Le cahier des doléances, de Lutopick, glaneur sur le web

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vendredi, 18 mai 2012

Je - Nous - Vous

Ceci me fais penser aux détournements d'images du Petit Journal qui prétendait que J.L. Mélenchon utilisais beaucoup le "Je". Comme quoi... le Petit Journal, c'est trompeur, il voulait faire passer J.L. Mélenchon pour M. Le Pen.

Evidence !

Source avec de nombreux autres tableaux: Les Crises .fr

lundi, 14 mai 2012

Citoyen d'honneur


Christian Champiré, maire, a remis la médaille de la ville de Grenay à Salah Hamouri,qui a été prisonnier politique pendant 7 ans en Israël.

Ce jeune homme a été reçu par la municipalité à l'occasion de cette remise de distinction.

Salah Hamouri.- C'est un jeune homme de 23 ans, étudiant en sociologie à Bethléem. Il est né à Jérusalem d'une mère française, enseignante à Jérusalem et d'un père palestinien, commerçant. Il a été déclaré dès sa naissance au consulat et possède un passeport français.

Arrestation.- Il a été arrêté en mars 2005 et placé en détention administrative. Le tribunal militaire israélien l'a condamné à 7 ans de prison car il lui reprochait d'être membre d'une association proche du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et d'avoir comploté contre un dirigeant israélien. Après son arrestation, les services de sécurité israéliens ont fouillé son habitation, mais aucun élément de preuve n'a été trouvé validant une éventuelle appartenance au FPLP ni concernant un éventuel complot.

Comité de soutien à Salah.- Un comité de soutien à Salah Hamouri fut créé pour défendre ce citoyen français, avec l'aide de l'association France-Palestine Solidarité (AFPS) et après de multiples actions et interventions de nombreuses organisations, Salah fut libéré sans condition le dimanche 18 décembre 2011 et a obtenu la liberté de circulation le 1er avril 2012.

À sa libération, le conseil municipal décida d'accrocher ce calicot sur le fronton de la mairie : après 7 ans d'emprisonnement politique jugé injuste, Salah Hamouri, citoyen d'honneur de la ville de Grenay.

"La Palestine ne sera jamais une terre sans peuple pour un peuple sans terre." Salah Hamouri

Source: La Voix du Nord

dimanche, 13 mai 2012

Le malheur est dans le prêt

Rappelons que le financiarisme a remplacé aux États-Unis le capitalisme fordien au début des années 1980. Il se caractérise principalement par : la croissance du système financier au détriment de l’économie réelle, la suppression de la régulation financière – confondant libéralisme et laissez-fairisme –, la surdistribution de revenus aux actionnaires au détriment de l’entreprise, la mise en place de principes comptables d’imprudence, la valorisation de la rente et de l’héritage sur le travail, l’absence de sanction sévère en cas d’erreurs graves, la mise en concurrence internationale des salariés et, plus généralement, le fait de privilégier systématiquement le court terme sur le long terme.

Une conséquence majeure du financiarisme a été la compression des revenus d’une vaste majorité de la population, qui a entraîné une explosion des inégalités – qui ont retrouvé leur niveau des années 1920, effaçant quarante années de progrès social. Ainsi, on constate que le « Top 1 % » a absorbé à lui seul 65 % de toute la richesse américaine créée durant la période 2002-2007. La vaste majorité de la population a donc été obligée de recourir à l’endettement pour maintenir son niveau de vie, atteignant même des taux d’épargne nuls. Or, une vie à crédit ne dure qu’un temps. Nous redécouvrons donc sans surprise en ce moment une leçon de la majorité des crises financières de l’Histoire : « le malheur est dans le prêt ».

l'immense problème grec !

Source: Le blog d'Olivier Berruyer

samedi, 12 mai 2012

UBS/BNP: Hémorragie fiscale

C'est un livre explosif que met sur la place publique Antoine Peillon, grand reporter au journal La Croix. Bénéficiant d'informations de toute première main, il montre comment la banque suisse UBS organise depuis la France un système massif d'évasion fiscale.

Afin de mettre en contexte les informations incroyables auxquelles il a eu accès, le journaliste a croisé différentes sources pour estimer à 590 milliards d'euros l'ensemble des avoirs français dissimulés dans les paradis fiscaux, dont 220 milliards appartenant aux Français les plus riches (le reste étant le fait d'entreprises). Environ la moitié de ce total (108 milliards) serait dissimulée en Suisse, la dernière décennie voyant fuir environ 2,5 milliards d'avoirs par an. Depuis 2000, UBS France aurait privé le fisc français de 85 millions d'euros en moyenne chaque année, ce qui montre son importance, mais souligne également combien d'autres établissements bancaires participent à ce genre d'activités.

" Fichier vache "

Comment fait la banque pour mener ses opérations ? Environ 120 chargés d'affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes hexagonales, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d'après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison mère en Suisse. Chaque commercial est muni d'un document, le manuel du Private Banking, " véritable guide en évasion fiscale ". Afin d'être rémunéré en proportion du chiffre d'affaires qu'ils rapportent, les commerciaux sont bien obligés d'enregistrer à un moment ou un autre leurs transactions. Ils le font dans une comptabilité cachée baptisée " carnets du lait " que l'on peut trouver dissimulés dans des fichiers Excel intitulés " fichier vache ". On aura compris l'analogie : la France est une vache fiscale dont il faut traire le lait…

Les commerciaux présents en France utilisent les mêmes techniques que celles mises en évidence par la justice américaine : UBS organise des événements mondains auxquels ils invitent clients et prospects. Dans les documents récupérés par Antoine Peillon, on trouve parmi les clients les noms de footballeurs connus, et même d'un haut responsable du football international pour lequel une commerciale note, après un rendez-vous à Monaco en 2002, que l'entretien fut "long et difficile, mais fructueux ", ou encore un navigateur, un auteur réalisateur de cinéma et… Liliane Bettencourt. Celle-ci est tout bonnement accusée d'avoir enfoui 20 millions d'euros entre 2005 et 2008, à l'occasion de transferts entre la France, la Suisse et l'Italie par l'intermédiaire de comptes UBS et BNP Paribas, avant de finir, affirme l'auteur, dans des enveloppes remises à des personnalités de droite.

Impunité

Antoine Peillon lance de nombreuses et graves accusations mais il est sûr de ses sources : des cadres écoeurés d'UBS en France, en Suisse, mais aussi les services secrets français. Les preuves dont ces informateurs disposent ont été transmises à plusieurs autorités de régulation. Le parquet a été saisi, mais il ne bouge pas, assurant une forme de protection aux gros fraudeurs. C'est pour lever cette impunité que le journaliste a décidé d'écrire ce livre.

Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au coeur de l'évasion fiscale, par Antoine Peillon Le Seuil, 2012, 187 p., 15 euros.

Source: Le blog de Christian Chavagneux

mercredi, 9 mai 2012

Les rêves vont commencer à se briser très rapidement

Hernando Calvo Ospina, journaliste colombien réfugié en France a réalisé, le vendredi 28 octobre 2005, un entretien avec Danielle Mitterrand, dont voici un extrait. Il résume à lui seul la réalité du pouvoir de notre nouveau président de la République :



"Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu'a signifié pour vous l'arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu'il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là ?

Danielle Mitterrand : Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c'était la préparation de l'arrivée au pouvoir de François. J'essayais d'apporter tout ce qu'il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d'avoir une société socialiste, quoique à l'européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j'ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s'établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu'il n'avait pas le pouvoir d'affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu'il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J'appris ainsi que d'être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J'ai vécu l'expérience directement durant 14 ans. Même s'il essayait d'éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement."

Source: Le Blog de Gilles Bonafi

mardi, 8 mai 2012

2000 Grèves de la faim

Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la fin depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.

Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres. (...)

Cette grève pose d’abord la question des détentions administratives (c’est-à-dire sans preuve et sans jugement), une pratique héritée de l’époque du mandat britannique, quand Londres luttait (1944-1948) contre le « terrorisme sioniste ». Comme je le rappelle dans De quoi la Palestine est-elle le nom ?, ces lois d’exception avaient été dénoncées par nombre de juristes, dont le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait siéger plus tard à la Cour suprême d’Israël. Le 7 février 1946, il déclarait : « Ces ordonnances constituent une menace constante contre les citoyens. Nous, juristes, voyons en elles une violation flagrante des principes fondamentaux de la légalité, de la justice, de la discipline. Elles légalisent le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives. (…) Elles dépouillent les citoyens de leurs droits et confèrent aux autorités des pouvoirs illimités. » Mais, une fois arrivés au pouvoir, les sionistes oublièrent ces critiques et retournèrent ces lois contre les Arabes. (...)

Lire la suite sur Nouvelles d'Orient

Non au sionisme

lundi, 7 mai 2012

Le début d'autre chose ?


garanti sans épine

Hollande l'a emporté dans la majorité des départements

François Hollande a obtenu 51,69% des suffrages exprimés. Près de 30 départements de métropole et d'outre-mer, qui avaient choisi Nicolas Sarkozy en 2007, ont basculé en faveur du nouveau président.

Reuters
François Hollande l'a emporté au second tour de la présidentielle sur la plus grande partie du territoire, Nicolas Sarkozy restant majoritaire dans quelque 35 départements de l'Est, du Centre et du Sud-Est.
François Hollande a obtenu 51,67% des suffrages exprimés, contre 48,33% à Nicolas Sarkozy, selon une totalisation des résultats portant sur la France entière, à l'exclusion d'un million de Français de l'étranger, établie par le ministère de l'Intérieur.
Près de 30 départements de métropole et d'outre-mer, qui avaient choisi Nicolas Sarkozy en 2007, ont cette fois basculé en faveur de François Hollande, comme la Sarthe, où était élu François Fillon, la Somme, la Seine Maritime, l'Ardèche ou la Meurthe-et-Moselle. Aucun département favorable à Ségolène Royal en 2007 n'a choisi cette fois-ci le président battu.
A l'est d'une Bretagne entièrement acquise au nouveau président socialiste une ceinture formée de la Manche, de l'Orne, de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de la Vendée restent à droite. Il en est de même, parfois d'une courte tête, des régions Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Alsace, Lorraine et Rhône-Alpes (même si Lyon est à gauche).
Nicolas Sarkozy conserve la Corse et plusieurs départements du Sud-Est (Bouches-du-Rhône, Alpes Maritimes, Var, Vaucluse, Drôme, Gard et Lozère), ainsi qu'en Ile-de-France, les Hauts de Seine, la Seine-et-Marne et les Yvelines.
Le reste de la France est majoritairement en faveur de François Hollande, en particulier un large tiers sud-ouest, qui correspond à des terres historiquement de gauche, mais dont une partie ont souvent cédé aux sirènes de la droite dans l'histoire de la Ve République. S'y ajoutent, outre la Bretagne, le Nord-Pas de Calais et, de justesse, la Picardie.
L'outre-mer a majoritairement choisi François Hollande. La Guadeloupe et la Réunion sont les deux départements qui ont fourni ses plus beaux scores au candidat socialiste, à plus de 70%.

En tête en Ile-de-France

François Hollande a emporté dimanche les quartiers populaires d'Ile-de-France et s'est imposé 'historiquement' à Paris ainsi que dans certaines communes dirigées par des ténors de l'UMP, dont Meaux (Seine-et-Marne), la ville de son numéro un Jean-François Copé.
Pour la première fois sous la Ve République, un candidat de gauche est en tête dans la capitale lors d'une élection présidentielle : François Hollande a remporté un succès inédit avec 55,60%, dépassant de très loin le score de Ségolène Royal en 2007 (49,81%). La droite recule dans certains de ses bastions historiques comme le VIIe ou le XVIIe.
Confortant la tendance du premier tour, François Hollande s'impose dans les quartiers populaires. En Seine-Saint-Denis, il l'emporte massivement avec 65,32% des suffrages, contre 34,68% pour Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy en recul en Paca

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur a confirmé dimanche son ancrage à droite, en plaçant Nicolas Sarkozy largement en tête mais en recul sensible par rapport à 2007.
A l'époque, le président sortant l'avait emporté dans les six départements avec un score de 61,84%, supérieur de près de neuf points à sa moyenne nationale.
Cette fois, il obtient 57,60% des suffrages, contre 42,40% à François Hollande et il n'est plus majoritaire que dans quatre départements sur six.
Nicolas Sarkozy semble avoir obtenu de bons reports parmi les électeurs de Marine Le Pen au 1er tour, bien que le nombre de bulletins blancs et nuls ait été multiplié par quatre entre les deux tours.
S'il reste majoritaire dans les Bouches-du-Rhône (52,83% contre 47,17% à M. Hollande), M. Sarkozy recule de près de 6 points par rapport à 2007, et surtout il est battu à Marseille, deuxième ville de France, dirigée par l'UMP, alors qu'il y frôlait les 56%, il y a cinq ans. François Hollande s'y impose avec 50,87% des voix et est majoritaire dans 10 des 16 arrondissements de la ville.
Comme en 2007, les Alpes-Maritimes décrochent la palme du département le plus sarkoziste de France avec 64,23% (68,08%, il y a 5 ans), Nice, cinquième ville de France, accordant 60,35% de ses suffrages au président sortant, cinq points de moins toutefois qu'en 2007. Les petites communes du littoral les plus huppées ont affiché les meilleurs scores en dépassant les 75%.
A consulter : Tous les résultats du second tour, ville par ville

Les départements ayant basculé de Sarkozy en 2007 à Hollande en 2012:

Aisne (2) 52,40% ; Alpes-de-Haute-Provence (4) 51,06% ; Hautes-Alpes (5) 50,91% ; Ardèche (7) 53,45% ; Ardennes (8) 51,89% ; Aveyron (12) 54,42% ; Calvados (14) 53,11% ; Cantal (15) 51,80% ; Charente-Maritime (17) 51,57% ; Cher (18) 54,04% ; Hérault (34) 51,31% ; Indre-et-Loire (37) 51,23% ; Isère (38) 52,13% ; Loire (42) 50,50% ; Haute-Loire (43) 51,38% ; Lot-et-Garonne (47) 51,35% ; Meurthe-et-Moselle (54) 53,06% ; Morbihan (56) 51,73% ; Nord (59) 52,87% ; Pyrénées-Orientales (66) 50,59% ; Saône-et-Loire (71) 51,86% ; Sarthe (72) 52,67% ; Paris (75) 55,60% ; Seine-Maritime (76) 54,94% ; Somme (80) 54,41% ; Tarn-et-Garonne (82) 51,27% ; Territoire-de-Belfort (90) 50,52% ; Essonne (91) 53,43% ; Val-d'Oise (95) 53,91% ; Guyane (973) 62,05% ; Polynésie française (987) 53,26% ; Wallis et Futuna (986) 56,06% ;

LES ECHOS AVEC AGENCES

Maintenant: tout reste à faire.

samedi, 5 mai 2012

Premier tour présidentielle 2012


Présidentielles 2012 premier tour

Jusqu'au cou

Une dépêche d’agence datée de Tunis a relaté jeudi la déclaration faite à ses avocats par l’ancien Premier Ministre de Lybie, Baghdadi al-Mahmoudi emprisonné en Tunisie. Selon l’un des défenseurs, un ex-bâtonnier, l’ancien premier ministre aurait regretté « l'ingratitude de Sarkozy qui en cadeau qu'il lui aurait fait pour son élection en 2007, le Président français en retour a été le premier à envoyer les troupes de l’OTAN dans son pays ».

Mais de quel cadeau s’agit-il ? Du même que celui révélé par Médiapart. "Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007", a déclaré à la presse Me Bechir Essid, principal défenseur de l’ancien ministre lybien, avançant un montant de quelque 50 millions d'euros.

Le marché aurait été conclu par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs, sur instruction de Kadhafi et des documents attestant de la transaction existeraient.

« L'opération aurait été effectuée par le Fonds Libyen des investissements africains », a ajouté Me Essid, avant d’ajouter que son client sous le coup de deux mandats d’arrêt délivrés par le CNT au pouvoir en Lybie qui a demandé son extradition "… était amer et très abattu".

Le deuxième avocat de Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, Me Mabrouk Kourchid a confirmé la version de son confrère, ajoutant que son client croit que "le président français est derrière sa détention prolongée" en Tunisie.

"Ma détention en Tunisie est à l'instigation du président français afin que les détails sur le financement de sa campagne 2007 ne soient pas révélés", a dit Me Mabrouk Kourchid, rapportant à l'agence de presse les accusations de son client.

Souffrant, l'ex-chef du gouvernement libyen a été hospitalisé mercredi à Tunis pour cause d'"hémorragie interne", a-t-il dit.

Les autorités tunisienne l'avaient maintenu en prison malgré son acquittement le 12 février par la justice tunisienne qui le poursuivait pour "franchissement illégal de la frontière" suite à son arrestation près de la frontière algérienne peu après la chute du régime Kadhafi.

Un bel imbroglio qui aura vraisemblablement sous sous peu, une ou plusieurs suites judiciaires.

Source: AgoraVox

vendredi, 4 mai 2012

Portes ouvertes sur Médiapart

Vendredi 4 mai (aujourd'hui), dès midi, le site www.mediapart.fr passe en accès libre, et ce jusqu’à minuit, en réplique aux nouvelles accusations du pouvoir l’ayant traité d’«officine financée par de riches amis» de François Hollande.

Dans la Société des amis de Mediapart (20% du capital), on trouve certes des personnes situées à gauche de l’échiquier politique, comme le résistant et ancien diplomate Stéphane Hessel, le dramaturge et écrivain Michel Vinaver ou la photographe Sarah Moon. Pas de trace néanmoins de «riche ami» de François Hollande. Le publicitaire Maurice Lévy, dont les affinités électives sont plutôt marquées à droite, y aurait investi 5000€.

Le reste du capital est réparti entre la Société éditrice de Mediapart et six journalistes.

«Aujourd'hui, alors que Nicolas Sarkozy a déposé une plainte contre Mediapart, nous ne retirons rien de nos révélations et vous ouvrons à nouveau grand les portes de notre site!», écrit Mediapart dans un courriel reçu jeudi.

Vendredi 4 mai, à partir de midi, www.mediapart.fr sera donc en accès libre jusqu'à minuit. En soirée, des débats auront lieu, qui seront retransmis en vidéo et en direct sur le site.

L’occasion de découvrir cette «officine» qui, faute de véritablement menacer la France, est poursuivie en justice par le président sortant. Et de s'abonner, au tarif préférentiel de 1€ pour le premier mois.

Source: Ménilmontant, mais oui madame

mardi, 1 mai 2012

Le fantôme de Kadhafi rôde à l'Elysée

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait porter plainte contre Mediapart pour la publication d'une note qu'il a qualifiée de "faux" sur un supposé financement libyen de sa campagne de 2007, son adversaire PS François Hollande s'en remettant à la justice pour dénouer cette affaire.

Ce dossier complexe, relancé à une semaine du second tour de l'élection présidentielle, se double d'un débat sur la situation de Bachir Saleh, ex-directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, destinataire, selon Mediapart, du document incriminé. Ce dernier, recherché par Tripoli via Interpol et qui selon l'un de ses avocats se trouve en France, a démenti dimanche avoir reçu cette note.

Lundi, François Fillon a assuré qu'il n'y avait "aucune trace d'un mandat international" contre cet ex-dignitaire libyen visé par "une notice rouge" d'Interpol pour fraude.

C'est cependant sous un autre nom, Bashir Al-Shrkawi, qu'il apparaît sur la notice rouge consultable sur internet, photos à l'appui, authentifiées par l'AFP à Tripoli comme étant celles de Bachir Saleh. L'un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi, a également confirmé qu'il s'agissait du même homme.

Interrogé par l'AFP, Interpol a expliqué lundi que le nom de Bashir Al-Shrkawi a été fourni par la Libye qui le recherche.

Les notices rouges sont l'un des moyens par lesquels Interpol informe ses pays membres d'une demande d'arrestation et d'extradition, mais il ne s'agit pas de mandats d'arrêts internationaux, chaque Etat étant libre d'interpeller ou non la personne recherchée.

M. Fillon a également affirmé que l'ex-dignitaire libyen avait un "passeport diplomatique du Niger" et était à ce titre "protégé par l'immunité diplomatique". Le ministère nigérien des Affaires étrangères a ensuite précisé à l'AFP que Bachir Saleh n'a plus ce passeport, ayant décidé lui-même de le restituer.

La note controversée, publiée samedi par le site dirigé par Edwy Plenel est présentée comme signée par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs libyens vivant en exil à Doha, qui l'a qualifiée dimanche de "faux". (...)

"L'AFP a traité cette affaire avec la rigueur qui caractérise notre démarche d'agenciers, nous en tenant aux faits et recueillant le plus grand nombre possible d'informations et commentaires pour mettre en perspective la publication de cette note", a répondu le PDG de l'AFP, Emmanuel Hoog, dans un courrier à M. Sarkozy.

Interrogé sur cette affaire, M. Hollande a estimé que "c'est à la justice d'être saisie".

"Si c'est un faux, eh bien le site sera condamné, si ce n'était pas un faux, à ce moment-là il y aurait des explications à fournir", a dit le candidat PS à l'Elysée, niant tout lien entre lui et Mediapart.

Plus incisive, Ségolène Royal, qui affronta le président sortant en 2007, veut savoir "si l'élection de 2007 s'est déroulée dans des conditions légales". Sinon, a-t-elle affirmé, "le Conseil constitutionnel aurait inversé les résultats. Vous imaginez les conséquences? Ca voudrait dire que pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a exercé son mandat de façon illégitime".

Source: Le Nouvel Obs.

lundi, 30 avril 2012

500 millions pour soutenir Sarkozy

Alassane Dramane Ouattara, le président de la France en Côte d’Ivoire est présent à Paris depuis cet après midi, 29 avril 2012, pour dit-on une visite privée.

Selon les informations en notre possession, Alassane Ouattara , ami de Nicolas Paul Sarkozy Nagy de Bocsa, le président candidat de l’élection présidentielle française 2012, est venu prêter main forte à celui qui vient d’être révélé par le site Médiapart d’avoir reçu la somme de 50 millions d’euros de la part de Kadhafi, le défunt président libyen. Dans la valise diplomatique ivoirienne, se trouverait environ 500 millions de Fcfa alors que le peuple ivoirien broie du noir en Côte d’Ivoire.

Notre source annonce la présence de l’ancien président ivoirien, Henri Konan Bedié et plusieurs ministres dans la délégation ivoirienne, qui à en croire à cette même source seraient en France pour savourer la victoire de leur parrain au soir du 6 mai 2012. Henri Konan Bedié qui fêtera ses 78 ans (née le 5 mai 1934) bientôt a choisi Paris pour souffler ses 78 bougies.

Distancé dans les sondages de 8 à 10 points par son rival politique, François Hollande, arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle le 22 avril dernier, que peut réellement peser ce dernier soutien de Alassane Ouattara dans la campagne présidentielle française ?

Rendez-vous le 6 mai 2012 à 20h.

P.K.

Source: Afrik53

dimanche, 29 avril 2012

Affaire d'Etat

Le régime libyen de Mouammar Kadhafi a choisi, dès 2006, « d’appuyer la campagne électorale » de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est le contenu de la note retrouvée dans les archives des services secrets libyens, que Mediapart publie samedi.

Ce document est signé par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

« Ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non » a commenté l’homme d’affaires Ziad Takieddine à Mediapart.

Source: Médiapart (version payante)




Sarkozy aux mains sales Traduction de la lettre:

amahirya arabe libyenne populaire glorieuse

« Pas de démocratie sans conférence populaire »

Date : 10. 12. 2006

Correspondant à : 10. 12. 1375

N° 1917 68 P

Service de la sécurité extérieure

Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains

Que la paix soit sur vous…

En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros.

Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens, et le président du Fonds libyen des investissements africains, et du côté français, Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement.

Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions…

Moussa Imuhamad Koussa

Chef du service de la sécurité extérieure

Lien Wikistrike

samedi, 28 avril 2012

Occupy

Préparons le 1er Mai 2012. Pas de travail, pas d’école, pas de commerce, pas de banque, pas de marché. La population de la planète prendra les rues.
Occupy Los Angeles et Occupy Long Beach appellent le peuple du monde à commencer à préparer maintenant une grève générale. Le but est de fermer le marché à l’échelle mondiale et de montrer aux 1% que nous ne laisserons pas prendre nos acquis, que nous ne serons pas réduits au silence et que nous nous mobiliserons jusqu’à ce que nos souffrances soient réparées. Appel à la grève générale et au boycott :

Pour les droits des immigrants. Pour la justice sociale, économique et environnementale et pour les droits des travailleurs. Pour la paix avec justice. Pour les libertés civiles et la fin de l’Etat policier. Pour la reconnaissance du droit au logement, à l’éducation et à la santé comme droits humains. Pour les droits des femmes et l’égalité entre les sexes. Chaque continent, chaque pays, chaque province, chaque ville va se lever.

Les ouvriers et les travailleurs sont sous les attaques des 1%. Le mouvement Occupy se tient aux côtés des immigrants et des travailleurs qu’ils soient organisés ou non. Chaque droit que nous avons en tant que peuple travailleur vient des luttes du mouvement ouvrier organisé et des immigrants luttant pour leurs droits. Maintenant, ils tentent de détruire nos droits collectifs, ils veulent mettre la main sur nos retraites. N’en ont-ils pas assez ? Ça suffit ! Une journée pour les droits des immigrants, les droits des travailleurs, les droits humains. Stop aux saisies immobilières !

Nous revendiquons de bons emplois et de bons salaires pour chaque être humain de la planète. Tous sont citoyens du pays qu’ils travaillent ou non. L’externalisation des soi-disant « créateurs d’emplois » ne sera plus tolérée pour imposer du travail à bas prix. Tous les êtres humains méritent un salaire qui leur permet de vivre.

L’éducation, le logement et la santé sont des droits humains et pas des « privilèges »

Nous pouvons vous dire que le 1er Mai est la Journée Internationale des Travailleurs. Nous pouvons vous dire que dans certains pays c’est un jour férié pour commémorer les acquis historiques obtenus par le mouvement ouvrier. Nous pouvons vous dire qu’à Los Angeles, le 1er Mai est traditionnellement un jour pour célébrer et lutter pour les droits des immigrants.

Mais vous seulement pouvez nous dire pourquoi vous ferez grève le 1 Mai 2012.

Parce que la grève générale du 1 Mai te concerne toi. C’est à propos des dettes qui te sont imposées pour avoir osé rêvé d’une éducation supérieure. C’est à propos des soins que tu ne peux plus te payer, du membre de ta famille avec une maladie qui n’est pas soignée parce qu’il n’a pas d’assurance. C’est à propos de ta voiture qui a été vendue après que tu aies perdu ton emploi. C’est à propos de ta maison qui a été saisie lorsque les banques ont fait faillite. C’est à propos de ta famille qui est venue ici pour un avenir meilleur et qui a été brisée par l’administration de l’immigration, et s’est retrouvée privée de l’accès à un emploi légal, à l’éducation et à la sécurité parce qu’elle est sans-papiers. C’est à propos de toi, le gamin gay qui est intimidé à l’école et qui grandira dans un pays qui te refuse l’égalité et l’humanité simplement parce que tu aimes quelqu’un du même sexe. C’est à propos du fait qu’il n’y a pas d’emplois, y compris si tu as été diplômé de l’éducation supérieure. C’est à propos de la mère célibataire qui lutte pour élever ses enfants avec le salaire minimum, qui n’est pas un salaire qui permet de vivre. C’est à propos de la femme sortie de Havard, qui travaille assise dans les meilleures sociétés d’avocats du pays, et perd constamment sa promotion parce qu’elle n’est pas un homme. C’est à propos du sans-abri afro-américain qui vit à Skid Row et a été jeté en prison pour avoir pissé dans un parc, parce qu’il n’y a pas d’accès aux toilettes pour lui. C’est à propos des manifestants battus et jetés en prison pour avoir brandi une banderole disant qu’il y en a assez dans un espace public. C’est à propos du fermier qui a quitté sa maison et son travail parce que l’Etat a augmenté la taxe sur sa terre. C’est à propos du père qui a perdu un fils dans une guerre inutile pour le pétrole à l’étranger.

C’est à propos de la réalité que cette Amérique n’est pas celle pour laquelle on nous a appris à croire. Merde au rêve américain ! Faisons de l’Amérique une réalité

Occupy

« On l’appelle Rêve Américain parce qu’il faut être endormi pour y croire »…Georges CARLIN

Source: Conscience Citoyenne Responsable

jeudi, 26 avril 2012

LE MEILLEUR DU PIRE DES DÉPENSES DE L’ELYSÉE

OWNI a dessiné un quinquennat d'explosion des dépenses de l’Élysée, à partir du dernier livre de René Dosière L'argent de l’État : augmentation faramineuse des dépenses de communication et de déplacements, salaires qui ne connaissent pas la crise, etc. Une infographie très bling bling.

Le meilleur du pire

Illustration et design par Loguy pour Owni /-)

mardi, 24 avril 2012

L'exemple à suivre

Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet de ce qui se passe en Egypte, en Syrie ou en Libye, et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande ?

En Islande,

- le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,

- les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette contractée par ces dernières auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière ;

- une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution. Et tout cela, pacifiquement. Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise. Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.

Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ? Brièvement, voici l’histoire des faits : - 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute. - 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées. Elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement.

La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.

- 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum.

En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire.

En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.

Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise.

Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent.

Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.

Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain.

On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.

- L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte.

Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.

Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :

- Démission en bloc de tout un gouvernement

- Nationalisation de la banque

- Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales

- Emprisonnement des responsables de la crise

- Réécriture de la constitution par les citoyens

Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ?

En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ?

A-t-on vu des images de ces faits à la TV ?

Bien sûr que non !

Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.

(Source : liste partidegauche 84 – Par Forum Civique Européen) via LIESI

lundi, 23 avril 2012

Bonnet blanc, blanc Bonnet

J'ai voté Chirac pour éviter Le Pen; j'avoue avoir grand mal à me résigner à voter Hollande pour éviter Sarkö/Marine. Quelle déception!

samedi, 21 avril 2012

Le financement de la Sécurité Sociale

Depuis plusieurs décennies les déremboursements se sont multipliés, rendant pratiquement obligatoire l’adhésion à une complémentaire santé pour pouvoir se soigner, ils ouvrent ainsi un fabuleux marché aux assurances privées. Délibérément on plombe les comptes de la sécu, on détruit un système basé sur la solidarité pour offrir aux actionnaires privés un pactole sur lequel ils bavent depuis de nombreuses années. En 2001, la Sécurité Sociale présentait un excédent de 2.5 milliards d’euros. En 2003, elle présentait un déficit de 13 milliards d’euros, pourtant entre 2001 et 2003, ce n’était pas la crise. Alors pourquoi ce déficit vertigineux ? Simplement par le détournement d’impôts et taxes prélevés au nom du financement de la Sécurité Sociale mais réaffectés au déficit de l’Etat pour masquer les cadeaux et exemption de cotisations accordés au patronat.

La réforme du financement de la Sécurité Sociale, comme les privatisations, les suppressions d’emplois dans les services publics, les mesures de restructuration dans l’industrie, toutes les attaques contre les droits ouvriers et démocratiques, sont prises, prétendument, au nom de la dette et des déficits publics. Plus que jamais, la cohabitation entre un système solidaire et une organisation libérale de la société est une énorme contradiction. Les capitalistes veulent liquider un système de santé qu’il faut au contraire amplifier.

La CSG et TVA sociale répondent à une même logique : la remise en cause du financement de la Sécurité Sociale par les cotisations, salariales comme patronales, qui sont dues par les patrons, et qui constituent le salaire différé. Il y a donc bien l’amorce d’un consensus qui aboutirait à transférer le financement de la Sécurité Sociale vers un impôt, qui, lui, sous le contrôle de l’Etat, deviendrait un instrument visant à étrangler purement et simplement la Sécurité Sociale de 1945. Est-il possible d’accepter de réformer le financement de la Sécurité sociale ?

Cela fait maintenant vingt ans, depuis la création de la CSG, que les exonérations de cotisations patronales ne cessent d’augmenter, atteignant 30 milliards d’euros pour la seule année 2010. Elles ont été justifiées depuis vingt ans au nom de la croissance et de l’emploi. Or, dans le même temps, le chômage n’a cessé de grimper. Force est de le constater : tous les candidats, y compris ceux qui se réclament de la défense des intérêts ouvriers et populaires, restent prisonniers du cadre imposé par le FMI, l’Union européenne, la Banque Centrale Européenne. Il n’y a pas de déficit de la Sécurité Sociale, il y a seulement une volonté que la Sécurité Sociale soit en déficit !

Que les exonérations accordées aux patrons (316 milliards en dix-neuf ans) soient restituées à la Sécu, et le problème serait réglé. La Sécurité Sociale est une conquête de la classe ouvrière. Elle est financée par le salaire différé. Elle appartient aux travailleurs. Quiconque se réclame des intérêts ouvriers ne devrait-il pas dire clairement : « Retour à la Sécurité sociale de 1945 fondée sur la solidarité ouvrière, abrogation des exonérations patronales, la Sécu doit rester la propriété des travailleurs ! »

La santé devrait logiquement être un enjeu d’intérêt public, ors l’on voit qu’ici plus qu’ailleurs il s’agit d’intérêts privés, d’argent, et de profits complètement déconnectés de la santé et du bien être des populations. Tout le système de santé, médecins, laboratoires, cliniques s’est construit avec de l’argent public, notamment avec notre système de protection sociale, mais aussi grâce aux infrastructures mises à leur disposition et à la formation de professionnels compétents. Notre système est basé sur la solidarité nationale, et sa destruction fait partie d’une stratégie de précarisation des populations.

« Les mécontents se sont les pauvres qui réfléchissent »…TALLEYRAND

Source: Conscience Citoyenne Responsable

vendredi, 20 avril 2012

Apathétique

Suite au clash sur le plateau du Grand Journal avec Dupont-Gnan-Gnan sur la question de son salaire, Jean-Michel Apathie a estimé qu'il le méritait. Son ou ses salaires ?

Apathie gagne 1 200 euros par émission sur canal + (le Grand Journal) soit 6 000 euros par semaine pour ne pas dire grand chose et se fendre de pseudos analyses grotesques.

De plus, Apathie est salarié à temps-plein de RTL en sa qualité de directeur adjoint de la rédaction et perçoit 250 000 euros de salaire annuel, soit 20 833 euros mensuel.

Pour rappel, le salaire moyen mensuel d'un français est de 1 605 euros net/mois.

Quand le dindon glouton donne de l'accent pour dénoncer les cumulards politiques, il y a comme des envies de se la farcir avant de l'embrocher...

Apathétique

Source: DozoneParody

jeudi, 19 avril 2012

Trop c'est trop!

Madame, Monsieur,

Depuis 2003, la politique de sécurité routière de la France a pris un tournant dramatique :

Les pouvoirs publics ont développé un système de répression systématique, aveugle, déconnectée du caractère dangereux de la conduite, qui n'a aucun effet sur la mortalité routière.
Progressivement, la sécurité routière est devenue un alibi pour faire fructifier un business qui rapporte des centaines de millions d'euros chaque année à de grandes entreprises bien placées.
En deux ans, les budgets d'entretien des routes – élément crucial pour la sécurité - ont été divisés par deux, pour investir massivement dans la répression automatisée.
Le nombre de PV a explosé, les points sont retirés en cascade, 90 000 personnes voient leur permis invalidé chaque année et 60.000 perdent leur emploi dans la foulée.
Des millions de Français roulent dans la crainte d'être injustement sanctionnés, de perdre des points et payer une amende, alors que leur conduite n'a rien de dangereux.
Aujourd'hui, en tant que citoyen et conducteur responsable, il est important pour moi d'avoir un Président de la République qui mette un terme à ce système insoutenable, liberticide et dangereux.

Plus particulièrement, en tant que candidat à l'élection présidentielle, je vous demande de vous engager fermement à :

Mettre fin à la politique du tout-répressif qui punit aveuglément la grande majorité de conducteurs responsables qui n’ont pas une conduite dangereuse ;
Endiguer le phénomène dramatique de perte du permis, suite à une perte de points en cascade, par exemple en supprimant la double peine (amende + retrait de point) pour certaines infractions, ou en remettant en cause le permis à points ;
Réorienter la politique de sécurité routière pour que l’entretien des routes et les conditions de conduite en général, qui sont indéniablement gages de sécurité, priment sur l’acquisition d’un arsenal répressif ultrasophistiqué.

A la veille des élections, je serai particulièrement attentif à vos prises de position sur ces trois points.
Respectueusement,

Signez la pétition sur Ligue de Défense des Conducteurs

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