générale, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley et UBS. Ou encore Smartpool, créée en association avec NYSE Euronext, JP Morgan, HSBC et BNP Paribas. Que du beau monde... que l'on voit pourtant régulièrement applaudir des deux mains les communiqués du G20.
La SEC conseille...
La SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme de la bourse américaine, vient tout juste de réaliser que l'existence de ce genre d'établissements pouvait poser problème. En juin dernier, elle déclarait que les dark pools risquaient de "saper la confiance du public dans l'équité des marchés". Quelle perspicacité... Et la semaine dernière, elle a voté à l'unanimité quelques "propositions" destinées à rendre ces plateformes plus transparentes. Des conseils tout au plus, qui n'ont rien de contraignant, pourtant immédiatement dénoncés par les banques, Goldman Sachs en tête qui estime que les dark pools sont une évolution technologique gagnant-gagnant, puisqu'elle bénéficierait à la fois aux investisseurs institutionnels et aux particuliers en réduisant les coûts de transaction. On ne se refait pas...
En Europe, aucune régulation n'a jamais été évoquée. Pour quoi faire, puisque le capitalisme est maintenant moralisé ? The show must go on...
Source: Les mots ont un sens
mardi, 26 juillet 2011
Par LutoPick le mardi, 26 juillet 2011, 06:49
Cinq jours avant son assassinat, Jaurès vient à Lyon, le 25 Juillet 1914, aider Marius Moutet qui sollicite les électeurs de Vaise pour un mandat de député. Il vient donc le soutenir mais, dans son désarroi, notre tribun oublie cette tâche, pour crier le mélange de tristesse, d’angoisse et d’espérance qui l’étreint à la veille de la guerre : cette guerre qui se profile, et qui, il le sait, va écraser toute une jeunesse et avec elle une partie de l’espérance des peuples. Dans un souci pédagogique, Jean Jaurès expose à son auditoire certaines des causes du conflit mondial qui s’annonce, et l’engage à tout faire pour s’opposer à cette guerre. Cela va devenir un véritable texte de référence à contre-courant.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! »
Voici donc le dernier discours de Jean Jaurès, et celui-ci fut prononcé dans une salle de Vaise pleine à craquer, salle au 51 de la rue de Bourgogne qui n’existe plus aujourd’hui ; il n’y a plus qu’une plaque pour le garder en mémoire.
Cinq jours après, Jaurès était assassiné au café du Croissant, à Paris. Trois jours plus tard, la guerre était déclarée... et les socialistes faisaient tout le contraire des propos qu’avait prônés Jaurès.
Voir le discourt sur: Rebellyon.info
lundi, 25 juillet 2011
Par LutoPick le lundi, 25 juillet 2011, 08:10
(Hier), les bourses remontaient, la Grèce allait être sauvée, tout le monde allait mettre la main à la pâte, enfin tout était arrangé. Et puis aujourd'hui les commentaires sont plus mitigés. Quelques uns soupçonnent une entourloupe, d'autres y voient un compromis honorable, et certains le moyen de gagner du temps. Personne cependant ne croit réellement que la situation se soit arrangée outre mesure, car en définitive le problème structurel du système financier n'est pas réglé : l'Europe court droit à la récession généralisée, tandis que les principaux responsables de celle-ci s'en sortent plutôt bien. (...)
En choisissant de faire porter le poids de la crise aux peuples plutôt qu’aux banques, les gouvernants actuels ont exprimé leur soumission au pouvoir financier plutôt qu’aux désirs des peuples, marquant ainsi le mépris qu’ils entretiennent à leur égard. En préférant satisfaire les intérêts financiers plutôt que ceux du peuple, ils ont fait un choix clair et définitif. Cette gouvernance économique censée protéger l’Europe ne sera en réalité que le moyen de stabiliser la zone euro, pour le plus grand profit de financiers qui, autrement, sont prêts à déserter cette zone pour aller faire de l’argent ailleurs. Même si cette stabilisation se fait au prix de la disparition de la démocratie et de la justice sociale, les gouvernants voudront toujours sauver leur enviable position au sein du concert des nations, et n’hésiteront sans doute pas à faire appel ensuite au meilleur cocktail qui soit pour faire revenir la croissance et asseoir à nouveau leur domination : la guerre.
Caleb Irri
Article complet : http://calebirri.unblog.fr
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