Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

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lundi, 15 mars 2010

Tous ensemble

Le Parti de Gauche a pris bonne note de la déclaration de Pierre-François GROND dans Libération d'aujourd'hui au sujet des fusions au deuxième tour des régionales. Il se réjouit de constater que la direction du NPA affiche clairement sa volonté de rassemblement de toute la gauche sans exclusives pour battre la droite. Cette stratégie est celle qui permet de combiner diversité et unité.

Tous ensemble, tous ensemble, ouai, ouai !

vendredi, 12 mars 2010

VOTONS

avec le Parti de Gauche

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Résistez !

voter c'est choisir, s'abstenir c'est cautionner

La gâchette facile

Un policier suspecté d’avoir éborgné un lycéen de 16 ans avec un flash-ball de grande puissance, lors d’une manifestation à Nantes (Loire-Atlantique) fin 2007 a enfin été mis en examen par lettre pour «violence volontaire avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique». Selon Me Franck Boëzec, les parents de Pierre D. qui bataillent depuis plus de deux ans, vont maintenant «réclamer la mise en examen du supérieur de ce gardien de la paix qui lui a donné l’ordre de tirer» avec cette arme dite «non létale» mais dangereuse. Pour Luc Douillard, père de la victime et professeur d’histoire, «la responsabilité de la hiérarchie policière et préfectorale est écrasante dans ce dossier».

Autre bavure, dans la journée du 8 juillet, des heurts avaient opposé des membres des forces de l'ordre et des manifestants soutenant les occupants d'une clinique désaffectée expulsés un peu plus tôt à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans, qui participait à ce rassemblement, avait perdu un oeil à la suite d'un tir de flashball. Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) avait été mis en examen fin septembre pour "violences volontaires".

Neuf mois après les faits, la commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS) souligne des «négligences» et des «manquements professionnels graves» dans cette affaire, pointant du doigt la hiérarchie policière. Ce soir-là, trois policiers avaient utilisé leur Flash-Ball au cours d'une manifestation de soutien à des squatteurs. La CNDS déplore, dans son rapport de huit pages, que ces policiers n'aient pas reçu au préalable une formation, et qu'ils n'aient pas non plus eu de «debriefing» après cette intervention musclée, comme le requiert une note de service ministérielle. A titre indicatif, elle demande donc des sanctions disciplinaires à l'encontre du lieutenant qui a supervisé l'opération et contre l'agent soupçonné d'être l'auteur du tir. Jusqu'ici, ce dernier est le seul à avoir été mis en examen dans cette affaire, toujours instruite par le parquet de Bobigny, suite à une plainte de la victime, Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans.
Pour la CNDS, « même si le tireur respecte (..) la doctrine d’emploi technique », le Flash-Ball présente « un degré de dangerosité totalement disproportionné au regard des buts en vue desquels (il) a été conçu ».

Loin d’être des bavures isolées, le Flash-Ball a, depuis son apparition en 2003, déjà fait perdre un œil à 5 autres personnes (dont 3 mineurs). Il aurait peut-être fallu se poser la question plus tôt ou au moins réagir dans un délai plus court que 7 ans.

Selon Amnesty International, la France fait partie des plus mauvais élèves en matière d’impunité judiciaire !

À quand le prochain faux scoop sur le Taser, arme bien plus dangereuse que le Flash-Ball (petit rappel: En six ans, le Taser a tué, dans l’ensemble des pays qui l’utilisent, 245 personnes.) !

La Haine

mercredi, 10 mars 2010

Dany le ver

Selon Martine Billard (ex-membre des Verts) qui a rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, les orientations actuelles du parti écologiste s’éloignent chaque jour d’un programme social et clairement ancré à gauche, et ce sous l’impulsion d’un homme : Daniel Cohn-Bendit. Dany le vert croque la pomme du capitalisme, et il ne faut pas compter sur lui pour une politique sociale, ni même anti-libérale; il l'a prouvé mainte fois en soutenant les orientations capitalistes au sein de l'hémicycle européen.

Morceaux choisis:

" Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché ", confesse Daniel Cohn-Bendit. La société est à ses yeux " inévitablement de marché ".

" Si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n’est pas scandaleux que Renault choisisse de créer des emplois plutôt en Espagne..."

L’ex-étudiant de Nanterre n’a rien contre le fait que les jeunes soient payés moins que le SMIC " si en échange d’un salaire réduit pendant trois ou quatre ans, on leur donne la garantie d’accéder ensuite à un emploi ordinaire "

" Je suis très ferme sur le déficit public. Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques (...) Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État ".

" Il faut admettre que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail du week-end ".

" la protection sociale doit « évoluer », la gauche défend une vision bloquée de la société ".

...

" Il est clair que sur certains sujets, comme les privatisations d’EDF ou des chemins de fer, la retraite par capitalisation, la concurrence et la sélection dans les universités, l’autonomie des établissements scolaires, Daniel Cohn-Bendit développe une approche libérale " Alain Madelin.

En somme, si l’on me permet cette comparaison publicitaire, Daniel Cohn-Bendit, c’est le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l’odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n’est pas de la rébellion ; c’est juste l’idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable.

D'après Sophie Divry de La décroissance.

Dany le ver

La couleur de la rébellion

mardi, 9 mars 2010

Solidaires

Les Islandais ont décidé à plus de 90 % de rejeter la loi qui prévoyait que l’Islande devait rembourser 3,8 milliards d’euros au Royaume-Uni et aux Pays-bas pour indemniser les clients fortunés britanniques et néerlandais de la banque islandaise Icesave qui avaient perdu leurs avoirs lors de la crise financière.

Ainsi ces clients qui avaient joué sur les marchés financiers pour avoir des rémunérations mirobolantes de leurs investissements, et qui sont donc coresponsables de la débâcle financière, auraient dû être remboursés par le peuple islandais !

Ce vote du peuple islandais prend une signification particulière alors que le peuple grec essaie de résister à la violente purge que le gouvernement grec et l’Union européenne veulent lui imposer pour, là aussi, lui faire payer le prix d’une crise dont il n’est nullement responsable.

Une même politique d’austérité drastique touche, ou va toucher, tous les pays européens. Partout l’objectif des gouvernements et des institutions de l’Union européenne est de faire payer la crise aux populations, alors même que ce sont les marchés financiers qui sont les responsables de la crise actuelle.

Ce sont eux qui, par leur cupidité et leur aveuglement, ont plongé le monde dans la récession. Pour y remédier et pour les sauver de la faillite, les Etats ont dû emprunter auprès… de ces mêmes investisseurs internationaux qui maintenant leur reprochent un endettement dont ils sont les premiers responsables et dont ils profitent.

Mieux encore, les banques et autres institutions financières empruntent de l’argent à la Banque centrale européenne (BCE) à un taux extrêmement faible (de l’ordre de 1 %) pour ensuite prêter de l’argent aux Etats à un taux beaucoup plus élevé.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. Prenant prétexte d’attaques spéculatives, les instances européennes et les gouvernements veulent prendre des mesures visant à réduire drastiquement les dépenses publiques, notamment celles relatives à la protection sociale et aux services publics. Injustes socialement, ces mesures sont stupides économiquement.

Réduire la dépense publique n’aura pour conséquence que de casser nette une activité économique qui peine à redémarrer.

Conséquences inévitables : hausse du chômage, baisse des recettes fiscales et donc … aggravation des déficits publics.

Il faut rompre avec cette logique absurde en commençant à briser les reins à la finance spéculative et arrêter de laisser le financement des Etats dans les mains des marchés financiers.

La BCE doit, soit directement, soit indirectement, pouvoir financer les Etats. Ensuite, plutôt que de réduire les dépenses publiques, il faut accroître les recettes de l’Etat.

En France, deux moyens simples existent pour cela : supprimer les niches fiscales qui profitent aux plus riches et dont le coût pour le budget de l’Etat est de 70 milliards d’euros ; supprimer les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient le patronat et qui représentent un manque à gagner de 30 milliards d’euros pour l’Etat.

Au-delà, il faut imposer une réforme fiscale d’ampleur qui restaure la fonction de l’impôt en taxant fortement les hauts revenus et le capital financier.

Des solutions existent pour sortir du piège de la dette. Mais elles supposent un affrontement avec le patronat et les marchés financiers.

Tous les gouvernements européens sont aujourd’hui en train de préparer une politique d’austérité drastique pour faire payer la crise aux salariés et plus largement aux populations, le tout sous le contrôle étroit de la Commission européenne et de la BCE.

Il est aujourd’hui grand temps que les salariés européens se mobilisent pour imposer d’autres orientations.

Cela devrait être un objectif partagé par toutes les organisations syndicales à l’échelle européenne.

Les 14 et 21 mars prochains, VOTONS pour éviter le pire.

lundi, 8 mars 2010

35 heures chrono

Responsable de tous les maux, rabâché à chaque discours de Nicolas Sarkozy pour justifier tous les problèmes concernant l'emploi, les 35 heures seraient aujourd'hui responsables du déclin de l'industrie Française : "Les 35 heures ont tué l’industrie française", une phrase concise, chaque mot est mesuré, pensé et orienté, cette phrase résonne dans la tête des gentils citoyens affalés sur le divan et regardant le discours de notre cher président.

Cette phrase est volontairement courte, car lorsque l'on veut faire passer un message à la grande majorité des gens qui n'ont pas encore appris à penser par eux même, il faut correctement choisir ses mots : "35 heures = Martine Aubry = Parti Socialiste. Tué industrie = Criminels = Ne pas voter pour eux", voici le raisonnement fait par certaines personnes lorsqu'elles entendent cette phrase, évidemment, elles s'en tiennent là, elles ne se demandent pas si la politique industrielle menée par Nicolas Sarkozy n'aurait pas sa part de responsabilité, elles ne vont pas aller vérifier les chiffres qui montrent que la France à créé 70 000 emplois dans l’industrie entre 1997 et 2002, alors qu’elle en a détruit 500 000 depuis.

C'est là tout le talent de notre président, faire croire ce qu'il veut, même ce qui est faux, même si les seules mesures prises depuis le début de son mandat en faveur de l'industrie se résument à un plan de relance, un fond stratégique d’investissement, et quelques convocations de patrons pour montrer aux médias que les fermetures d'usines sont un sujet qui le préoccupe (au moins autant que le chômage, c'est pour dire...).

Source: CAC 69

jeudi, 4 mars 2010

Sionisme: Le véritable ennemi des juifs

D'après Alan Hart*

La plupart des juifs du monde entier (et probablement beaucoup de Gentils) pensent que le sionisme signifie le retour des juifs sur la terre que Dieu leur aurait promise. Je dois dire, et avec force, que je n’adhère pas à ce concept. Les juifs qui sont « retournés » (en Palestine) en réponse à l’appel du sionisme n’avaient aucun lien biologique avec les Hébreux de l’antiquité. Il s’agissait de gens convertis au judaïsme, bien après la conquête hébraïque et la domination par les Hébreux, d’une très courte durée, de la plus grande partie de Canaan, non biblique sous lequel la Palestine fut tout d’abord connue par le reste du monde. Ils n’ont, par conséquent, aucune légitimer à revendiquer cette terre. Les juifs qui ont une légitimité à le faire, qui n’étaient sans doute pas plus d’une dizaine de milliers à l’époque de la première déclaration de mission du sionisme, en 1897, étaient les descendants directs des Israélites qui restèrent sur cette terre à travers les siècles. Ils se considéraient Palestiniens, et ils s’opposèrent tout d’abord de manière véhémente à l’entreprise coloniale sioniste, parce qu’ils redoutaient que celle-ci ne fasse d’eux, ainsi que des juifs étrangers qui commençaient à affluer, des ennemis des Palestiniens arabes.

Il est exact aussi qu’avant l’atrocité de l’holocauste nazi, la plupart des juifs, dans le monde entier, n’étaient absolument pas intéressés par l’entreprise coloniale du sionisme et que beaucoup d’entre eux y étaient opposés. Les plus informés et réfléchis parmi eux redoutaient que l’entreprise coloniale sioniste ne conduisît à un conflit interminable. Mais, par-dessus tout, ils redoutaient que le sionisme, au cas où les grandes puissances lui permettraient de faire ce que bon lui semblait, susciterait un jour de l’antisémitisme. C’est précisément ce qui est en train de se produire aujourd’hui (d’où le titre de mon ouvrage Zionism: The Real Enemy Of The Jews).

En réalité, c’est la façon dont les sionistes ont créé leur Etat – un Etat sioniste, et absolument pas un Etat juif – qui définit au mieux ce qu’est, au fond, le sionisme.

Israël a été créé, principalement, par le terrorisme et par l’épuration ethnique sionistes – un plan prédéfini à l’avance, qui a abouti à la dépossession des trois-quarts des habitants indigènes de la Palestine de leurs maisons, de leurs terres et de leurs droits.

Le sionisme affirme que son Etat se serait vu décerner son certificat de naissance, et donc sa légitimité, par la Résolution de Partage de l’Onu adoptée le 19 novembre 1947. Ce n’est que propagande absurde. La vérité peut être résumée ainsi qu’il suit :

- tout d’abord, l’Onu, sans l’assentiment de la majorité de la population palestinienne, n’avait aucun droit à décider du partage de la Palestine ni à assigner une quelconque partie de son territoire à une minorité composée d’immigrés étrangers, afin d’y établir un Etat qui leur fût propre ;

- ce n’est que d’extrême justesse, et seulement après un vote bidonné, que l’Assemblée Générale de l’Onu a adopté une résolution visant à partager la Palestine et à créer deux Etats, l’un arabe et l’autre juif, Jérusalem ne dépendant ni de l’un ni de l’autre. Mais la résolution de l’Assemblée générale n’était qu’une simple recommandation – cela signifie qu’elle ne pouvait être d’aucun effet, qu’elle ne pouvait devenir une décision politique sans avoir été approuvée par le Conseil de Sécurité ;

- la recommandation de l’Assemblée générale n’a jamais été soumise à un quelconque nouvel examen du Conseil de Sécurité pour la simple raison que les Etats-Unis savaient parfaitement que, dût cette résolution être adoptée, elle ne pouvait être imposée que par la force, en raison de l’étendue de l’opposition arabe et musulmane à son égard ; et le président Harry S. Truman n’était pas prêt à imposer le partage de la Palestine ;

- ainsi, ce plan de partage était vicié (il devint irrecevable) et la question de savoir ce que l’on allait bien pouvoir faire de la Palestine – la Grande-Bretagne, après y avoir semé son bordel, s’en étant retirée, remettant, de facto, le pouvoir au terroristes sionistes – fut renvoyée devant l’Assemblée Générale en vue de débats complémentaires. L’option privilégiée et proposée par les Etats-Unis consistait à l’imposition d’une tutelle temporaire de l’Onu sur la Palestine. C’est durant le débat de l’Assemblée Générale qu’Israël a déclaré unilatéralement son existence – en réalité, en défiant la volonté de la communauté internationale organisée, administration Truman comprise.

La réalité, à l’époque, était que l’Etat sioniste n’avait aucun droit à exister et, plus exactement, qu’il ne pouvait avoir aucun droit tel… tant que… tant qu’il n’aurait pas été reconnu et légitimé par ceux que le sionisme avait dépossédé de leur terre et de leurs droits. Sous l’empire du droit international, seuls les Palestiniens étaient légitimes à conférer Israël la légitimité à laquelle celui-ci aspirait.

  • Alan Hart est un ancien correspondant d’ITN et de l’émission Panorama de la BBC ; il a couvert des guerres et des conflits un peu partout dans le monde, et il s’est spécialisé dans les questions moyen-orientales. Il est auteur de l’ouvrage : Zionism: The Real Enemy Of the Jews. Son blogue est à l’adresse : www.alanhart.net et il « twitte » à l’adresse ci-après : www.twitter.com/alanauthor.


Pot de terre contre pot de fer

mercredi, 3 mars 2010

Fatwa

Une fatwa est, dans l'islam, un avis juridique donné par un spécialiste de loi islamique sur une question particulière. En règle générale, une fatwa est émise à la demande d'un individu ou d'un juge pour régler un problème où la jurisprudence islamique n'est pas claire. Un spécialiste pouvant donner des fatāwā est appelé un mufti. (Définition Wikipédia)
On se souvient tous, de la fatwa réclamant l'exécution de Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, qui a été proclamée sur Radio Téhéran par l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, en février 1989, dénonçant le livre comme « blasphématoire » envers l'islam.
En revanche, on ne connait probablement pas la fatwa de l'ayatollah Fadlallah, du 25 novembre 2007, contre les violences faites aux femmes qu'il qualifie de « comportement humain parmi les plus ignobles ». Il explique que l'islam rejette la violence et refuse toute notion de supériorité ou de souveraineté de l'homme sur la femme.
Et bien j'espère qu'on ne l'oubliera pas. Ainsi que cette fatwa de l'éminent érudit musulman d'origine pakistanaise, Muhammad Tahir-ul-Qadri, qui a condamné mardi les terroristes, considérés comme des ennemis de l'islam. Il souligne que les actes de terrorisme ne pouvaient avoir aucune justification au nom de l'islam, condamnant notamment les attentats d'Al-Qaida. Les kamikazes "ne peuvent pas prétendre que leur suicide sont des actes commis par des martyrs qui deviendront des héros de l'oumma (la communauté musulmane), non, ils deviendront des héros du feu de l'enfer", a déclaré le Dr Tahir-ul-Qadri. "Il n'y a aucune place pour le martyre, et leurs actes ne seront jamais, jamais, considérés comme le djihad (guerre sainte)", a-t-il ajouté.
Cette fatwa "peut être considérée comme l'argumentaire théologique le plus complet contre le terrorisme islamiste à ce jour", selon la fondation londonienne Quilliam, qui combat l'extrémisme musulman. Si d'autres responsables musulmans avaient par le passé déjà condamné le terrorisme, M. Qadri, qui s'est exprimé en anglais et en arabe, a souligné que cette fatwa écartait complètement tout type d'excuse pour justifier la violence. Il a souligné que l'islam était une religion de paix, appelant d'autres responsables religieux à rejoindre sa position.
Ces quelques mots ne changeront rien aux explosions de bombes, bien entendu. Mais ils permettront peut-être aux musulmans timides de se raccrocher à une parole autorisée ou, comme l’usage la nomme en islam, « savante ». Faites passer !
Sources: bétapolitique et Le Monde.fr

mardi, 2 mars 2010

Pacte contre Hulot

Le 1er juillet 2010, La Décroissance organise une grande manifestation à bicyclette pour aller remettre 10 000 signatures du « Pacte contre Hulot » à la Fondation Nicolas Hulot. Le cortège partira de la Fondation Nicolas Bertrand, 52 rue Crillon, Lyon 6e, et roulera à vélo jusqu'à Paris. Le voyage durera une semaine, l’occasion de recueillir les ultimes signatures. La manifestation se conclura à Boulogne-Billancourt où siège l'hélicologiste. Nous avons déjà réuni près de 9 000 signatures dans un silence médiatique quasiment complet. Aidez-nous à récolter les 1000 dernières signatures pour déclencher le départ de cette épopée contre le développement durable, la croissance verte et pour la décroissance et l'antiproductivisme. Tous les renseignements, les étapes, les conférences, bientôt sur ce site.

Que mille signatures fleurissent pour sauver la planète des écotartufes !

Ecocapitalisme

lundi, 1 mars 2010

1/3 + 1/3 + 1/3 = 0range

"Mon objectif, ce serait qu'on obtienne la société des trois tiers : en cas de bénéfices, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement" affirmait Nicolas Sarkozy, il y a deux ans, jour pour jour.
La direction de France Télécom aura visiblement mal compris les recommandations de notre Méprisant puisque Jeudi, Orange a fièrement annoncé ses résultats pour l'année 2009, qui s'élève net consolidé à 3,47 milliards d'euros. Et il propose dans la foulée 1,40 euro par action, soit 3,65 milliards d'euros au total.
Pour simplifier : le groupe a réalisé 3,47 milliards d'euros de bénéfices et distribuera 3,65 milliards de dividendes. Et France Télécom devra s'endetter, ou réduire son investissement, pour payer ses actionnaires.
Conclusion: les trois tiers (voire plus) iront directement dans la poche des actionnaires, et un milliard atterrira sur les comptes de l'Etat.
Euh, où est passé le tiers du salariat ?

dimanche, 28 février 2010

Feu en la demeure !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Messieurs, Dames, des instances européennes, je m’adresse à vous : il y a feu en la demeure !

Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une… cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !). Il est beaucoup trop tard pour tout cela. Et de toute manière, le problème n’est pas là.

Le 3 février, je participais à l’émission « Le Débat / The Debate » sur France 24.

Je dis qu’il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-Default Swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehman Brothers, 3) Merrill Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne. Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 (quand on pense que le renouveau de la « science » économique est entre ses mains !)

Votre cagnotte pour la Grèce, si péniblement rassemblée, sera emportée par la bourrasque en quelques heures, et il vous en faudra immédiatement quatre autres : une autre pour le Portugal, une pour l’Irlande, une pour Chypre et une beaucoup plus grosse que les quatre autres mises ensemble, pour l’Espagne.

Vous aurez alors quelques jours pour reprendre votre souffle parce que la victime suivante ne fait pas partie de la zone euro puisqu’il s’agira du Royaume-Uni.

Il n’est pas question de salaires trop élevés : il s’agit de dominos, et de la même manière que le nom de Lehman Brothers était écrit dans le ciel le jour où Bear Stearns est tombée, le nom du Portugal s’inscrira au firmament le jour où la Grèce fera défaut sur sa dette.

Alors que faire ? Tourner les projecteurs vers la cause. Vers la combinaison mortifère des notations de la dette publique des États par les agences de notation et les positions nues des Credit–Default Swaps, ces paris faits par des gens qui ne courent aucun risque mais qui créent du risque systémique à la pelle, dans un seul but : d’énormes gains personnels.

Il est temps, Messieurs, Dames, d’envisager l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

Ne m’objectez pas que c’est compliqué : ce ne l’est pas, c’est déjà écrit en filigrane dans la norme comptable américaine FASB 133.

Ne me dites pas que cela va « affecter la liquidité » : à ce reproche, j’ai l’habitude de répondre que les parieurs ne créent de la liquidité que pour d’autres parieurs et que cela n’a donc aucune importance, mais aujourd’hui, j’ajouterai autre chose : « À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche ! »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

samedi, 27 février 2010

l'armée du quatrième éveil du peuple

Il a acquis un statut de héros en Lettonie; nombreux sont ceux qui voient en lui un Robin des bois virtuel. Il se fait appeler Néo (en référence au film Matrix), c'est un hacker anonyme, un Robin des bois des temps moderne qui se dit appartenir à l'armée du quatrième éveil du peuple.
Afin de démontrer que la délinquance sévit aussi chez les puissants, il a piraté les serveurs des principales banques de Lettonie, ainsi que de nombreuses grandes entreprises (source BBC). Il aurait ainsi collecté des données confidentielles d'environ mille établissements, et téléchargé 7 millions de documents financiers, dont les rémunérations de dirigeants d'entreprises.
Entre autres résultat il s'avère que des entreprises détenues par l'Etat ont eu recours à des distributions de bonus, alors qu'elles ont reçu des aides gouvernementales et que des responsables n'ont pas réduit leur salaire comme promis.
Dans un pays fort touché par la crise, où le chômage atteint 23%, ces informations relayées par les médias locaux jettent un froid qui risque de chauffer encore les esprits.

J'espère vous annoncer prochainement que Néo a effectué sa nouvelle pêche en notre doux pays; car ne nous y trompons pas il y aurait certainement de belles perles à découvrir chez-nous. Et si on lançait un concours à tous les hackers ? ;-)

vendredi, 26 février 2010

Bonnet blanc, blanc bonnet

C’est au sommet européen de Barcelone, au mois de mars 2002, que Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient signé ce qui allait devenir force de loi dans de nombreux domaines et pas seulement sur l’ouverture du marché au gaz et à l’électricité, voie royale pour la déréglementation et l’introduction des critères de rendements financiers dans les secteurs publics. Le texte prévoyait aussi une " flexibilisation " renforcée du marché du travail, c’est-à-dire la possibilité de licencier sans aucune contrainte. Il annonçait une modification en profondeur des retraites en recommandant la fin des préretraites, l’augmentation de cinq ans de l’âge moyen de la cessation d’activité, la mise en place des fonds de pension. Il se prononçait en faveur d’un " allongement " du temps de travail et pour des mesures fiscales bénéficiant aux entreprises disposant de salariés payés à bas prix. A l’époque, ces décisions étaient passées sous silence et les deux futurs candidats à l’élection présidentielle s’étaient bien gardés d’y faire référence dans leurs programmes. Voici le paragraphe consacré aux retraites ratifié par Jacques Chirac et Lionel Jospin à l’issue du sommet européen de Barcelone en 2002.

« Il convient de réduire les incitations individuelles à la retraite anticipée et la mise en place par les entreprises de système de préretraites, d’intensifier les efforts destinés à offrir aux travailleurs âgés davantage de possibilités de rester sur le marché du travail, par exemple par des formules souples de retraite progressive et en garantissant un véritable accès à l’éducation et à la formation tout au long de sa vie. IL FAUDRAIT RECHERCHER D’ICI A 2010 A AUGMENTER PROGRESSIVEMENT D’ENVIRON CINQ ANS L’AGE MOYEN EFFECTIF AUQUEL CESSE, DANS L’UNION EUROPEENNE, L’ACTIVITE PROFESSIONNELLE. LES PROGRES A CET EGARD SERONT EXAMINES CHAQUE ANNEE AVANT LE CONSEIL EUROPEEN DE PRINTEMPS. » Outre cet allongement du temps de cotisation, le sommet européen de Barcelone préconisait la montée en puissance des fonds de pension pour financer les retraites via la Bourse. Pour Jacques Chirac à l’époque cela s’appelait « les fonds de pension à la française », pour Lionel Jospin « des modalités d’épargne salariale. »

José Fort pour Dazibaoueb

Souvenez-vous en quand vous serez dans l'isoloir les 14 et 21 Mars prochain.

jeudi, 25 février 2010

l'erreur est humaine, le mensonge est UMP.

«Dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays». C'est ce qu'avait promis le président Nicolas Sarkozy lors de son intervention sur TF1, le 25 janvier dernier.
Un repli qu'annonçait le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, en parlant le 26 janvier dernier d'une «bonne» tendance.
Et, Oh surprise ! Ces propos s'avéraient exacts puisque le ministère de l'Emploi annonçait le 27 janvier, une baisse du nombre de chômeurs de la catégorie A de 18 500 chômeurs.

Mais... Oh mensonge ! ces chiffres étaient erronnés.

Le ministère a communiqué mardi soir une révision des chiffres du chômage pour la catégorie A pour le mois de décembre, qui fait apparaître une hausse pour le mois de décembre. Ce communiqué indique que : « Fin décembre, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A s’élève ainsi à 2 645 100 contre 2 611 700 dans la précédente publication .../... Au final, le taux de variation annuel s’élève à 18,7 % (contre 18,5 % dans la publication précédente) ».

« Corrélativement, le nombre de demandeurs d’emploi tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C) en France métropolitaine augmente nettement plus en décembre 2009 : +0,6 % au lieu de +0,2 %. Il s’élève à 3 849 200 contre 3 823 600 dans la précédente publication, soit une révision de +24 600. »

Encore un mensonge claironné et une correction murmurée. C'est une habitude dans la communication gouvernementale.

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Succés

Un grand jour pour la culture française !
La traduction du livre « l’Insurrection qui vient » du Comité Invisible et que l'on attribua à Julien Coupat, fait un carton aux USA, il fait partie du top 100 des meilleures ventes et des 30 plus grosses commandes sur Amazone !
On n’oubliera pas que celui qu’on accusa d’en être l’auteur, enfin libéré, reste sous contrôle judiciaire dans un lieu qui n’a rien de comparable à un certain chalet de Gstaad où est astreint à résidence un autre artiste pour d’autres raisons moins glorieuses.
Espérons que l'oeuvre trouve en son propre pays l'écho qui lui est dû; pour ce, voici le lien pour le commander.
Ou le livre en PDF.


L'insurrection qui vient

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mardi, 23 février 2010

Les faits face au discours

Nicolas Sarkozy s’est fait le protecteur des femmes victimes dans son discours de la salle Gaveau :
"Je veux lancer un appel ...à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle. "
Pourtant:
Une première fois, Najlae a été , à 14 ans, victime d'un père qui voulait la forcer a accepter le mariage qu'il avait arrangé. Elle avait alors fuit le Maroc, son pays, pour se réfugier en France, chez son frère qui y était installé. Hélas pour elle, ce frère , qui est décrit par une amie de Najlaé comme étant "Violent par habitude" n'a pas supporté que sa sœur s'émancipe. Et parce qu'il a trouvé "un mégot de cigarette dans sa chambre", il s'est emparé "d'un manche d’aspirateur et d'un fer à lisser pour la frapper". Il a du frapper longtemps et fort car Najlae a bénéficié de 8 jours d’incapacité de travail . Najlae aurait pu, une fois de plus, laisser les choses telles quelles et ne pas se décider à aller porter plainte contre son tortionnaire récidiviste. Mais non, elle a courageusement choisi, 2 jours après les violences subies, de se rendre à la gendarmerie de Château-Renard, dans le Loiret, pour déposer une plainte contre son frère. Elle espérait probablement être enfin protégée. Mal lui en a pris. Un gendarme qui contrôle son identité, prévient la préfecture de son statut d’irrégulière et la place immédiatement en garde-à-vue. Voilà, c'est ainsi que , par la conjonction de la brutalité d'un frère et du zèle d'un gendarme et d'un préfet, cette jeune femme s'est retrouvée sous le coup d'une mesure d'expulsion et a été reconduite samedi au Maroc, pays où elle sera jugée comme "coupable d'avoir fui son pays". Voilà comment en France, dans la réalité, de nos jours, une femme victime de violences se retrouve punie. Et, dans le Loiret, ce qui s'est passé avec Najlae n'est pas un cas unique. En quelques mois, quatre femmes battues ont été menacées d'expulsion ou expulsées.

Et, alors que les partis politiques se livrent à une petite guerre des phrases nauséabondes, se déchaînent dans une course à l'échalote débridée, on aurait tendance, spectateurs de cette déchéance inouïe, à oublier que de véritables drames humains se déroulent actuellement en France, sous nos yeux, à côté de chez nous.

L'expulsion fait partie de ces drames. Expulsions du monde du travail, que notre société hypocrite masque sous le concept de chômage. Expulsions du domicile qui livre les familles, les individus, à la brutalité de la rue. Expulsions aveugles, inique et nauséabondes des "sans-papiers". Qu'elles soient justifiées par la course aux dividendes, par le non payement de loyer, l'absence de papier d'identité français, l'expulsion est une violence, une barbarie.

Et nos gouvernants n'en ont cure !

références: Un beau billet de "Chez Louise" sur Le Post

lundi, 22 février 2010

Total mépris = Total boycotte

Notre meilleure arme contre les affameurs est le porte-monnaie:

BOYCOTTONS TOTAL !

Total boycotte

frappons au porte-monnaie

vendredi, 19 février 2010

Sanofi de nous prendre pour des c.. !

COMMUNIQUE PRESSE - FNIC CGT - COORDINATION SYNDICATS CGT SANOFI AVENTIS DU 13 02 2010 (via Plume de Presse)

Satisfaire aux exigences financières toujours plus élevées des actionnaires ne constitue pas une stratégie d’avenir pour une entreprise du médicament qui devrait se nourrir au contraire de l’innovation, de l’expertise et de l’investissement des femmes et des hommes qui y travaillent.

Avec un C.A. de 29,3 milliards € (+6,3%), dopé par les vaccins et un résultat net de 8,47 milliards € en forte augmentation de 17,9%, sanofi-aventis ne connaît pas la crise. Restructurer à tout va et supprimer 3000 emplois directs en France dont 1300 en recherche et développement, alors que le groupe fait 8,5 milliards € de bénéfice net est purement inacceptable.

Proposer une augmentation des dividendes aux actionnaires de 9,1 % alors que la Direction ne propose qu’une augmentation collective de 1,2%, c’est inacceptable. Sanofi comme son principal actionnaire Total applique la même stratégie, la rentabilité financière à court terme contre l’emploi.

Au lieu de participer à l’augmentation du chômage et au déficit des caisses de protection sociale par la baisse de la masse salariale, sanofi-aventis devrait maintenir et développer l’emploi.

Le gouvernement qui a reçu les délégations syndicales de sanofi-aventis reste à ce jour désespérément muet malgré l’urgence de la situation.

Ces derniers mois plusieurs milliers de salariés du groupe se sont fortement mobilisés pour exiger d’autres choix plus éthiques, plus sociaux et une autre répartition des richesses.

ça suffit !
Les salariés, on s'en fout !

jeudi, 18 février 2010

Le prix du Roi

Il faudrait que l’état arrête le gaspillage dont la liste est longue :
Pour une pseudo grippe H1N1, ce sont plus de 2 milliards qui sont partis en fumée.
Le nouvel avion présidentiel : l’airbus 330 (équipé d’un four à Pizza) n’est qu’une minuscule partie du gaspillage présidentiel.(il faut croire que l’airbus 319 était trop petit pour lui). Il sera tapissé en cuir de Cordoue, et équipé d’une baignoire : le reste est pour l’instant tenu secret. Le prix initial est de 180 millions de dollars, mais avec les aménagements, les prix vont grimper.
A chacun des déplacements présidentiels, ce sont souvent plus de 1000 policiers qui sont débauchés et de couteuses réceptions. Personne n’a oublié les 5050 euros par convive que nous avons payé pour le sommet méditerranéen sarkozyste, ni la douche installée pour l’occasion pour 250 000 euros. Cout de la journée 16,6 millions d’euros. La cour des comptes s’est inquiétée dans son dernier rapport des 175 millions d’euros que Sarkozy a dépensé pendant les 6 mois de la présidence de l’union européenne. Jacques Chirac, pour la même période n’en avait dépensé que 61. Le budget annuel de l’Elysée est de 130 millions d’euros, il était auparavant de 32 millions d’euros.
l’Etat ne devrait-il pas donner l’exemple, et faire comme l’avait décidé en 1990 Alassane Ouattara, ex directeur du FMI, qu’avait engagé Houphouet Boigny pour redresser les finances de la Cote d’Ivoire ? Il avait réduit les salaires des membres du gouvernement de 50%, revendu les voitures de fonctions inutiles et supprimé certains avantages.
En France, les 343 sénateurs coûtent à l’état 877 051 € par jour, les 577 députés coûtent eux 1 375 568 € par jour : au total 2 252 619 € par jour, et 822 205 935 par an sans oublier les salaires des 3963 conseillers généraux, les 1880 conseillers régionaux, des ministres, secrétaires d’état, et celui du président dont on connait l’augmentation (206%). N’oublions pas son personnel (957 personnes). S’y ajoutent les avantages : 2 airbus A319, l’airbus A330, 6 Falcons, sans oublier les résidences « secondaires »les voitures de fonction, et les chauffeurs qui vont avec. Une telle mesure appliquée en France provoquerait au moins une économie annuelle d’un bon milliard d’euros. En appliquant seulement les recommandations de la cour des comptes, le pays aurait fait de « substantielles » économies supplémentaires. Et si l’état continue de gaspiller, si les banques continuent de s'octroyer des sommes faramineuses, avec l'assentiment des gouvernants, c'est du vol ! Que dis-je ? c'est du pillage !
Ne serait-il pas temps de s'opposer coût que coût à cette curée ?

D'après un article de AGORAVOX

mercredi, 17 février 2010

Guerre de dupes

Le rapport annuel de la Cour des Comptes estime que la hausse du déficit public de la France ne tient pas seulement à la crise mais aussi à la politique gouvernementale, notamment en matière de « niches fiscales ». En 2009, elles ont augmenté de 1,2 milliard d’euros. Si l’on y ajoute les « niches » déjà existantes, le manque à gagner pour l’Etat se chiffre à 70,7 milliards. Pire encore, un certain nombre de niches fiscales ne sont plus inscrites au budget depuis 2006. Si elles l’étaient, leur coût total se serait élevé à 140 milliards en 2009. De quoi financer les régimes de retraite, la sécu, l’éducation, les hôpitaux…

Eric le Boucher, directeur de la rédaction des Echos, lequel ne passe pas pour un pourfendeur du grand capital : « Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique (…) Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des Etats, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de payer pour les pots cassés par ces mêmes marchés. L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine ».

Extraits de la lettre 163 du Combat Républicain.

Il est clair, simple et net, qu’il y a 2 mondes en France. Alors pourquoi les plus nombreux se laissent-ils maltraiter par les autres ? fightpower.jpg

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