Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

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mardi, 30 avril 2013

La crise... de foie!

Parfois, la recension des faits, bruts de décoffrage, vaut mieux que tous les commentaires savants. Reportez vous à la page 25 du quotidien économique Les Echos, paru ce mardi 30 avril. Titre : « Les rémunérations des dirigeants des banques françaises sont reparties à la hausse en 2012 ».

Ce n’est pas Marianne qui le dit, ce sont Les Echos, la bible des libéraux français. L’austérité est de mise partout : dans la gestion de l’Etat – qui impose des hausses d’impôts conséquentes et une réduction des dépenses publiques que certains jugent encore insuffisante ; dans les entreprises où la disette salariale dure maintenant depuis plus de 10 ans ; dans la majorité des foyers français où l’on tape dans les comptes d’épargne pour assurer les fins de mois. Partout, donc, sauf dans les banques.

Ainsi le salaire (fixe + variable) de Jean-Laurent Bonnafé, le patron de BNP Paribas, a progressé de 42,08% à plus de 2,8 millions d’euros. Celui de Frédéric Oudéa, son homologue de la Société Générale, a cru de 30,42% à près de 2,2 millions d’euros – et ce, alors même que le résultat de la banque chutait de 67,5%. Même chez BPCE (Banques Populaires - Caisse d’Epargne), le Pdg, François Pérol, voit sa rémunération augmenter de + 2,62% alors que le résultat de sa banque a perdu 19%.

Sous la pression de l’opinion publique anglaise, les banquiers britanniques ont fait des efforts de « modération.» En Allemagne, toujours citée comme le modèle à suivre, les rémunérations des banquiers ont été « bridées ». En France, c’est Noël au moment des vacances de Pâques. Les patrons des banques françaises ne sont d’ailleurs pas seuls à se goinfrer pendant la crise : les 3000 traders de BNP-Paribas se sont ainsi répartis quelque 550 millions d’euros de bonus. Soit, en moyenne, 170.000 euros par personne.

En 2008, on ne s’est pas contenté de sauver les banques – et sans doute fallait-il le faire. On a aussi sauvé les banquiers. Cinq ans après le déclenchement de la Grande Crise économique, tout le monde se serre la ceinture… sauf eux !

Ne le répétez pas trop fort, on pourrait vous accuser de populisme, voire de « banquophobie ».

Source: Marianne


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vendredi, 26 avril 2013

Les mains sales

Avec le golf et le polo, l’évasion fiscale est le sport favori des ménages les plus riches. D’après les estimations des syndicats des finances publiques, la fraude fiscale en France atteindrait 60 à 80 milliards d’euros chaque année, soit près de 20% des recettes fiscales brutes. Près de 600 milliards d’euros d’avoirs français ont ainsi été accumulés dans les paradis fiscaux, dont 110 milliards en Suisse. Il est de notoriété publique que les grandes banques françaises ont créé de nombreuses filiales dans les îles Vierges britanniques, les îles Samoa ou Caïmans, Singapour…Allez savoir pourquoi ! Aussi désastreuse soit-elle sur le plan politique, l’affaire Cahuzac est donc d’abord l’expression d’une « tendance forte » de la classe dominante. Chercher une parade à ce scandale en mettant en vitrine le patrimoine des élus et des ministres équivaut à répondre qu’il fait chaud à qui vous demande l’heure. Encore une dérobade, encore un faux semblant, dont l’opinion n’est cependant pas dupe en juger par la dégringolade vertigineuse de l’exécutif dans les sondages.
« La lutte implacable contre les dérives de l'argent » lancée par François Hollande se heurte à un obstacle de taille : l'impunité ou presque des professionnels de la finance. En effet, malgré la responsabilité de la City ou de Wall Street dans le déclenchement de la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression, aucun banquier n'a été inquiété, jugé ou condamné, même dans les cas de fraude avérée. Et ceux qui ont perdu leur emploi ont facilement rebondi comme si de rien n'était. Comment expliquer l'absence de sanctions ? Le contraste est saisissant avec la crise des caisses d'épargne américaines au début des années 1990, à l'issue de laquelle une centaine de dirigeants s'étaient retrouvés derrière les verrous. Même Alan Greenspan, l'architecte de la politique de laisser-faire et d'argent bon marché à l'origine du tsunami financier pendant les dix neuf ans passés à la tête de la Réserve fédérale américaine, a reconnu que « bien des aspects de la crise actuelle sont dus à des escroqueries pures et simples ». Les milieux financiers ont beau jeu de répondre que l'incompétence, l'avidité au gain ou l'imprudence ne constituent pas un crime passible de prison. Franchir la ligne jaune de la morale n'a rien d'illégal. (...)

(...) le monde politique a capitulé devant un univers financier passé expert dans l'entrisme (Tactique adoptée par certaines organisations (syndicat, parti politique) et visant à faire entrer dans une autre organisation certains de leurs membres en vue d'en modifier la pratique et les objectifs.) institutionnel. Ainsi, pour sortir de l'ornière des subprimes ou pour sauver l'euro, les gouvernements ont souvent fait appel à... des professionnels de la finance. Parfois, il s'agit des mêmes qui ont inondé le monde de produits financiers toxiques ou ont spéculé contre la monnaie unique. « La pensée dominante, c'est que les banquiers sont utiles et connaissent leur travail. Donc, les banques sont incontournables, les grosses banques encore plus. En réalité, c'est faux », souligne Simon Johnson, professeur à Harvard et ex-économiste en chef du FMI.

Source: Combat Républicain

mercredi, 24 avril 2013

L'austérité désapprouvée

Deux farfelus, tête d’œuf en chef, se seraient trompés dans leurs calculs et de là viendrait que tout va de travers dans l’évaluation des politiques d’austérité qui ne seraient finalement pas si indispensables que cela, voir même seraient contre-productives. Tel est le roman que servent à présent les très importants pour crier des alertes aux gouvernements européens qui ont précipité leur pays dans le mur que nous connaissons tous. Nos thèses sur le sujet sont donc officiellement confirmées par nos adversaires. Je doute pourtant qu’ils capitulent sans condition. Non. Tout ira encore plus mal. D’une part parce que rien ne se fera avant un bon moment. Tous les trains lancés vont dans l’autre sens. D’autre part parce que si les politiques d’austérité ne sont pas la réponse au problème posé, le problème reste posé et le capitalisme financiarisé ne sait comment le résoudre. Enfin la politique d’austérité est un moyen de lutte de classe très efficace pour le capital contre le travail, une source de juteux profit, et un formidable outil de puissance géopolitique comme le montre l’usage impérial qu’en fait l’Allemagne contre le reste de l’Europe. En tous cas, nos thèses défendues pendant quatre ans en solitaire dans l’arène politique et sur des marges périlleuse dans le mouvement social et intellectuel sont validées.

Source: Le Blog de Jean_Luc Mélenchon

Sur la période 2009-2010, les 20% les plus pauvres ont vu leur revenu médian reculer de 1,3%, alors qu’il a progressé de 0,9% pour les 20% les plus riches. A la fin 2010, 14,1% de la population française, soit 8,6 millions de personnes, vivaient sous le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu médian, soit 11 562 euros. Cette hausse de la pauvreté (de 0,6%) a particulièrement touché les familles (2,7 millions d’enfants pauvres fin 2010) et les moins de 18 ans, parmi lesquels le taux de pauvreté culmine à 19,6%. A l’autre extrémité du spectre, les 1% les plus riches ont certes vu leur niveau de vie baisser de 4,5% en 2009. Mais cette chute a été effacée dès l’année suivante, avec une hausse de 4,5%. Les très riches sont d’autant moins à plaindre que leurs revenus avaient bondi avant la crise (de 5% par an entre 2004 et 2008).

Source: Libération

lundi, 22 avril 2013

Pire que la Droite...

"Il s'agit d'un coup de force pas seulement contre la démocratie parlementaire, mais aussi contre le monde du travail", a réagi Elianne Assassi, présidente du groupe CRC samedi soir, alors que le gouvernement a fait passer en force, via une procédure accélérée, le projet de loi sur l'emploi dans la nuit de samedi à dimanche.

Elianne Assassi avertit que ce coup de force "ne restera pas sans conséquences". "Jamais un gouvernement n'aura usé d'une telle arme à l'encontre de sa majorité parlementaire", souligne le groupe communiste, républicain et citoyen dans un communiqué publié samedi soir. "C'est la démonstration de l'incapacité du gouvernement à répondre aux questions et aux contre-propositions formulées par les 450 amendements élaborés avec le monde du travail et présentés par le groupe Communiste Républicain et Citoyen et qui s'opposaient frontalement au projet de loi rédigé par le MEDEF", poursuit le texte.

Source: L'Humanité

samedi, 20 avril 2013

La France bat monnaie

Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi “illimitée” (le mot à la mode pour la finance internationale).

Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. À nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).

Certains observateurs avisés y ont (ironiquement) vu un signe plutôt positif. Paul Krugman, prix Nobel (forcément, un prix Nobel !) :

« La France a de nouveau sa propre monnaie. »

Figurez-vous, je ne suis pas prix Nobel (du moins pas encore), mais je serais presque d’accord avec l’éditorialiste nobelisé du New York Times : enfin un retour aux monnaies nationales dans l’Union européenne !

Sauf que, hum, toujours en euros, pas dans tous les pays membres… Vous seriez aspirant prix Nobel, vous vous demanderiez doctement tout ce que cela cache, n’est-ce pas ?

Les “économistes” entrent en scène

Eh bien, les Nouvelles économiques allemandes — Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN) — ont, elles, des idées bien plus vicieuses, bien plus perverses sur la question :

« Cette action doit empêcher qu’une banque française ne s’écroule. »

Les DWN indiquent qu’une banque française serait particulièrement dans le collimateur, mais sans que son nom soit officiellement indiqué. Les DWN citent trois banques françaises systémiques (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole), avec mention particulière pour le Crédit agricole (qui a terminé l’année 2012 dans le rouge).

Quelques économistes de forums ont au contraire voulu y voir un camouflet… pour « les tenants de la sortie de l’euro » :

« Leur principal argument (celui des europhobes, ndlr) s’effondre : la BCE se comporte comme la BdF (Banque de France) et on peut maintenant jouer sur la monnaie sans qu’en plus cela entraine forcément une dévaluation. »

Bon, ok, façon très originale de voir (ces savants tout de même !). Mais donner tout pouvoir monétaire apparent à un pays membre contredit pourtant sérieusement les règlements européens. Et si une institution comme la BCE viole ainsi ses propres prérogatives, c’est qu’il y a forcément anguille tortueuse sous roche.

L’offense du Sud à l’Allemagne

Un petit péril en la demeure à propos de la défaillance prévisible d’une banque française systémique, par exemple ? Une urgence incontinente à agir séance tenante ? Et empêcher en passant l’Allemagne de mettre son nez dans le sauvetage d’un nouveau coq boiteux de cette maudite zone pour laquelle tout irait si magnifiquement bien sans toutes ces fichues emmerdes ?

C’est en tout cas ce qu’insinuent méchamment et sans détour les DWN qui dénoncent un complot (contraint et forcé par leur triste état) des pays éclopés du Sud contre l’impuissante Allemagne :

« Il se développe en France, sous les radars, une gigantesque bulle financière. L’Allemagne doit, impuissante, assister à ce qui se produit. Le chef de la Bundesbank, Jens Weidmann, peut tenir à ce sujet des prêches dominicaux. C’est tout. Cette action montre que la fraction Sud, dans les coulisses de la BCE a déjà largement pris le contrôle sur la structure de l’Europe. »

Autrement dit, dans le sauve-qui-peut général, un meurtrier coup de canif vient d’être porté à l’intégrité de la monnaie unique. Mais chut, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes européens unis possible. Et qui diantre ose ici parler de fébrilité et de panique ambiantes ?

Source: Chroniques du Yéti

mercredi, 17 avril 2013

Les voyous de la République

Mediapart vient de révéler que Lagardère allait pouvoir économiser plus de 500 millions d'impôts en utilisant la niche Copé sur la gigantesque plus value de 1,8 milliards qu'il vient d'empocher en vendant ses actions dans EADS.

Ce cadeau infâme est rendu possible par la décision du gouvernement Ayrault de maintenir la niche Copé sur proposition du ministre Cahuzac. Ce nouveau cadeau fiscal est inacceptable. Lagardère a déjà bénéficié du soutien du gouvernement pour s'enfuir du capital d'EADS qui lui a racheté ses actions au détriment de l'intérêt général.

Afin d'empêcher ce gaspillage, je demande au ministre des finances Pierre Moscovici d'annuler immédiatement le rescrit fiscal de son prédécesseur Eric Woerth en vertu duquel Lagardère bénéficie depuis plusieurs années de la niche Copé. Je demande aussi l'abrogation pure et simple de cette niche. Cela permettrait d'épargner aux Français la hausse injuste de TVA décidée par le gouvernement pour le même montant (6 milliards).

Le blog de Jean-Luc Mélenchon

mardi, 9 avril 2013

Miss Maggie

Femme du monde ou bien putain Qui bien souvent êtes les mêmes Femme normale, star ou boudin, Femelles en tout genre je vous aime Même à la dernière des connes, Je veux dédier ces quelques vers Issus de mon dégoût des hommes Et de leur morale guerrière Car aucune femme sur la planète N´ s´ra jamais plus con que son frère Ni plus fière, ni plus malhonnête A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t´aime parce que Lorsque le sport devient la guerre Y a pas de gonzesse ou si peu Dans les hordes de supporters Ces fanatiques, fous-furieux Abreuvés de haines et de bières Déifiant les crétins en bleu, Insultant les salauds en vert Y a pas de gonzesse hooligan, Imbécile et meurtrière Y´en a pas même en grande Bretagne A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t´aime parce que Une bagnole entre les pognes Tu n´ deviens pas aussi con que Ces pauvres tarés qui se cognent Pour un phare un peu amoché Ou pour un doigt tendu bien haut Y´en a qui vont jusqu´à flinguer Pour sauver leur autoradio Le bras d´honneur de ces cons-là Aucune femme n´est assez vulgaire Pour l´employer à tour de bras A part peut être Madame Thatcher

Femme je t´aime parce que Tu vas pas mourir à la guerre Parc´ que la vue d´une arme à feu Fait pas frissonner tes ovaires Parc´ que dans les rangs des chasseurs Qui dégomment la tourterelle Et occasionnellement les Beurs, J´ai jamais vu une femelle Pas une femme n´est assez minable Pour astiquer un revolver Et se sentir invulnérable A part bien sûr Madame Thatcher

C´est pas d´un cerveau féminin Qu´est sortie la bombe atomique Et pas une femme n´a sur les mains Le sang des indiens d´Amérique Palestiniens et arméniens Témoignent du fond de leurs tombeaux Qu´un génocide c´est masculin Comme un SS, un torero Dans cette putain d´humanité Les assassins sont tous des frères Pas une femme pour rivaliser A part peut être Madame Thatcher

Femme je t´aime surtout enfin Pour ta faiblesse et pour tes yeux Quand la force de l´homme ne tient Que dans son flingue ou dans sa queue Et quand viendra l´heure dernière, L´enfer s´ra peuplé de crétins Jouant au foot ou à la guerre, A celui qui pisse le plus loin Moi je me changerai en chien si je peux rester sur la Terre Et comme réverbère quotidien Je m´offrirai Madame Thatcher

Paroles de la chanson de Renaud

C'était ça, aussi, Margaret Thatcher:une Dame de fer capable de laisser mourir en prison, après soixante-six jours de grève de la faim, Bobby Sands, militant de l’IRA provisoire de 27 ans, qui venait d’être élu député à la Chambre des communes du Royaume-Uni. Rappel. Source.

"Thatcher va découvrir en enfer ce qu'elle a fait aux mineurs" J.L. Mélenchon

lundi, 1 avril 2013

Coup monté

Urgence démocratique : lire, distribuer et faire lire le document de nos confrères Carole Barjon (le Nouvel Observateur) et Bruno Jeudy (le Journal du Dimanche). Ou comment deux journalistes aguerris montrent et démontent le « coup monté » (1) qui a autorisé Jean-François Copé, avec l’appui de Nicolas Sarkozy qui n’y voyait que des avantages pour lui, à rouler François Fillon — pourtant pas un novice en politique — à voler la présidence de l’UMP — une pièce majeure du système démocratique français — rien que ça ! — et à réussir un casse contre toutes les règles de l’éthique, du droit, et de la morale, flouant du même coup des militants transformés en gogos et en cocus. Ça fait tout de même beaucoup.



Bien sûr, les journaux en avaient déjà beaucoup raconté, notamment la violence et la tricherie utilisée sans vergogne par le clan Copé et ses deux hommes de main, Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari. Tous ceux qui avaient un tant soit peu suivi cette présidentielle à l’UMP savaient que Fillon avait gagné, que la triche avait été institutionnalisée contre l’ex-premier ministre, en utilisant par exemple des milliers de procurations lui étant toutes défavorables, ou encore en décourageant le vote des militants les plus âgés par toutes sortes de manœuvres transformant le fait de déposer un bulletin dans une urne en une épreuve physique... Tout cela, nous le savions, tout cela nous l’avions raconté au point que l’un de nos titres — « Copé, l’autre voyou de la République » — avait provoqué la rage du « président » de l’UMP et de sa garde rapprochée. J’avais eu, entre autres, un échange musclé avec son avocat, Francis Szpiner.



Pourtant, le livre de Carole Barjon et de Bruno Jeudy m’a laissé pantois. La précision du récit. L’accumulation des faits, petits et grands. La multiplication des témoignages de première main. Et une conclusion : un vol en bande organisée, une arnaque politique comme nous n’en avons jamais vu en 5e République et Dieu sait si nous en avons beaucoup vu. Mais tant de cynisme, tant de culot, tant de mensonges, tant de tricheries, tant d’arnaques — matérielles et morales — ça non, jamais. Dans ces circonstances là, on peut et il faut considérer le journaliste, en l’occurrence ils sont deux, comme d’indispensables auxiliaires de la démocratie. Barjon et Jeudy ont bien mérité de notre profession — si décrié et parfois à juste titre.



Je suis un vieux journaliste politique, 35 ans déjà avec une passion et une vigilance toujours intactes. Je puis certifier n’avoir jamais assisté à pareille boucherie au sein même d’un parti à la fois républicain et démocratique, à un tel détournement d’un vote. J’avais vécu dans le moindre détail le désormais célèbre congrès de Rennes où les socialistes s’étaient étripés jusqu’au sang, la férocité de la bataille Jospin-Fabius au grand jour, Pierre Mauroy ridiculisé sans la moindre gêne.. On avait souligné à l’époque que le congrès de Rennes, c’était le « déshonneur » de la politique. Soit. Mais Rennes, c’était une cour de récréation avec bacs à sable si l’on compare a l’UMP ; les règles et les méthodes étaient « propres » si l’on persiste à comparer aux calculs et tricheries façon UMP. On pourrait estimer que ce hold-up politique est sans importance puisque, détruite par le sarkozysme, la droite en général et l’UMP en particulier est à reconstruire. Ce serait une erreur, une grave erreur, un mauvais coup (un de plus) porté à la démocratie. Accepter le pourrissement sur pied de l’UMP, c’est accepter le pourrissement de la société politique toute entière ; c’est accepter que Jean-François Copé acquiesce à la triche politique en bande organisée et que, dans le même temps, au plan idéologique cette fois, il déborde Marine Le Pen à droite sur une série de sujets. Accepter ça, c’est tout accepter. Eh bien non : après la lecture de ce livre, nous ne pouvons pas accepter que Jean-François Copé reste l’un des principaux personnages de la vie politique nationale. Avec ou sans l’appui de Nicolas Sarkozy.



(1) Plon, 209 pages, 14 euros

Voyous de la République

Source: Marianne

lundi, 18 mars 2013

L'addition s'il-vous-plait!

l'addition svp!

vendredi, 15 mars 2013

François le secret

Le nouveau pape a l'image d'un homme proche des pauvres et tiers-mondiste. C'est une illusion pour ce journaliste de Página 12, qui revient sur son rôle trouble dans l'affaire des enfants volés.

Parmi les centaines de courriels que j’ai reçus, j’en ai retenu un : "Je n’en crois pas mes yeux. Je suis si angoissée et furieuse que les bras m’en tombent. Il est arrivé à ses fins. C’est la personne idéale pour cacher la corruption morale, un expert ès cachotteries." Le message est signé de Graciela Yorio, la sœur du prêtre Orlando Yorio, qui a dénoncé Jorge Mario Bergoglio comme le responsable de son enlèvement et des actes de torture qu’il a subis pendant cinq mois en 1976. Orlando est décédé en 2000 en imaginant le cauchemar qui s’est réalisé le 13 mars.

Lors du procès de l’ESMA (le plus grand centre de torture de la dictature), Jorge Bergoglio (alors président de la conférence épiscopale de Buenos Aires) a déclaré par écrit, concernant l’enlèvement d’Orlando Yorio et de Francisco Jalics, que ses archives ne renfermaient aucun document sur les enlèvements et disparitions. Cependant, son successeur a envoyé à la juge une copie d’un texte attestant de la réunion entre le dictateur Jorge Videla et les évêques Raúl Primatesta, Juan Aramburu et Vicente Zazpe, lors de laquelle ils se sont demandé s’il fallait ou non avouer l’assassinat des disparus. Dans son ouvrage Iglesia y dictadura (Eglise et dictature), Emilio Mignone l'a cité comme le parangon des "bergers qui ont livré leurs brebis à l’ennemi sans les défendre ni les sauver".

Source: Courrier International

samedi, 9 mars 2013

Source d’inspiration

Il faut replacer la révolution bolivarienne dans son contexte continental et historique. L’effondrement du communisme d’Etat a été présenté à la terre entière comme la fin dans l’histoire de l’intuition communiste et socialiste. Mais la flamme s’est rallumée en Amérique du Sud parce que le nouvel âge du capitalisme en avait fait son cahier de brouillon. Le néolibéralisme y a été expérimenté d’un côté par des dictatures militaires, de l’autre par l’opération Condor et les violences de la CIA. Les politiques qui ont ensuite pris le relais ont été partout les mêmes : concurrence libre et non faussée, monétarisme et dérégulation. Tout le continent a ainsi été conduit au désastre. C’est dans ce contexte que la flamme révolutionnaire s’est rallumée. Le Venezuela bolivarien a occupé une place singulière : non seulement il s’est construit sur des bases démocratiques, mais il a déjoué les plans criminels de l’adversaire par l’action pacifique et populaire.

Jean-Luc Mélenchon

jeudi, 7 mars 2013

Hommage

Et la chaîne jamais ne se rompt.

Adieu Hugo Chavez!

mardi, 5 mars 2013

Les sucettes à l'ANI

C’est d’ores et déjà une première. Aujourd'hui, la CGT et FO, rejointes par des dizaines d’organisations, appellent à « créer les conditions de la mobilisation la plus large possible », à travers des manifestations et des arrêts de travail. Cette démarche, inhabituelle de la part de deux « frères ennemis » habitués à se combattre depuis plus de soixante ans, vise à dissuader le gouvernement de « retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux ». Ce mauvais accord, c’est l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier dernier « pour un nouveau modèle économique et social, au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé par le patronat, avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le gouvernement, qui s’est engagé à le transformer en loi, doit en adopter l’avant-projet en Conseil des ministres, le 6 mars. (L'Humanité.fr)

A la demande du gouvernement et pour répondre aux exigences du patronat, le Parlement va devoir entériner les principales dispositions de l’Accord national interprofessionnel sous le label probablement ironique de « projet de loi relatif à la sécurisation de l'emploi ». L’abandon du sous-titre de l’ANI « au service de la compétitivité » ne saurait masquer la réalité : il s’agit bien de donner plus de moyens aux patrons pour plus de flexibilité, plus de facilité de licencier pour accroître productivité, rentabilité et profits. Les pseudos contreparties sont pour certaines encadrées (droits rechargeables à l’assurance chômage), ou des cadeaux au assurances privées (généralisation de la couverture santé très limitée et négociable jusqu’en 2016) attaquant la Sécurité sociale. Les dispositions sur le logement étant repoussées dans un autre projet de loi. Dans tous les cas, on est très loin d’un prétendu accord équilibré au regard des profonds reculs prévus dans le projet de loi. (NPA)

Liste des 54 reculs:



1/ Acceptation, déjà dans le titre de l’accord, d’un changement de « modèle économique et social » qui dit son nom : « au service de la compétitivité des entreprises ». On ne peut mieux dire que la vie, le salaire, les conditions de travail des salariés seront subordonnés aux bénéfices des actionnaires.



2/ Acceptation de démanteler toujours plus la sécurité sociale en réservant au passage au CAC 40 (AXA, Allianz…) le gâteau des cotisations d’une nouvelle complémentaire santé (4 milliards d’euros), payé à moitié par les salariés et les petites entreprises (article 1)



3/ Acceptation que la seule chose qu’on peut, sans trop y regarder, oser mettre en avant pour dire qu’on n’a pas tout perdu dans cet accord « historique » (l’extension de la complémentaire santé ci-dessus évoqué) soit un engagement conditionnel : si le gouvernement touchait un tant soit peu aux exonérations de cotisations sociales des contrats en question. (article 1)

Suite des reculs sur Comment ça bosse? Blog Marianne 2 de G. Filoche

lundi, 4 mars 2013

Vous avez dit réminiscence?

A partir de lundi, plusieurs lignes de bus reliant la Cisjordanie et la bande de Gaza au centre d’Israël sépareront leurs passagers juifs et arabes. Concrètement, la compagnie Afikim interdira aux Arabes de monter dans certains bus réservés aux Juifs.

Haaretz relève que les autorités publiques ne parlent pas « officiellement » de ségrégation. En novembre dernier, le quotidien rapportait déjà que le ministre des Transports étudiait un projet similaire, sous la pression de représentants de colonies qui se plaignaient que les Palestiniens empruntant leurs bus représentaient un danger.

Source: Haaretz via Rue 89

mardi, 26 février 2013

Le chantage de Parisot

Dans son interview à RTL (Le grand Jury) le 3 février 2013 Laurence Parisot a fait une déclaration incroyable ! A la question de savoir si le MEDEF pourrait revenir sur la signature de l’ANI (signé le 11 janvier à Wagram avec des syndicats minoritaires), s’il était modifié par les parlementaires, elle répond :

« Oui c’est une façon de le dire. Nous dirions que ce n’est plus l’accord que nous avons signé, et nous mettrions ça suffisamment en cause pour que les investisseurs étrangers changent d’avis sur la France »

C’est juste une menace de trahison. Si les élus du peuple votent mal, je les livre eux et le peuple aux chiens « étrangers ». Reliez cela à la fameuse lettre du patron de Titan et à l’écho que lui ont donné les médias. La phrase de Parisot, c’est bien pire : c’est un aveu de chantage ouvert, un appel à spéculation de la part de l’étranger, une forme de coup de poignard assumé dans le dos des salariés et du gouvernement de notre pays. Du temps de la révolution française on aurait dit un « appel aux émigrés », le peuple a gagné à Valmy contre ceux-là. Et ne disons surtout rien sur la période où le patronat collaborait majoritairement avec les nazis en accusant le Front populaire.

Le gouvernement s’illusionne sur la possibilité d’obtenir l’appui du Medef pour « inverser la courbe du chômage en 2013 » et relancer « la croissance ». Pour cela, il a fait deux grandes offres : les « 20 milliards de crédit d’impôt » et la « transcription fidèle et loyale » de l’ANI.

Mais Laurence Parisot a répondu aux 20 milliards « pas question de contreparties » « il y a 1,2 million d’employeurs et il y aura 1,2 million de décisions »… qui en feront ce qu’ils veulent. Puis elle a rajouté que 20 milliards ce n’était pas assez, qu’il fallait prévoir 50 milliards.

Quand à l’ANI, le Medef a sablé le champagne rue de Wagram, le soir du 11 janvier. Pour lui c’est une victoire complète. Mais à la simple idée que la démocratie parlementaire joue, qu’une majorité de gauche n’avalise pas ce qu’une minorité syndicale a signé, Laurence Parisot sort les missiles : nous dirons partout, si l’ANI est changé d’un iota, qu’il ne faut pas faire confiance au gouvernement, nous le dénoncerons assez pour que les banquiers haussent leurs taux, et le lui fassent payer « suffisamment » cher.

Jamais le choix politique, de la part de la gauche, d’obtenir la confiance, de séduire le Medef n’aboutira : « Ennemis de la gauche et des salariés ils sont, ennemis ils se comporteront ! » La finance leur dicte leur loi.

Source: Le blog de Gérard Filoche

mardi, 19 février 2013

Mise à mort

Je n’ai jamais entendu pareille colère en trente ans d’inspection. Les collègues sont médusés. Ce qui leur arrive est ressenti comme inimaginable… mais vrai…

Il faut dire que l’ampleur de l’attaque est tellement brutale qu’on comprend que les contrôleurs et inspecteurs soient KO debout. Il s’agit tout simplement de l’assassinat de l’inspection du travail indépendante telle qu’elle existe depuis la seconde guerre mondiale.

Et le coup vient d’un gouvernement de gauche. « On s’attendait pas à ça ». « Là, c’est la mort de notre boulot ». « Jamais on aurait cru que la gauche ferait ce que la droite n’avait pas osé faire. » « Pour l’inspection, ça sent le sapin » « Sapin ment aux agents, quand il consulte c’est pour prendre la température, ministère « fort » bâti sur le mensonge » « les fourberies de Sapin », « pour une inspection du travail au service des travailleurs, non à la mise au pas ». « Contrôleur du travail résiduel » « 540 promus, 2700 sacrifiés, le compte n’y est pas ». (citations) (...)

Attention, détruire un service pareil, ça laisse des traces. Si Combrexelle réussit à pousser Sapin jusqu’au bout dans cette voie, il y aura de la haine. Grave et ancrée. Le corps de l’inspection a voté à gauche, ulcéré déjà par 10 années de droite, il a voté « pour le changement ». Mais pas du tout pour ce changement là. « Ils ne se rendent pas compte en haut ». « Et il y a l’ANI en plus et en même temps ! » Mais « ça va péter, et ça ne sera pas gentil, ils en font trop, avec nous et avec les salariés, trop de reculs, trop de reculs, il leur arrivera des pépins sérieux quand ça va bouger » ai-je entendu. Et bien entendu !

Gérard Filoche, le 18 février 2013

vendredi, 15 février 2013

C'est arrivé comme ça:

Prise de contrôle des créanciers de la planète

En 1913, le Président Woodrow Wilson, à peine élu transféra durablement le contrôle de la réserve fédérale (chargée de l’émission monétaire), du Congrès aux grandes banques américaines. Abusé, il aurait confié un peu tard : « je suis un homme des plus malheureux ; j’ai inconsciemment ruiné mon pays, une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. »

La France n’est pas en reste. Au sortir de la 2nde guerre mondiale, l’économie nationale a besoin d’oxygène, la classe dirigeante se saisit de l’aubaine pour nationaliser la banque de France, toujours détentrice de l’émission monétaire, la faisant glisser du même coup dans la coupe de l’Etat. Un revers pour les dynasties familiales de banquiers qui perdaient une partie de leurs privilèges. De surcroît, la maîtrise étatique des périodes de déflation et d’inflation était une perte sèche de profit pour les principaux actionnaires.

Les grandes familles de banquiers pouvait compter sur le soutien inconditionnel de George Pompidou, un homme d’affaire brillant, à l’ascension fulgurante, nommé directeur général de la banque Rothschild. Elu à la présidence de la République, il promulgue l’article 25 de la loi 73-7 le 3 janvier 1973 cosigné par Giscard D’Estaing qui dispose : « le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

A partir de ce moment, l’Etat français cède sciemment ses prérogatives aux banques. Le contrôle de la monnaie basculait de nouveau sous l’emprise directe des banques d’affaires. Cet événement mis fin aux trente glorieuses car, dès lors, la dette des collectivités territoriales, de l’Etat notamment, et les intérêts dus n’ont eu cesse de s’accroître au dépens des populations. (...)
La problématique du contrôle monétaire n’a pas de couleur politique, l’opposition artificielle pour les questions essentielles relève plus de la comédie théâtrale que d’une réalité tangible. Preuve s’il en fallait avec le traité de Maastricht défendu ardemment par la gauche au pouvoir sans qu’aucun débat public ne s’attarde sur l’article 104 du dit traité qui dessaisit tous les Etats membres de l’union européenne du pouvoir de battre monnaie. Le traité de Lisbonne enfonce le clou en l’inscrivant dans le marbre d’une « constitution » européenne.

Rien d’étonnant dès lors que des banquiers ont suggéré : « Le capital doit assurer sa propre protection par tous les moyens possibles, grâce à la coalition et à la législation…. En divisant les votants grâce au système de parti politique, nous les manipulons afin qu’ils dépensent toute leur énergie pour des problèmes n’ayant aucune importance. C’est donc grâce à une action discrète que nous garantirons la pérennité de ce que nous avons si bien planifié et accompli. »

Source: Blog Surena.net

mardi, 12 février 2013

Si Jaurés sut

Manuel Valls, mardi 5 février 2013 : « Il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (...) J’en appelle évidemment à la retenue, au dialogue social, à la recherche de solutions. (...) Il n’y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu’on cherche à casser l’outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu’on s’attaque à des édifices publics, qu’on lance des boulons sur des policiers ».

Jean Jaurès, se réveillant : « il y a de la désespérance chez les ouvriers, chez les ouvrières, il y a de la colère. (...) J’en appelle évidemment à la lutte pour l’établissement d’un rapport de forces permettant le dialogue social, la recherche de solutions. (...) Il n’y a pas de place pour la violence patronale, et je lance évidemment un avertissement aux industriels : on ne peut pas admettre qu’ils cassent l’outil de travail, qu’ils délocalisent, qu’ils brisent des familles, des régions entières, désaffectent les édifices publics devenus inutiles, qu’ils lancent des paquets de boue médiatiques sur leurs victimes muselées ».

Et tendant le poing hors de son linceul, Jaurès a tonné : « Tu as compris, Hortefeux ? ».

Théophraste R. (Observateur des violences patronales et policières).

PS. Avant de reposer d’une main écoeurée la pierre sur lui, Jaurès a ajouté : « Vivement que les socialistes triomphent en France, qu’ils s’emparent de la présidence, du gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, des régions et qu’ainsi, ayant tous les pouvoirs, ils plient à la volonté du peuple l’adversaire sans visage : la finance ».

Théophraste R. pour Dazibaoueb

jeudi, 7 février 2013

Le salaire de la peur

Petit exercice. Sachant que le patron de Renault gagne 13 000 000 d'euros par an, combien pourrait-on payer d'ouvriers de chez Renault, s'il ne gagnait plus que 360 000 € annuel (et il en aurait bien assez !), et que le salaire net de chaque ouvrier était 20 fois inférieur ?
Réponse : 13 000 000 – 360 000 = 12 640 000 € à répartir.
Sachant qu'un ouvrier serait censé gagner au minimum : 360000/20 = 18000 (soit 1500 € net mensuel). Cela permettrait de faire travailler : 12 640 000 / 18000 = 702 ouvriers. A ouais, quand même !
Qu'il s'en aille, et je veux bien prendre sa place pour 360 000 € par an ! Que se vayan todos !

Commentaire de Guillaume sur Le blog de J.L. Mélenchon

vendredi, 1 février 2013

L'ONU tâcle Israël

Un rapport d'experts indépendants commandé par le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a demandé l'arrêt immédiat des colonisations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et le retrait progressif de tous les colons. Selon ce rapport, "un nombre important de droits de l'homme des Palestiniens sont violés de manière et de façons diverses en raison de l'existence de ces colonies de peuplement".

"Conformément à l'article 49 de la quatrième Convention de Genève, Israël doit cesser toute activité de peuplement dans les colonies et ce sans conditions préalables. Il doit immédiatement commencer un processus de retrait de tous les colons des territoires occupés", souligne le rapport dans ses recommandations.

Le document sera soumis le 18 mars aux 47 Etats membres permanents du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies. Il avait mandaté "une mission internationale indépendante d'établissement des faits" pour étudier les effets des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens. La mission est constituée de troix experts, la Française Christine Chanet, la Pakistanaise Asma Jahangir et la Botswanaise Unity Dow. La mission appelle "tous les Etats membres" des Nations unies à assumer leurs obligations et responsabilités au regard des lois internationales dans leurs relations avec un Etat "violant les normes péremptoires des lois internationales", spécifiquement en "ne reconnaissant pas une situation illégale résultant des violations israéliennes".

Israël boycotte depuis mars 2012 les réunions du Conseil des droits de l'Homme suite au mandat donné par le Conseil à cette mission. Il ne s'est pas présenté mardi pour l'examen périodique de la situation des droits de l'Homme en Israël, devenant le premier Etat à boycotter ce processus régulier des Nations unies. Sans surprise, l'Etat hébreu a a rejeté le rapport d'experts commandé par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU exigeant l'arrêt immédiat de la colonisation des Territoires palestiniens, jugeant qu'il était "biaisé" et "sapait les efforts pour trouver une solution au conflit".

Source: Le Figaro.fr

Non au sionisme

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