Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Politique

Fil des billets

jeudi, 5 janvier 2012

Truculente Véritable Arnaque SOCIALE

Sur le plan social, le mécanisme de la « TVA sociale » revient à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les richesses produites pour les augmenter sur les ménages. Et parmi les ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout ceux qui ont les revenus les plus bas. On comprend pourquoi. C’est eux qui consomment tout leur revenu. Ce revenu est donc intégralement taxé à hauteur de la TVA. Tandis que les ménages aisés épargnent une partie de leurs revenus qui sont ainsi soustrait à cette TVA. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu. Notons d’ailleurs que cette nouvelle hausse de la TVA marginaliserait encore un peu plus l’impôt progressif dans le système fiscal français. Car la TVA représente déjà 51 % des recettes fiscales de l’Etat. Contre à peine 17 % pour l’impôt sur le revenu progressif. C'est-à-dire une des parts les plus faibles des pays industrialisés, puisque l’impôt sur le revenu représente en moyenne 20 % des recettes fiscales dans les pays de l’OCDE et même 30 % au Royaume-Uni. (...)
Les partisans de la TVA « sociale » prétendent qu'elle lutterait contre les délocalisations en faisant baisser les coûts de production en France grâce à la baisse des cotisations des entreprises. Cela rendrait plus compétitifs les produits français par rapport aux produits importés. On peut d'emblée objecter que les délocalisations se poursuivent et s'accélèrent alors que cela fait dix ans que les baisses de cotisations sociales s'accumulent.(...)
La hausse de la TVA est une recette à la mode chez les libéraux. C’est une question idéologique. Je la résume dans sa forme brutale : « Quand vous allez chez le boucher, au moment de payer, on ne vous demande pas combien vous gagnez pour vous dire ce que vous devez ». Dans la doctrine libérale et dans l’esprit capitaliste, l’impôt sur le revenu, impôt progressif, est une aberration. On paye ce qu’on consomme un point c’est tout!
Jean-Luc Mélenchon Front de Gauche
TVA UMP

vendredi, 7 octobre 2011

Les raisons de la colère

Ne laissons pas nos droits foulés au pied ! Ne les laissons pas vendanger nos vies ! A l'appel des associations de chômeurs, des collectifs de précaires et d'Actuchomage, rendez-vous à Paris à partir de 11h30 place Stalingrad.

Voilà des années que nous sommes écrasés, broyés comme raisins au pressoir.

On ne peut se résigner au chômage massif, structurel, de misère, servant de variable d’ajustement au seul profit des possédants et des actionnaires, d'autant qu'en France et partout en Europe, la mise en œuvre de politiques d’austérité ne fait qu’accentuer la gravité de la situation.

Le chômage est une oppression individuelle et collective.

Le quotidien de ses victimes est l’urgence de la survie, les galères, la stigmatisation, les contrôles, les convocations, les radiations et, pour finir, la pauvreté qui s’accroît.

Les conditions déplorables d’existence imposées aux Chômeurs et Précaires ne sont pas dictées par la situation économique. Elles le sont par une volonté idéologique et démagogique visant à culpabiliser les victimes, en dédouanant les véritables responsables dont l’objectif est de faire baisser les rémunérations et les protections sociales. Il en résulte un sentiment d’inutilité, de gâchis, de culpabilité, d’injustice, de colère, de repli et de désespoir.

D’autant que Pôle Emploi est un concentré de dysfonctionnements ou l’absurde le dispute à l’inefficacité. Les agents n’ont pas les moyens de leurs missions. La fusion Assedic/ANPE, présentée comme devant améliorer les choses, est un échec.

Les raisons de la colère

Les raisons de se mobiliser, de se révolter et de résister aux grandes vendanges de nos droits, à l’écrasement et au piétinement de nos vies, sont nombreux.

Nous exigeons :

• Un emploi correctement rémunéré et librement choisi,
• L’indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité,
• L’élargissement des cotisations sociales aux produits financiers et bénéfices des entreprises,
• Une lourde taxation du recours aux licenciements et à la précarité,
• L’éradication de la stigmatisation, des contrôles et des radiations,
• Une retraite décente pour les Chômeurs et Précaires,
• Une allocation exceptionnelle de 500 euros (dite "Prime de Noël") versée fin 2011.

Le mauvais sort qu’on nous réserve impose une forte mobilisation.

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 8 octobre 2011 pour un pique-nique festif (1) à partir de 11h30 place Stalingrad, qui sera suivi d’une manifestation à partir de 14h00 en direction de la Place de Clichy.

À la veille des présidentielles, nous avancerons nos propositions et revendications. Nous interpellerons les candidats.

Appel signé par AC!, l'APEIS, le MNCP, l'Appel et la Pioche, le collectif des Précaires et du Pissenlit, Génération précaire, Actuchomage avec le soutien de la FSU, des Solidaires, du SNU-Pôle emploi, SNU-TEFE, SNU Insertion, de SUD Emploi...

(1) Pour le pique nique, que chacune et chacun glisse dans son sac quelques aliments que l'on partagera tous ensemble...

Source: Actu chômage


Et il y en a !

mercredi, 21 septembre 2011

Ecologie et Social

Fabrice Nicolino intitule son dernier billet de blog « Mélenchon et mme Morel Darleux (triste) » .

Fabrice Nicolino est un militant et auteur écologiste que je respecte depuis longtemps pour les idées qu'il porte. Son blog est d'ailleurs référencé sur « les petits pois sont rouges » depuis longtemps, et ce malgré ses attaques férocement (et parfois à la limite de l'honnêteté intellectuelle, disons le ;) anti Mélenchon. Parce que j'ai toujours mis les idées au dessus des rivalités de personnes, et qu'il me semblait qu'on pouvait partager un certain nombre de combats. Ça a d'ailleurs été le cas sur les gaz de schiste, contre lesquels Fabrice Nicolino s'est engagé début 2011 aux côtés de José Bové, et ce malgré sa répugnance habituellement affichée pour les politiques...

Mais là je ne comprends pas. S'appuyant sur la proposition de hausse du SMIC à 1700 euros contenue dans le programme partagé du FDG (dont il n'y a pas un mot curieusement dans ce billet), Fabrice Nicolino en profite pour rappeler le parcours politique de Jean Luc Mélenchon (quel rapport ?), pour fustiger la hausse du SMIC qualifiée d' « hallucination » (pourquoi ?) et continue sur un amalgame confus avec la crise écologique et le pillage des pays du Sud. Me sommant pour finir de choisir entre « être Mélenchoniste » et écologiste.

Alors d'abord je ne suis pas "Mélenchoniste", je suis Secrétaire nationale à l'écologie du PG, comme c'est rappelé d'ailleurs dans le billet de Fabrice Nicolino. Faire cet amalgame, c'est nier la réalité de milliers de camarades qui constituent le PG, dont beaucoup d'écologistes de longue date, d'autres plus récemment convaincus par les débats sérieux et argumentés que nous avons en permanence au sein du parti et avec des associatifs, syndicalistes et citoyens comme encore ce week end sur la Fête de l'Huma. Des militant-e-s du PG qui tou-te-s présentent la particularité d'avoir un petit « plus » par rapport à d'autres militants écolos : une certaine vision de la lutte des classes au 21e siècle. Et qui partagent le même combat anticapitaliste. Oui, nous sommes au PG fermement convaincus que les deux vont ensemble, et que justement il n'y a pas à choisir entre le social et l'écologie. C'est nouveau comme discours politique, bien loin de l'environnementalisme béat, peut être est-ce ce qui bouscule Fabrice Nicolino ?

On ne fera pas la révolution écologique sans un vaste mouvement populaire et sans justice sociale, c'est ce constat qui nous a conduits à mener la réflexion et adopter comme mesure principale le Revenu Maximum Autorisé et à discuter avec Hervé Kempf (Comment les riches détruisent la planète), ou encore explorer le champ de l'extension de la gratuité avec Paul Ariès. On ne changera pas les modes de production et de consommation en culpabilisant et en taxant les pauvres. Ce n'est pas le peuple qui est responsable de la crise, pas plus de la crise écologique que de celle de la dette ! Mais visiblement la revalorisation des salaires ne trouvent pas grâce aux yeux de Fabrice Nicolino. Et c'est bien dommage. Car la hausse du SMIC est une mesure élémentaire de justice sociale. Couplée au RMA et à un écart maximum de salaire de 1 à 20, comme c'est écrit dans le programme du méchant Mélenchon, elle n'a rien d'une logique productiviste ou croissanciste, elle veut juste dire que ce sont les mega riches qui nous polluent, qu'aujourd'hui dans ce pays on ne peut plus accepter que des gens qui bossent dorment dans leur voiture et ne peuvent plus se soigner. Parce que oui, il n'y a pas que dans les pays du Sud qu'il y a de la misère. Ici aussi, dans ce pays riche qu'est la France, il y a aussi du « Sud », des gens peinent à survivre.

Alors quoi, on se présente au élections en leur disant qu'on va les laisser travailler pour un salaire de misère parce que « le Sud existe » ? Mais où Fabrice Nicolino voit-il une contradiction ? Notre programme du Front de Gauche prône également la relocalisation industrielle, justement pour des raisons sociales et écologiques ! Fabrice Nicolino oublie de le mentionner. C'est pourtant important, non ? Un peu de pensée systémique est nécessaire quand on se pique de réfléchir à un programme. Quand on se pique de le critiquer aussi...

Car défendre les peuples du Sud, c'est aussi ça : mettre en place des barrières douanières et relocaliser la production pour éviter que des objets nuisibles et inutiles soient fabriqués dans des conditions de travail indignes à l'autre bout du monde. Lutter contre les politiques libérales de l'OMC, du FMI, de l'Union européenne qui tuent l'agriculture des pays du Sud et leurs services publics. Et repenser l'industrialisation de la France. L'écologie n'est pas l'ennemie de l'industrie ! On aura toujours besoin de chaises et de tables ou d'ordinateurs, et franchement je préfère qu'ils soient produits ici, en créant des emplois, en socialisant les moyens de production (eh oui, ça aussi on le dit). Une production déterminée par l'utilité sociale de la production, l'impact environnemental et la manière dont sont prises les décisions dans l'entreprise (au passage, notre programme fait également la part belle aux reprises d'entreprises par les salariés sous forme coopérative, une paille...). En outre, le programme du Front de Gauche prône l'annulation de la dette des pays pauvres, la fin de la politique néo-coloniale de l’État français (cf la Françafrique), la mise en place d'un fonds international de coopération solidaire... Et j'en passe ! Tout ça, qui d'autre le dit ? Qui d'autre l'écrit ? Qui d'autre le fait, au Parlement européen, dans les Régions, sur le terrain ?

Voici l'entretien de JL Mélenchon sur le productivisme publié dans le dernier numéro du Sarkophage, et un autre sur Bastamag où il est question de planification écologique et de révolution citoyenne, qui ont peut être échappé à la vigilance de Fabrice Nicolino. Lisez les, et jugez sur pièces...

Quant à moi, non, Monsieur Nicolino, je n'ai pas à choisir : entre Mélenchon et l'écologie, mon choix est fait. Je garde les deux.

Source: Les petits pois sont rouges... le blog de Corinne Morel Darleux (Secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge du combat écologique, je porte mes engagements écologistes et altermondialistes dans différents lieux politiques et associatifs, notamment au sein du mouvement Utopia depuis 2005, et à la région Rhône Alpes depuis 2010).

lundi, 19 septembre 2011

Exhibition cathodique

Pas de surprise pour celles et ceux qui ont regardé l’écœurant show à la gloire du mensonge, de l’impunité et de la connivence sur TF1. Cet homme qui récite la leçon que lui ont apprise ses "communicants", cet homme qui se sert de la fortune d’une femme pour s’exhiber en politique et passer à la fois pour un vrai socialiste et un économiste sérieux, cet homme qui bafoue d’autant plus son épouse qu’elle en redemande, cet homme toujours accusé de viol et de tentative de viol et qui se dit "blanchi", cet homme qui ose venir au journal télévisé devant des millions de téléspectateurs non pas pour dire la vérité ou donner sa version des faits, mais pour jouer la comédie, abrité derrière le rapport complaisant d’un procureur de New York, cet homme enfin est l’arrogance, le mépris, la malhonnêteté, la vulgarité personnifiés. (...)

Extrait d'un texte de Claude Ribbe pour Le Grand Soir

((/blog/public/affiche_contre_viol.jpg
Affiche de Cpolitic

dimanche, 18 septembre 2011

Paradoxe socialibéral

Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique, ce chercheur très peu connu en France a écrit en 2005 un document de 130 pages titré "Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale", dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, "de façon paradoxale" en faveur de la dérégulation "libérale" des marchés financiers.

"A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal, les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait 70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski, président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux."

Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de "paradoxe français d’autant plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les français n’y ont pas été forcés par les Etats Unis, au contraire". Il poursuit : "c’est le 'consensus de Paris' et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c'est-à-dire centrée sur des économies dont les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux".(…)

"les fonctionnaires français ont emmené dans leurs bagages l’idée que la mondialisation pouvait être maîtrisée, ainsi que les instruments de cette maîtrise. Et pourtant, paradoxalement, en permettant aux organisations internationales de maîtriser la mondialisation, ils ont contribué à forger un monde plus libéral et plus mondialisé". (...)

Au tournant de 1983, Delors, alors ministre des Finances, Laurent Fabius, ministre du budget et Pierre Bérégovoy, ministre des Affaires sociales, ont convaincu François Mitterrand d’accepter les contraintes du Système Monétaire Européen, qui a amorcé une politique de rigueur : "ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité". Pour lui, c’est Camdessus qui a convaincu Fabius du danger qu’il y aurait à laisser flotter le Franc, et qui a ensuite "introduit de la pensée unique au FMI".

Source: Le nouvel observateur

samedi, 17 septembre 2011

Blocus

Ces jours prochains à l'ONU seront évoqué 2 blocus:

  • un blocus économique, commercial et financier infligé par les Etat Unis d'Amérique à Cuba,
  • un blocus économique, commercial, financier accru d'une occupation terroriste infligé par l'Etat d'Israël en Palestine.


La majeur partie du monde souhaite qu'un terme soit mis à ces blocus; mais les Etat Unis d'Amérique (soit-disant démocratique) impose leur veto.
Ces blocus violent le droit international. Il sont contraire aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. Ils constituent une agression au droit à la paix, au développement et à la sécurité. Ils sont, dans leur essence et par leurs objectifs, une agression unilatérale et une menace permanente à la stabilité de ces pays. Ils constituent une violation massive, flagrante et systématique des droits humains de ces peuples.
Le blocus est une politique unilatérale, immorale et rejetée non seulement par la communauté internationale mais aux États-Unis et en Israël mêmes.
Les États-Unis comme Israël doivent lever ces embargos sans plus tarder et de façon inconditionnelle.

Non au sionisme Je suis juif et je veux qu'Israël arrête de tuer des palestiniens.


Libre ! Oui nous pouvons, maintenir l'embargo!


Why ?

Merci de diffuser largement ce message.

vendredi, 16 septembre 2011

L'humain d'abord

En exclusivité Libération.fr publie des extraits du programme du Front de Gauche.

Social: lutte contre «l’insécurité»

35 heures, augmentation du Smic, «salaire» et «revenu maximum»

«Nous voulons rétablir le droit au travail, à l’emploi et au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela, nous établirons les 35heures effectives, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1700 euros et un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées (…) L’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne pourra dépasser 1 à 20. Ainsi, les patrons ne pourront gagner plus sans d’abord augmenter les salariés du ’’bas de l’échelle’’. Par la fiscalité, nous établirons un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian (soit aujourd’hui 360 000 euros par an).»

Retour à la retraite à 60 ans

«Nous rétablirons également le droit à la retraite à 60 ans à taux plein (75% du salaire de référence) pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic. Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.»

Encadrement des CDD et des contrats en interim

«Le recours aux intérimaires et contrats à durée déterminée (sera) strictement encadré. Un quota maximal d’intérimaires et de contrats à durée déterminée égal à 5% des effectifs dans les grandes entreprises et 10% dans les PME sera instauré sauf dérogation justifiée.»

Logement: «priorité nationale»

Construction de 200 000 logements sociaux

«Nous engagerons un plan d’urgence national pluriannuel de construction de 200 000 logements publics sociaux par an pendant cinq ans comprenant un volet spécifique de logements étudiants et pour les jeunes. Nous porterons donc le budget logement à 2% du PIB (…) Le financement des crédits alloués au logement social sera assuré par le relèvement du plafond du Livret A à 20 000 euros, (…) Nous taxerons la spéculation financière et immobilière avec la création d’une taxe ’’contribution logement’’de 10% sur les revenus financiers.»

Blocage et encadrement des loyers

«Dans un premier temps nous bloquerons les loyers dans le public et encadrerons leur évolution dans le privé par le plafonnement des prix à la vente et à la location, en fonction de la tension dans les territoires. Dans un deuxième temps, pour garantir l’égalité d’accès de tous à un logement de qualité, la mixité sociale de l’habitat, et permettre la baisse des loyers pour le plus grand nombre, nous nous fixerons l’objectif que la proportion du loyer et des charges dans le budget des familles n’excède pas 20% de leurs revenus.»

Fiscalité: taxer les riches, les banques, les entreprises

Revenir sur les exonérations accordées aux entreprises

«Nous en finirons avec les 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations sociales patronales, dont on a pu constater l’inefficacité pour l’emploi, et avec les exonérations fiscales (…) Nous taxerons les revenus financiers des entreprises. Nous modulerons l’impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d’inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l’emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail.»

Réforme de la fiscalité

«Nous établirons une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif. (…) Nous supprimerons le bouclier fiscal et nous augmenterons le rendement de l’ISF. Une loi antiévasion fiscale permettra l’imposition des revenus des Français à l’étranger.»

Environnement: ok pour la «planification», pas sur une sortie du nucléaire

Nationalisation du secteur de l’énergie

«Nous réaffirmons l’exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l’énergie, seule garante de la transparence, de l’indépendance, de l’expertise et de la qualité des installations et des exploitations. Nous créerons un pôle 100% public de l’énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisé.»

Un référendum pour régler la question du nucléaire

«Nous proposerons un débat public national immédiat sur la politique énergétique en France. Ce grand débat devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer le remplacement des énergies fossiles Il se terminera par un référendum. Dans le domaine du nucléaire civil, l’ensemble des possibilités – dont la sortie du nucléaire ou le maintien d’un nucléaire sécurisé et public – sera alors tranché.»

Immigration: «pas un problème»

«L’immigration zéro est un mythe qui divise et affaiblit notre pays. Même s’ils seront peut-être moins importants que dans le passé, la France continuera à connaître comme tous les pays du monde des flux migratoires (…) Nous rétablirons la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial (…) Nous régulariserons les sans-papiers dont le nombre a augmenté du seul fait des réformes de la droite (…) Notre vision de l’avenir de la France s’appuiera sur un nouveau Code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française au-delà de cinq ans de résidence.»

Sécurité: «Prévention, dissuasion, sanction»

«Nous devrons impérativement stopper la baisse des effectifs de la police et recruter. Les forces de police devront conduire leur action dans le cadre d’une déontologie fondée sur le respect des personnes (…) Nous redonnerons toute sa place à la police de proximité. L’aide de l’État aux actions de prévention et d’aide sociale, destinée aux collectivités territoriales et au mouvement associatif, sera doublée, sous forme de subventions ou d’investissements directs de l’État dans les services publics les plus touchés.»

Institutions: une «VIe République»

Limitation des pouvoirs du chef de l’Etat

«Nous voulons rétablir la primauté de l’Assemblée nationale sur l’exécutif. Les pouvoirs exorbitants du président de la République doivent être supprimés dans le cadre d’une redéfinition générale et d’une réduction de ses attributions. Le gouvernement sera responsable devant l’Assemblée nationale. Nous proposerons la suppression du Sénat ou sa réforme profonde (…) La proportionnelle sera rétablie pour toutes les élections. La parité sera garantie par la loi, le cumul des mandats strictement limité en nombre et dans le temps.»

Création d’une «assemblée constituante»

«Une Assemblée constituante distincte de la nouvelle Assemblée nationale, ayant pour mandat de rédiger un projet de Constitution nouvelle pour une VIe République, sera élue au suffrage universel, dès 2012. Elle sera élue à la proportionnelle intégrale sans seuil, avec la parité. Les parlementaires en exercice ne pourront s’y présenter et les élu(e)s de la Constituante ne pourront être candidats aux élections suivantes.»

Europe: désobéir au traité de Lisbonne

«Nous nous engagerons dans la mise en chantier d’un nouveau traité qui serait adopté en France par référendum (…) Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des politiques européennes nouvelles, libérées de l’emprise des marchés financiers (…) Notre désobéissance fera tache d’huile dans l’Union et dans la zone euro. (…) Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant et leur annulation partielle. Nous exigerons des moratoires et des audits sous contrôle citoyen. La France proposera une refonte des missions et des statuts de la BCE.»

Education: plus de moyens, plus de profs, plus d’élèves

«Nous construirons une école émancipatrice qui permette l’élévation pour tous du niveau des savoirs acquis et des qualifications reconnues. Pour ce faire, nous allongerons le temps scolaire: droit à la scolarité dès 2 ans, scolarité obligatoire de 3 à 18 ans (…) Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l’Éducation nationale sous statut de la fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés.»

A lire demain dans Libération: «Le Front de gauche à livre ouvert»

Source: Gauche de combat

jeudi, 15 septembre 2011

Le partage ou l'austérité ?

Le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’offensive contre « les orientations néolibérales qui ont conduit à l’échec ». L’analyse que fait René Revol, le porte-parole du Parti de gauche, de la crise financière est revigorante car elle ne pose pas comme le font beaucoup – même à gauche – l’austérité comme un principe intangible pour en sortir. Bien au contraire. Et le parti de Jean-Luc Mélenchon va faire œuvre de pédagogie dès cette rentrée pour faire passer l’idée que, selon le mot de celui qui est aussi maire de Grabels, « le problème n’est pas la crise, mais qui la détient ». En l’occurrence les banques. Une dette d’ailleurs que René Revol estime toute relative. Ce qu’il explique très simplement. « Quand vous achetez une maison, le banquier ne compare pas son prix et votre seul revenu d’une année ». C’est pourtant ce que l’on fait quand on ramène « le stock pluriannuel de la dette d’un pays à son revenu annuel ». Ceux qui sont intéressés pourront bientôt lire l’ouvrage qu’a rédigé ce prof en sciences économiques et sociales en classe préparatoire. « Capitalisme, une mise en perspective », sortira dans quelques jours aux éditions ebooks.

La création de l'argent à l'état !

mercredi, 14 septembre 2011

La règle d'ORgie libérale

La promotion par les VRP du gouvernement de la « règle d’or », largement relayée par les médias dominants, représente une nouvelle étape dans l’entreprise de désinformation massive autour de la question de la dette. Or la présentation systématique des politiques d’austérité comme étant « la seule solution possible » est complètement fausse. Non seulement ces politiques sont socialement injustes et économiquement dangereuses ; mais d’autres politiques sont possibles.

Depuis l’UMP jusqu’au PS, on semble avoir oublié que le déficit, c’est la différence entre les recettes et les dépenses publiques. Les recettes ce sont principalement les impôts, à hauteur d’environ 85%. Concrètement, il y a les impôts directs, dont l’importance varie selon les ressources financières de tout un chacun, qui représentent environ 72% des recettes publiques. Cette part directe n’a cessé de diminuer, à travers des réductions des impôts sur les plus grandes fortunes, et sur les sociétés notamment, et cela a eu pour conséquence de réduire l’ensemble des recettes publiques.
Et il y a les impôts indirects. Les impôts indirects ne varient pas en fonction des ressources financières des contribuables. Nous payons tous de manière équivalente. Que vous soyez millionnaire ou titulaire du RSA, vous paierez toujours le même pourcentage de TVA (création d'une TVA spéciale pour les sodas,...). Ces impôts représentent 14% des recettes publiques.
La tendance qu’on observe, c’est un basculement des impôts directs vers les impôts indirects, c’est ce qui s’est passé en 2007, lorsqu’on a réduit l’impôt sur la fortune, et autres impôts directs ; et désormais lorsqu’on envisage des hausses d’impôts il s’agit d’impôts indirects, comme la TVA, les franchises médicales,...

Autrement dit pour équilibrer le budget, il n’est pas nécessaire de sabrer de manière totalement irresponsable dans les dépenses de l’Etat en s’attaquant à l’Education nationale, en fermant des hôpitaux, ou en bradant les services publics et municipaux.
Il est possible de rééquilibrer le budget public en taxant les plus hauts revenus, en taxant les transactions financières, en bouchant les trous dans la fiscalité qui ont permis, depuis des dizaines d’années, aux plus riches de devenir plus riches, sous le prétexte d’une prétendue « compétitivité »…

Il existe a priori trois pistes pour financer les dépenses publiques :

1/ La première consiste tout simplement à augmenter les recettes publiques en augmentant le nombre de tranches d'imposition. Cette solution a été délibérément écartée par les partis conservateurs et socio-démocrates durant la précédente décennie. Au contraire, les gouvernements successifs ont participé au détricotage de la progressivité de l’impôt, et ainsi contribué… à la formation du déficit public.

2/ La seconde piste, c’est le financement du déficit par la création monétaire. Cette possibilité a été définitivement écartée dans les statuts de la Banque Centrale européenne, qui sous le prétexte de la lutte contre l’inflation, a soustrait aux gouvernements la possibilité pour les Banques Centrales de racheter en dernier recours les titres de dette des Etats.

3/ Les deux premières possibilités de financement étant écartées d’emblée, il ne reste aux Etats que le financement privé des déficits publics, c’est-à-dire sur les marchés financiers, (les états ne peuvent pas emprunter à des taux correctes auprès de la BCE et sont contraints à emprunter à des taux usuriers sur les marchés financiers).

Au lieu de rompre avec ce système vicié, les gouvernements européens, dans le sillage du Pacte pour l’Euro, s’entêtent à poursuivre sur la voie de politiques d’austérité. Celles-ci n’ont pour seul objectif que de perpétuer l'enrichissement des marchés financiers.
Ce qui est d’autant plus absurde que cela empêchera les gouvernements, sur le court et moyen terme, d’effectuer les dépenses publiques nécessaires pour relancer l’économie, dépenses nécessaires en période de crise économique. Autrement dit, pour satisfaire la finance, les partis politiques socio-démocrates et conservateurs s’apprêtent à risquer de plonger l’Europe dans une crise sans précédent.

Les déclarations des prétendants socialistes à la présidence de la République ne trompent pas : qu’il s’agisse de l’« austérité de gauche » pour Hollande, ou le rappel par Aubry qu’il faudra s’en « tenir aux règles », il semble que les candidats socialistes et leurs conseillers ne prennent pas la mesure de la gravité de la situation. Pour échapper au piège de la dette publique, il est pourtant nécessaire de rompre radicalement avec la dépendance vis-à-vis des marchés...

Source: Les dessous de Bruxelles

samedi, 10 septembre 2011

10 ans après...

10 ans après, quel regard les Français portent-ils sur les événements du 11 septembre 2001 ?

Grâce aux donations de ses membres et sympathisants, l'association ReOpen911 a pu faire réaliser un sondage sur ce sujet par un organisme indépendant et nous avons le plaisir de vous en présenter aujourd’hui les résultats.

A ce jour, deux enquêtes de ce genre étaient disponibles en France : L’une réalisée par TNS Sofres / Logica pour le NouvelObs.com, et l’autre par WorldPublicOpinion dans 17 pays dont la France. Toutes deux dataient de septembre 2008, il y a trois ans déjà, et les questions alors posées ne permettaient pas de mesurer le degré de scepticisme de la population française à l'égard de la thèse officielle du complot.

Pour le 10ème anniversaire des attentats du 11-Septembre, l'association ReOpen911 a donc commandé une enquête d'opinion à HEC Junior Conseil (HEC Paris), une Junior-Entreprise classée au 1er rang de son secteur par l'Expansion en 2009 et finaliste du prix d’excellence C.N.J.I. chaque année depuis 2004. Le sondage fut réalisé en juin 2011 auprès d'un échantillon représentatif de la population française.

Le sondage est riche d'enseigments sur l'opinion des Français au sujet du 11 septembre 2001.

Question 1 : Diriez-vous que le 11 Septembre 2001 est toujours un sujet d’actualité ?

Phénomène remarquable : 10 ans après les faits, 65% des français considèrent que le 11-Septembre est toujours un sujet d’actualité.

Malgré l’annonce de la mort de Ben Laden, les retraits militaires entrepris pour l’Irak et envisagés pour l’Afghanistan, les révolutions arabes et plus généralement une actualité 2011 extrêmement chargée (crise économique, Fukushima, …), les Français ne considèrent donc pas ce sujet comme dépassé.

Question 2 : Pensez-vous que le gouvernement Bush ait dit tout ce qu’il savait concernant les attentats du 11 Septembre ?

Le grand reporter Eric Laurent, auteur d'une enquête approfondie sur le sujet, avait parlé du 11-Septembre comme d'« un ensemble de mensonges, entouré de mystère » (France 2, « On a tout Essayé », 7/06/03, min 01:35). Aujourd’hui, 72 % des Français pensent que l'administration Bush n'a pas tout dit sur ces événements.
Le pourcentage est encore plus élevé en Allemagne où 89,5% de la population pense que le gouvernement n'a pas dit toute la vérité. Il l'est également aux Etats-Unis où, dès 2006, 81% de la population pensait que les membres de l’administration Bush n'avaient pas dit toute la vérité.

Question 3 : Que pensez-vous de la version officielle des attentats du 11-Septembre ?

58% des sondés expriment des doutes sur la version officielle, contre seulement 31% qui l'acceptent. Dans un contexte où l’expression publique d’un doute, même prudent, est violement combattue, il s’agit d’un résultat pour le moins étonnant. Le scepticisme est majoritaire, alors même que les sceptiques sont généralement présentés de façon négative, et ultraminoritaires, par les médias.

Il convient de souligner que le scepticisme est en forte progression : les "sceptiques" représentaient entre 20% et 30% de l'opinion française en 2008 (estimation ReOpen911 effectuée à partir des 2 sondages de septembre 2008), ils représentent donc 58% de l'opinion trois ans plus tard. Les personnes exprimant de sérieux doutes semblent toutefois moins nombreuses qu’aux Etats-Unis où, dès 2006, ils étaient 28% à considérer que les membres de l’administration Bush avaient « globalement menti » (sondage CBS News / New York Times, octobre 2006) contre 12% en France en 2011.

Question 4 : Combien de tours se sont totalement effondrées à New-York le 11 Septembre 2001 ?

Seuls 14% des Français savent que trois tours se sont totalement effondrées le 11 septembre 2001. Pour comparaison, les New-Yorkais sont eux 67% à savoir qu’un 3ème gratte-ciel s’est effondré le 11-Septembre selon un sondage réalisé par le Siena Research Institute en mai 2011.

L'analyse croisée entre les questions 3 et 4 révèle l'existence d'une corrélation positive entre l’expression du doute et le niveau de connaissance sur les attentats du 11-Septembre. En effet, 69% des sondés qui ont connaissance de l’effondrement du WTC7 expriment des doutes vis-vis de la thèse officielle du complot (sérieux doutes: 19,5%, quelques doutes: 49,5%). En revanche, l’expression du doute tombe à 56,5% chez les sondés qui n’ont pas connaissance de l’effondrement de cette troisème tour (sérieux doutes: 11,5%, quelques doutes: 45%). Pour en savoir plus sur l’effondrement de la 3ème tour, lire « L'effondrement magique de la Tour WTC7 »

Près de la moitié des sondés (49%) envisagent que les autorités américaines aient pu délibérément laisser les attentats se produire.

Un tiers des sondés (34%) envisagent que les autorités américaines aient pu être impliquées dans la réalisation des attentats.
49% sont favorables à une enquête indépendante pour en savoir plus sur ces évènements.

Source: ReOpen 911

vendredi, 9 septembre 2011

La république des malettes

Le 4 avril 1986 vers 20 h 40, un homme est découvert dans un couloir de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, une balle de 11.43 dans le dos. Il s’appelle Ahmed Djouhri, mais est plus connu sous le nom de Monsieur Alexandre. Quelques minutes plus tôt, une fusillade a éclaté à quelques mètres de là, place du Colonel-Fabien. Des douilles de 9 mm ont été retrouvées. Selon un rapport de police que Paris Match a consulté, des analyses effectuées sur les mains de Djouhri concluent que celui-ci a sans doute ­riposté à son agresseur. Un règlement de comptes qui s’inscrit dans une longue série de « flingages » dans le Milieu. A l’époque, ce Franco-Algérien de 27 ans, parti de rien et originaire de Sarcelles, a ses entrées dans le quartier du Sentier et dans des boîtes de nuit à la mode comme L’Apocalypse. Il y croise Anthony Delon qui vient de lancer sa ligne de blousons en cuir. Devant les policiers, Djouhri ne lâchera presque rien sur son agression. « Il était supérieurement intelligent, on sentait qu’il avait un potentiel incroyable », se souvient un ancien de la Crim’.

Vingt-cinq ans plus tard, Ahmed Djouhri, le banlieusard aux cheveux longs, est devenu Alexandre Djouhri, l’un des personnages les plus protégés de la République, toujours tiré à quatre épingles. Au plus haut sommet de l’Etat, il côtoie Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, ou Claude Guéant, avec qui il dînait il y a encore deux mois. Sans oublier son « ami » Dominique de Villepin et quelques P-DG du Cac 40, comme Serge Dassault, Antoine Frérot (Veolia), Patrick Kron (Alstom). Et, surtout, Henri Proglio (EDF) et son conseiller Michel Roussin, dont Djouhri a suivi le sillage dans les années 80. Très présent en Libye ou en Algérie, souvent décrit comme un intermédiaire dans les contrats d’armement, Djouhri récuse ce terme. Ses proches préfèrent parler de « partenaire », voire d’investisseur, mais impossible d’en ­savoir plus : l’homme vit dans des palaces – Ritz ou Crillon – et n’a plus aucune société ni adresse déclarée en France.

Aujourd’hui, le journaliste Pierre Péan publie chez Fayard une biographie de ce mystérieux personnage; pour mener à terme “ son enquête de dix-huit mois ”, il s’est “ financé seul ”.

Alexandre Djouhri, le personnage autour duquel Péan a bâti son travail est, il faut le dire, pour le moins ténébreux. D’après l’auteur, “ Il se présente comme un homme d’affaires, d’autres l’ont qualifié d’intermédiaire, ce qu’il n’aime pas. Il est sorti d’une bande de banlieue pour se trouver aujourd’hui dans une autre zone de non-droit, non loin du sommet de l’Etat, où vivent moins de trois cents personnes. Ce sont des politiques, des hauts fonctionnaires, quelques grands patrons. Certains frôlent l’illégalité, d’autres y ont plongé, avec les rétrocommissions. Tous entendent pratiquer un droit différent : le leur. Cette nouvelle oligarchie pèse d’un poids terrible dans la République. Djouhri est au centre ”.
12,8 millions d’euros versés à Djouhri à la demande de Claude Guéant.
Au fait, au fait !, criez-vous. On y vient… Un temps “ associé avec le jeune Anthony, fils d’Alain Delon ”, proche de l’ancien patron de Veolia Henri Proglio “ au point qu’il passait parfois, aux yeux de témoins extérieurs, pour (son propre) patron ”, Alexandre Djouhri est aussi, souligne Péan, un intime de Dominique de Villepin. S’Il “ n’accuse pas l’ancien Premier ministre d’être corrompu ”, le journaliste affirme néanmoins que “ l’ancien Premier ministre aurait reçu une vingtaine de millions de dollars de chefs d’Etat africains entre 1992 et 2005 ”. Et boum !

-“ Vous racontez, note “ Le Point ”, qu’il y a quelques mois, l’Elysée a exigé le versement par EADS de 12,8 millions d’euros de commissions à Djouhri, sur un contrat de vente d’Airbus à la Libye, alors qu’il n’est pas intervenu ! Vous avez des preuves de cette accusation ? ” -“ Airbus dit que cet argent indu n’a pas été versé, répond Péan. Je sais pourtant qu’Alexandre Djouhri s’est fait régler cette somme à la demande du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant ”. Et re-boum !

Mais ce n’est pas fini. Entre autres sales affaires de commissions et de rétrocommissions, l’enquêteur révèle que “ ni la France ni Cécilia Sarkozy n’ont joué de rôle dans la libération des infirmières bulgares ”. Pire, cette volonté de “ mise en scène ” aurait “ coûté une fortune ”. “ Avant que Cécilia Sarkozy arrive à Tripoli pour repartir avec les infirmières en juillet 2007, la fondation de Seïf el-Islam, le fils de Kadhafi, avait versé tout l’argent au fonds d’indemnisation des victimes de Benghazi, explique Péan. Cette affaire était réglée. Il était déjà prévu que des fondations européennes remboursent les Kadhafi au fil du temps, sans aucun échéancier ni engagement ferme. C’est la volonté de Sarkozy de faire intervenir sa femme qui a coûté une fortune, car Kadhafi a cassé l’accord. Ce que des sources m’ont affirmé, c’est que l’argent qui est arrivé du Qatar dans la foulée, pour des montants inconnus et dans des conditions imprécises, a généré des commissions indues versées en France. On me cite un chiffre de 30 millions d’euros. Celui qui a suggéré l’intervention de Cécilia et qui a monté le coup avec le Libyen Béchir Sala, le directeur de cabinet de Kadhafi, c’est Alexandre Djouhri ”. Ca, c’est un gros boum, aussi, on dirait.

Sources: atlantico et Paris Match

demain.jpg

jeudi, 8 septembre 2011

Fraude massive à l'immatriculation agréée Ministère de l'Intérieur

Une délégation de l’ANDEVI, a été reçue par les services du Ministère de l’Intérieur à la Roche sur Yon.
Elle souhaite alerter Monsieur Guéant sur la facilité d’obtenir un jeu de plaques d’immatriculation.
Pour ses adhérents, victimes de « doublettes », Daniel MERLET, le Président de l’ANDEVI, est venu s’étonner sur la facilité d’obtenir de fausses Plaques d’immatriculation sur Internet.
Alertée de cette facilité, l’ANDEVI vient de faire l’expérience.
Elle a commandé un jeu de plaques sur plusieurs sites proposant ce genre de services.
En 48h00, sans fournir aucun document, sans fournir aucun certificat d’immatriculation et ce pour 20 € en moyenne, l’ANDEVI a reçu plusieurs jeux de plaques avec un numéro d’immatriculation appartenant à « on ne sait pas qui ? »
En clair, rien de plus facile pour les vrais escrocs d’obtenir un jeu de doublettes.
Pire, c’est que l’un de ces sites arbore l’emblème du Ministère de l’Intérieur avec « agrément Ministériel n°20169 ».
En clair, toutes les « doublettes » sont fabriquées avec l’assentiment du Ministère de l’Intérieur.
Une foi de plus, l’ANDEVI démontre que les mesures précipitées prises par notre Ministère de l’Intérieur, nous amène à des aberrations.

Le Ministère de l’Intérieur, en cédant à la fabrication à tout le monde des plaques d’immatriculation et ce sans contrôle, est aujourd’hui le seul responsable des situations générées par les « doublettes ».
Force est de constater que le système d’immatriculation en France n’a plus rien de crédible.
Devant un tel fait toutes les personnes verbalisées, aujourd’hui, doivent contester leurs « PV ».
La France n’est pas en mesure de garantir la fiabilité, le sérieux du système.
L’ANDEVI appelle toutes les personnes victimes de « doublettes » ou non, à s’unir derrière elle, afin de dénoncer cette situation.

Tous les éléments de preuve ont été déposés aux services du Ministère de l’Intérieur.

Source: andevi.info

Exemple du préjudice possible: Sandra D.S.

lundi, 5 septembre 2011

OTAN en emportent les bombes

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb.

Thomas C. Mountain pour CounterPunch via Le Grand Soir

dimanche, 4 septembre 2011

Caprice présidentiel à quelques euros

Le Canard enchaîné, dans son édition du 31 août dernier, nous fait part du dernier gros caprice (connu) du Président de la « République irréprochable ».

Pour se rendre en Nouvelle-Calédonie via Pékin, le 26 août 2011, Nicolas Sarkozy a utilisé son avion présidentiel flambant neuf (qui, souvenez-vous, a été équipé de deux fours permettant de réchauffer et de griller les aliments pour 75 000 €, l'option désactivation d'une porte de l'appareil pour 1 200 000 € et des rideaux motorisés d'un montant de 310 000 €)...

Pourtant, notre cher président a dû abandonner son gros avion à Pékin sur le chemin du retour. En effet, celui-ci est trop gros pour atterrir sur le petit aéroport près de Saint-Tropez. Or, c'est bien là que Nicolas Ier voulait se rendre pour « prolonger ses vacances en compagnie de madame au Cap Nègre », écrit le journal satirique.

Le Président aurait pu rentrer à bord du (trop) gros avion présidentiel avec toute sa suite, et parcourir les 700 km séparant Paris de St-Tropez en avion, en limousine, en hélicoptère ou en carrosse. Mais c'était apparemment trop de dérangement pour Sa Majesté.

Pour pouvoir obtenir ce qu'il désirait, Nicolas Ier a donc tout simplement fait venir « un Falcon 7X à cocarde tricolore », vide de passagers, depuis Paris jusqu'à Pékin (soit 8 200 km), afin d’atterrir directement à St-Tropez sans passer par Paris (c'est tout de même plus commode). Ainsi, tandis que la suite présidentielle regagnait Paris à bord du (trop) gros avion présidentiel, Nicolas Ier a emprunté le jet de la République qui l'attendait sur le tarmac pékinois depuis deux jours, « gardé par deux poulets du Groupe de sécurité de la présidence de la République ».

Une belle preuve de l'esprit astucieux de notre souverain élu.

Source: Diké

Lutopick: Soit dit en passant, il eut été possible au gros avion de faire escale sur l'aéroport de Toulon/Hyères à 45 minutes en voiture du Cap Nègre ou encore à Nice à 1h15, et de là mettre Monsieur le président dans un hélicoptère. Mais... à quoi bon faire des économies, n'est-ce pas ?

samedi, 3 septembre 2011

La mithridatisation des esprits

Ami(e)s,

J'ai éprouvé l'envie de rebondir en consultant l'excellent article de Guy Birenbaum consacré au peu de retentissement de certaines révélations qui mériteraient pourtant d'inquiéter certains auteurs de supposées malversations.

L'atonie des réactions, l'étrange passivité d'une Justice fantoche dans laquelle, je puis en témoigner, aucun citoyen digne de ce nom ne se reconnait, nous conduit à admettre sûrement que désormais, la nature humaine étant ce qu'elle est, plus rien ne justifie l'indignation !

En fait, nous subissons depuis quelques décennies les révélations d'une avalanche de scandales, qui, s'ils nous ont assommés au tout début de leurs divulgations, nous ont peu à peu, grâce à leurs enterrements progressifs et systématiques par la "Justice" ou les médias, conduit sinon à la lassitude, du moins à la résignation.

Nous avons assistés depuis l'époque Mitterrand (auparavant tout était soigneusement gardé secret) à l'émergence d'affaires dont la plupart ont disparu aussi rapidement qu'elles étaient apparues, donnant l'impression fugitive que la Justice devenait un simple broyeur transformant directement des dossiers à résoudre en tas de papiers destinés au recyclage.

La mithridatisation (selon wikipédia) consiste à ingérer des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis-à-vis de celui-ci.

Ainsi, à force de révéler les malversations, les vols, des concussions, les ruses, les mensonges, les coups fourrés, les forfaitures, toutes incartades demeurées impunies, les médias habituent lentement l'électeur aux vices des élites composées rappelons le d'hommes et de femmes qui nous ressemblent avec nos défauts et leurs qualités...

Cette idée impliquant qu'un homme n'est qu'un petit être fragile avec les vices inhérents à la nature humaine et ses faiblesses bien excusables, est injectée si habilement qu'on se demande si un homme trop honnête ne sera pas handicapé lors d'une joute électorale : on entend couramment dans la rue des phrases telles que : "celui-est bien trop tendre et naïf pour faire un bon politique !"

Parce que, les amis, que j'aille en enfer si je mens, croix de bois, croix de fer ; aux yeux de l'électorat populaire, le vice est devenu une vertu cardinale pour faire de la politique. Tout homme peu vérolé, incorruptible, honnête, pas roué pour un sou, est devenu soit un faible, soit un suspect en puissance, soit un imbécile !

Posséder une image de renard, de menteur, de vicieux, d'intéressé, de cupide, de madré, de félon, de traître, de vaniteux ostentatoire, de profiteur, de cupide, de jouisseur sans vergogne représente désormais un gigantesque atout dans le curriculum vitæ d'un homme politique de premier plan !

C'est vous dire l'état de déliquescence de ce qu'on appelle improprement notre "démocratie" ! (Je vous conseille d'ailleurs d'aller lire le brillant billet de Vogelsong)

Il n'est de voir les crapules réélues lors de scrutins locaux, et ce, en toute connaissance de cause !

À force d'observer l'impunité des élites, la puissance des réseaux, le pouvoir de l'argent, les flagorneries journalistiques à l'égard des individus les plus écœurants, la dérision rigolarde qui accompagne les faits les plus abjects ; les citoyens ordinaires ont intégré l'idée que pour réussir dans la vie, il devenait nécessaire voire tout à fait naturel d'être soit une ordure, soit un individu sans moralité, soit une crapule mue essentiellement par son intérêt personnel, soit un professionnel de la politique depuis plus de 30 ans.

Je ne voudrais pas être une nouvelle Cassandre, mais avouez, chères lectrices, chers lecteurs, que cette Constitution caricaturale appelé "5ème République", république des voyous, est bien barrée pour finir ses jours dans les poubelles de l'Histoire comme ses consœurs des 3èmes et 4èmes !

Pourtant, je reste persuadé qu'une majorité du personnel politique est exempt de toute magouille. Néanmoins le point faible de ces élus est l'addiction à leurs statuts d'élus : ils sont prêts à toutes les compromissions pour garder leurs privilèges d'élus, d'où cette sensation de société bloquée et cadenassée.

C'est un des maux de cette putain d'organisation politique : la professionnalisation des mandats électoraux qui induit forcément compromissions, clientélisme et fige le paysage politique sur une génération.

Et pendant ce temps 8.000.000 de citoyens sont au dessous d'un revenu de 954 € par mois ! Faut il que nous soyons particulièrement cons pour nous laisser embrumer par cette racaille médiatique qu'on nous impose, non ?

Si vous m'en croyez, un grand ménage de printemps pour 2012 ne serait pas du luxe !

Sur ce, comme certains exégètes le prétendent à ma place, je vais refaire le monde dans mon taudis. Les cafards, les rats et les punaises n'ont qu'à bien se tenir !

Humour toujours.

En tant que gauchiste à visage humain, je vous embrasse.

À après !

Source: les divagations NRV de cui cui fit l'oiseau

vendredi, 2 septembre 2011

L'UMP s'interroge sur le prix des chômeurs

Chacun y va de son petit plan anti-déficit... Dans le collimateur de l'UMP, l'indemnisation du chômage et "en particulier" celle "des cadres à hauts salaires".

Bruno Le Maire, notre ministre de l'Agriculture, ne s'occupe pas que des vaches : il est également en charge du projet présidentiel de l'UMP pour 2012 dont il divulgue quelques grandes lignes dans un entretien à L'Express.

Pour redresser les finances publiques, bien évidemment, il ose vanter "des décisions courageuses" en s'attaquant… aux allocations chômage. "Pouvons-nous garder un dispositif d'indemnisation parmi les plus généreux au monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires ?" s'interroge-t-il benoîtement.

Sauf que, trois ans après le début de la crise, le chômage n'a jamais cessé d'augmenter : aujourd'hui, Pôle Emploi totalise plus de 5 millions d'inscrits dont une moitié est indemnisée. Et en matière de redressement de l'emploi pour les années à venir, les prévisions des économistes restent sombres.

Sauf que le montant moyen de l'indemnisation mensuelle avoisine le Smic et que 35% des chômeurs vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Mais c'est l'indemnisation des "cadres à hauts salaires" que pointe Bruno Le Maire : liguer les chômeurs les plus pauvres contre les chômeurs les plus riches comme on ligue les Smicards contre les allocataires du RSA, ça, c'est inventif ! Ainsi exhume-t-il une vieille idée de Pierre Méhaignerie, lancée en début d'année puis jetée aux orties...

Sauf que la France n'a pas "un dispositif d'indemnisation parmi les plus généreux au monde" : Le Monde en avait fait la démonstration, et L'Expansion aussi.

Sauf que ce sont les "cadres à hauts salaires" qui cotisent le plus à l'Unedic, et qui sont le moins touchés par le chômage.

Sauf que la baisse des allocations n'a jamais fait reculer le chômage : depuis trente ans, il s'est même massifié malgré les restrictions successives. Il n'y a donc aucune corrélation entre le taux de chômage et son niveau d'indemnisation.

Puis, alors que se succèdent les contre-vérités, surgit une saillie comique du plus bel effet : dans un grand élan de générosité, Bruno Le Maire se met à plaider pour le versement d'une "allocation dès le premier enfant", une promesse oubliée du programme de Nicolas Sarkozy en 2007...

Or, selon les récentes déclarations de son collègue Frédéric "Rantanplan" Lefebvre, c'est notre forte natalité qui serait la cause du chômage. Pourquoi, dans ce cas, M. Le Maire compte-t-il encourager les Français à engendrer de futurs chômeurs ???

A l'UMP, ça devient vraiment pathétique. La campagne électorale vire au concours du plus farfelu… ou du plus grossier. On aligne sans relâche incompétence, mensonges et incohérences, n'hésitant pas à s'adonner à une surenchère anti-sociale de plus en plus choquante dans un contexte de crise économique, d'injustices et de paupérisation croissantes qui n'échappent plus à grand monde. Ajoutez-y quelques scandales, et ça fleure bon le purin.

Ainsi l'UMP prépare-t-il sa défaite. Le parti du président sortant ne nous indigne même plus : désormais, il nous fait hurler de rire !

SH pour Actu Chômage

mercredi, 31 août 2011

La crise pour les ânes

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale de leurs maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

Âneonyme pour Le Grand Soir

ânes

lundi, 29 août 2011

La Palestine à l'ONU

le 20 septembre 2011, l'autorité palestinienne soumet au vote de l'ONU, le projet d'une reconnaissance onusienne de l'état Palestinien. Il y a de très fortes chances qu'un vote massif de pays aillent dans le sens de cette reconnaissance.
Les Palestiniens auraient déjà obtenu le soutien d'au moins 130 des 193 pays membres des Nations unies, selon les derniers pointages des diplomates israéliens. Saëb Erakat, un proche de ­Mahmoud Abbas, le président palestinien, estime que la barre des 150 pourrait être franchie. Ces derniers jours, la Chine, le Salvador et le Honduras ont sauté le pas, malgré les tentatives d'Israël de les en dissuader. La bataille qui doit commencer le 20 septembre lorsque Mahmoud Abbas compte demander l'intégration d'un État palestinien à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, semble perdue d'avance. Ron Prossor, l'ambassadeur d'Israël à l'ONU, a admis, dans un message adressé à Jérusalem et divulgué dimanche par le quotidien Haaretz, que «le maximum qu'Israël puisse espérer, c'est qu'un petit groupe de pays vote contre, s'abstienne ou ne prenne pas part au vote».
Mais les États-Unis ont annoncé qu'ils mettraient leur veto au Conseil de sécurité à l'admission pleine et entière d'un État palestinien à l'ONU.
Pourquoi les Etats-Unis auraient un droit de véto ?
Why ?

dimanche, 28 août 2011

Représailles des banksters

Chavez ayant récupéré l’Or du Vénézuela, privant les Banksters de la City et de WS d’une très grosse part de leurs réserves dans leur jeu suicidaire, ils n’ont pas tardé à se venger. Standard & Poors a dégradé les notes du Vénézuela, d’une part sur ses réserves pétrolières, d’autre part, sur ses réserves d’Or… prétextant que le fait que les réserves d’Or du Vénézuella n’étant plus stockées chez un tiers honorablement connu (traduisez Bank of England, JP Morgan, … etc ), personne n’est plus en mesure de certifier que cet or existe réellement…. C’est à mourir de rire ! Que ces Banksters qui vendent à découvert 50 fois plus d’or qu’ils n’en détiennent réellement, puissent dénigrer ainsi ceux qui ont sécurisé leur physique, c’est le monde à l’envers !

Source: L.I.E.S.I via Dazibaoueb

samedi, 27 août 2011

Les rebelles de l'OTAN

L’ambassade du Qatar à Tripoli - d’après une vidéo - a été rouverte il y a trois jours (lundi 22 août 2011) par des hommes armés qui, une fois entrés dans l’édifice endommagé, y ont immédiatement fixé le drapeau national. On est ainsi informé de la présence en Libye de forces spéciales qataries. Des forces spéciales de Grande-Bretagne, France et Qatar, écrit le New York Times (23 août 2011), sont en train de fournir un appui tactique aux forces rebelles et des conseillers de la Cia aident le gouvernement de Benghazi à s’organiser. Des commandos britanniques et français, confirme un officier supérieur de l’OTAN, sont sur le terrain avec les rebelles à Tripoli. Et, à la question de savoir si des agents de la Cia y sont aussi, l’officier répond qu’il en est certainement ainsi.

Et c’est ainsi aussi qu’est désavouée l’OTAN qui jusqu’à présent a dit ne pas avoir de « boots on the ground », à savoir de militaires sur le terrain, en Libye. Les forces spéciales britanniques - indiquent les enquêtes du Guardian et du Telegraph - ont joué un rôle clé dans l’attaque de Tripoli. Cette attaque a été préparée à Benghazi par les services secrets britanniques MI6, qui ont prédisposés des dépôts d’armes et des appareils de communication autour de la capitale, dans laquelle ils ont infiltré leurs agents pour guider les attaques aériennes. L’offensive a débuté quand, dans la nuit de samedi, des Tornado Gr4 de la RAF (Royal Air Force) qui avaient décollé d’Italie, ont attaqué, avec des bombes de précision Paveway IV, un centre de télécommunications et d’autres objectifs clés dans la capitale. Selon une enquête rapportée par France Soir, au moins 500 commandos britanniques opèrent en Libye, auxquels s’ajoutent des centaines de Français. Ces derniers sont transportés en Libye par des hélicoptères de l’Alat (Aviation légère de l’armée de terre), embarqués sur le navire d’attaque amphibie Tonnerre.

Source: Le Grand Soir

- page 1 de 30